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Bilan de l'opération
Cahiers de Doléances. |
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3 pages |
L'éditorial de Jean-Paul Baquiast |
6 mars1999 |
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Pour réactions éventuelles des
membres d'Admiroutes, qui est rappelons-le partenaire, avec le Club
de l'Arche et Adminet, de l'opération Cahier de Doléances.
Un document dans cet esprit sera remis aux Pouvoirs Publics, après approbation par nos partenaires, lors de la Fête de l'Internet 1999. Baquiast |
Rappel.
L'opération des Cahiers de Doléances et de projets
(je critique, donc je propose) a été lancée par les trois
associations Club de l'Arche, Adminet et Admiroutes courant janvier 1999.
L'objectif était d'obtenir des citoyens des critiques et des propositions
relatives au fonctionnement des administrations, en nombre et en qualité
suffisants pour justifier une présentation aux Pouvoirs Publics et
au public à l'occasion de la Fête de l'Internet 1999.
Cet objectif, au début de mars 1999, apparaît
déjà largement rempli. Bien que le mouvement se poursuive et
prenne de l'ampleur, il est possible début mars d'en faire un premier
bilan. On trouvera ci-dessous une première liste de propositions
d'action, découlant des contributions reçues. .
Rappelons que l'opération n'était pas sans risques
de débordements, comme tout ce qui touche la communication sur Internet.
L'on risquait notamment d'encourager des critiques tous azimuts voire de faux
procès envers l'Etat, l'administration, le gouvernement. En tant qu'organisateurs
des Cahiers, nous avons accepté de courir ce risque, mais nous nous
sommes efforcés d'en prévenir la réalisation, en affichant
une règle du jeu stricte : que les critiques et suggestions se
limitent aux questions où le bon usage des TIC pourrait apporter un
remède aux dysfonctionnements des administrations. Dans l'ensemble,
nous avons été entendus, comme la lecture du forum le montre.
Les contributions sont empreintes de dignité, de bonne volonté,
de compétence. Leur lecture est extrêmement enrichissante, même
pour un praticien des questions administratives.
Dans le cadre de la règle du jeu affichée, nous
avons voulu cependant respecter la liberté de parole et de penser des
intervenants. Les cahiers de Doléances doivent être considérés,
pensons-nous, comme un prototype des nouvelles pratiques de démocratie
en réseau dont la société de l'information aura besoin.
L'on doit se placer en effet dans la perspective où, dans un pays comme
la France, 8 à 10 millions de personnes seront à échéance
de 2 à 3 ans dotées de connexions sur Internet et de possibilités
de pages personnelles. Il convient impérativement qu'à côté
des autres usages, elles apprennent à utiliser de telles ressources
pour participer, non seulement à la vie politique, mais aussi au bon
fonctionnement des administrations. Celles-ci opèrent dans l'intérêt
général, c'est-à-dire dans leur intérêt,
et les citoyens, grâce à Internet, doivent devenir, en quelque
sorte, des collaborateurs actifs du service public, plutôt qu'en rester
des sujets passifs ou réticents.
Rappelons aussi que l'opération des Cahiers de Doléances,
bien que portant sur le fonctionnement des administrations, n'émane,
ni directement, ni indirectement, des Pouvoirs Publics. Elle émane
de trois de ces nouvelles associations citoyennes qui ont pris naissance en
France à l'occasion de développement de l'Internet, et qui se
retrouvent avec une douzaine d'autres - sans parler de toutes celles qui empruntent
la voie ainsi tracée - dans la promotion de la Fête de l'Internet
et plus généralement, de la modernisation de la société
française au sein de la société mondiale de l'information.
Nous suivons attentivement et soutenons sans réserves
le programme d'action gouvernemental pour la société de l'information
(PAGSI). Mais nous pensons aussi que cette action, indispensable, venant du
haut, doit être relayée par des initiatives en grand nombre venant
du bas. La France reste, dans de nombreux domaines, une " société
bloquée ", tant par des intérêts privés devenus
obsolètes que par des structures et procédures administratives
qui ne se justifient plus. Le citoyen de base subissait jusqu'à présent
les blocages et abus de position dominante sans imaginer pouvoir influer sur
ce qui lui paraissait un ordre des choses immuable. Il doit dorénavant
apprendre à utiliser concrètement les outils de la société
de l'information, pour apporter lui-même sa contribution à l'évolution
dans le bon sens, tant du secteur privé que du secteur public.
Les ministères, les institutions, offrent dorénavant
des forums, des " médiateurs ", à qui les citoyens
peuvent s'adresser par Internet. Mais cela n'empêche pas, bien au contraire,
que d'autres organisations, associations, syndicats, partis, journaux, fassent
de même. C'est de ce concert que naîtront les nouvelles formes
de démocratie politique. Les Cahiers de Doléances veulent s'inscrire
dans ce grand mouvement.
Finalement, nous pensons que les Cahiers de Doléances
constituent déjà, bien qu'à leur début, une excellente
leçon de choses en science administrative. Tous les étudiants
en cette noble matière, mais aussi les fonctionnaires et hommes politiques,
auraient intérêt à les parcourir, voire à les lire
attentivement. Il faut évidemment savoir lire un forum de cette nature,
c'est-à-dire trouver le grain derrière la paille, mais ceci
fait partie aussi de l'apprentissage de la démocratie.
Synthèse des contributions reçues au 5 mars
1999 par les Cahiers de Doléances, et suites susceptibles d'être
données.
Il faut rappeler le mécanisme selon lequel fonctionnent les Cahiers de Doléances :
Par ailleurs, les propositions ci-dessous découlent,
soit directement de certains messages, soit de synthèses faites par
les organisateurs des Cahiers. Leur mise en uvre pourra, dans les cas
les plus simples (par exemple, écrire à un ministre) être
entreprises par les organisateurs des Cahiers eux-mêmes. Dans d'autres
cas, elles supposeront des initiatives citoyennes pour lesquelles il faudra
trouver des responsables et des moyens. Dans d'autres cas enfin, elles pourront
être reprises par les Pouvoirs Publics, si ces derniers estiment les
propositions fondées. Dans tous les cas, les organisateurs des Cahiers
informeront le public des suites données.
Il s'agira de propositions que les Cahiers feront, aux ministères,
aux associations et à d'éventuels sponsors.
Création de groupes de travail par thème.
Réalisation de maquettes.
Ces groupes seraient confiés, soit à des auteurs de contributions, soit à des personnes privées, entreprises ou fonctionnaires acceptant d'en prendre la responsabilité. Des appels à participation ou apport de ressources seront lancés par les Cahiers. Beaucoup de thèmes ont été suggérés et continuent de l'être. Nous en citerons ici quelques-uns, sans ordre de priorité.
Par ailleurs, de nombreux thèmes concernant les téléprocédures
et facilitations pourraient également faire l'objet de groupes de travail,
voire de maquettes opérationnelles:
jean-paul.baquiast@codet.finances.gouv.fr
http://www.admiroutes.asso.fr/edito/1999/bilandol.htm