Bleu Blanc Bouges Association loi 1901


A Monsieur Jean Paul BAQUIAST, ADMIROUTES.

Le 18 octobre 1997

Monsieur,


Suite à notre entretien, concernant notre projet lié à INTERNET, je me permets de vous résumer nos problèmes.

La concrétisation est difficile, car il n'y a pas adéquation entre le gouvernement et les municipalités. Pour l'un c'est une volonté qui semble réelle, pour les autres c'est une méfiance quasi totale:

Personnellement, je ressens de la part des personnes rencontrées, un manque de foi en eux-même et en leur fonction. Ils ont perdu, me semble-t-il, tout optimisme. En d'autre termes, si nous n'avons pas réussi, nous les élus, comment de "pauvres" citoyens pourraient-ils réussir ?

C'est oublier que nous leur proposons un partenariat, que nous ne sommes pas là pour leur montrer, ce à quoi ils auraient dû penser avant, que nous ne voulons pas leur place, mais que nous sommes des personnes actives, désireuses d'utiliser les structures de l'état (services, compétences, expériences) pour avancer avec eux pour le bien de la cité. C'est aussi, ne l'oublions pas un formidable argument électoral que nous leur offrons: "faire vivre la cité, toutes générations confondues".

Leur comportement me montre simplement qu'il n'y a aucune passerelle entre le particulier et l'état et qu'à force d'agir de la sorte, il n'y a pas d'avenir pour un comportement responsable, bénévole et citoyen.

Nos élus sont-ils à la hauteur de nos espérances ? Ou bien ont-ils quelque chose à cacher ?

Pourquoi et de quoi ont-ils peur ?

Vous, et nous, avons ensemble, la volonté de promouvoir à des fins d'ouverture intellectuelle, culturelle, et pour le formidable gisement d'emploi qu'il recèle, le puissant outil qu'est INTERNET. Devra t-on attendre que le reste du monde ait prouvé que nous n'avons rien à craindre, pour enfin se décider à mettre les moyens en oeuvre ?

L'Education nationale, tant dans le ministére que dans les établissements scolaires, est à l'affût de toutes les nouvelles formes d'ouverture pour les enfants, afin de rendre l'éducation enfin adaptée au monde d'aujourd'hui. Que font-ils pour que les intermédiaires (rectorats et académies) suivent ? La délocalisation a bon dos, la France est dans un état tel, que certains rouages devraient être huilés et certaines étapes supprimées.

La source de la peur de certains de nos interlocuteurs tient aussi :

J'ai conscience que ce discours est quelque peu enflammé, mais en prise directe avec le terrain.

La vie des gens, des jeunes, le quotidien de la cité, tout cela est perfectible par l'effort de chacun ! Et si quelques petites briques pouvaient arriver jusqu'au chantier de construction et participer à l'élévation de l'édifice...

Vous remerciant de ce que vous pourez faire pour l'avancement du Projet < CIELS >, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Marie WATTELET
Association BLEU, BLANC, BOUGES