Le bon exemple du CEFRIO, au Québec |
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Editorial de Jean-Paul Baquiast |
17 janvier 2001 |
| Le CEFRIO,
http://www.cefrio.qc.ca/ , Centre
francophone d'informatisation des organisations, a été fondé
en 1987. Il s'agit d'une structure d'information et d'incitation originale,
dans le domaine des TIC, où nul n'ignore le volontarisme
Québécois.
Depuis sa création, le CEFRIO a conduit depuis plus de 175 projets
d'une valeur totale de 22 millions de dollars. Ses objectifs sont: Ses méthodes sont originales, reposant essentiellement sur la coopération et, bien entendu, la pratique. Pour ce faire, il met l'accent sur ce qu'il appelle la recherche-action. En d'autres mots, il s'agit de faire évoluer les hypothèses des chercheurs sur le terrain tout en fournissant rapidement des résultats utiles aux organisations.
Il se centre en priorité sur trois domaines de connaissances,
représentant un véritable apport ajouté au savoir faire
des organisations prises individuellement: Le CEFRIO se veut auto-suffisant. En d'autres termes, sa survie dépend de la satisfaction de ses membres. Ceux-ci, au nombre de 130, publics et privés, versent une cotisation annuelle de 1000$, qu'il s'agisse des entreprises ou des ministères et organismes publics. Le Conseil d'administration, présidée par Monique Charbonneau, PDG, bien connue en France, comporte des "observateurs" en les personnes de 4 hauts fonctionnaires. Il ne s'agit donc pas ni d'un organisme purement privé, ni d'un organisme public, sur l'efficacité duquel l'on pourrait avoir des doutes. Nous n'avons pas de données permettant de mesurer un éventuel rapport coût/efficacité ou coüt/indice de satisfaction. Mais le fait que les organisations continuent à financer le CEFRIO ne peut être dû seulement à leur patriotisme. Le CEFRIO dispose d'un espace réservé aux membres, qui y mènent des projets en coopération: télétravail, PME, Processus d'acquisition de compétences, nouveaux modèles de collaboration et travail en réseau. Par ailleurs, il offre des services accessibles à tous: ouvrages*, journées d'études (les Vendredi du CEFRIO), Séminaires et Colloques**, et finalement, des données factuelles et statistiques de toutes natures, concernant le société de l'information. C'est sur ce dernier point que nous voudrions insister. Il s'agit de l'Infomètre (http://www.cefrio.qc.ca/), où l'on trouve gratuitement un bulletin d'information hebdomadaire SISTech, et les résultats d'études statistiques, régulièrement actualisés, au Québec et dans le monde. Le tableau de bord intéressant le Québec est particulièrement informatif, tant pour le secteur public que pour le secteur privé. Des prévisions à 5 ans sont proposées. Les comparaisons, bien faites, permettent d'établir des bench-marks indispensables aux décideurs. Lorsque l'on fait, comme nous le faisons nous-mêmes ici périodiquement, le bilan de l'action du CEFRIO, l'on ne peut que regretter l'absence d'un organisme semblable en France. Certes, nous disposons de statistiques venant soit des professions, soit de sources publiques. Mais celles-ci sont dispersées, éclatées, souvent partisanes. Elles ne constituent pas un instrument d'aide à la décision utilisable par le tout venant des entreprises et administrations, qui n'y reconnaissent pas leurs préoccupations. Facile à faire au Québec, dira-t-on, vu la taille du pays, plus difficile en France. L'excuse ne tient pas. Si l'équivalent du CEFRIO n'existe pas en France, c'est sans doute parce que notre pays, dans ses profondeurs, ne croit pas encore aux transformations induites par la société de l'information, et n'estime pas utile de se donner des moyens d'informations utiles à un pilotage compétitif dans ce nouvel univers.
*Citons le dernier ouvrage publié, Transformer votre organisme
grâce au TI, par A.Rondeau, Nancy Lanson, M. Audet et R. Jacob (Isabelle
Quentin éditeur 2000). Sous un titre banal, il s'agit de propositions
et d'exemples à la fois véritablement novateurs et facilement
applicables, car présentés très
pédagogiquement..
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http://www.admiroutes.asso.fr/cefrio/2001/htm
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