"IIAP/OFPA. Séminaire sur les gestionnaires de sites gouvernementaux*" Propositions d'actions

Cotonou, les 7, 8 et 9 décembre 1999

carte de l'Afrique

5 pages

*on entend ici par site gouvernemental les sites Internet des présidences de la république, des primatures, des ministères et services administratifs publics.

le 10-12-99
maj le 20-12-99

Ce  compte-rendu provisoire n'a pas de caractère officiel. Je le publie, à la demande des participants au séminaire, à titre d'élément de travail. Seule, son édition sur le site de l'OFPA lui donnera valeur définitive. Baquiast

Etat des lieux:

On doit constater un certain retard de l’ensemble des pays représentés, concernant la pénétration de l’Internet et des services associés. Il se caractérise par 
- le faible nombre des connexions,
- l’ insuffisance de débit et le coût des infrastructures (réseaux haut débit internationaux ou back-bone), lignes spécialisées, etc.
- la quasi-absence d’applications motrices (aide à la gestion automatisée de la dette ou du budget…, éducation nationale et formation professionnelle… santé… commerce électronique… culture, etc.).

A signaler cependant un certain développement de la presse en ligne, ainsi que de nombreuses initiatives de terrain (entreprises privées gravitant autour de l’Internet, achat-vente informels, associations d'insertion, etc.)

Les sites gouvernementaux et leurs gestionnaires constituent au contraire un atout considérable, tant pour le développement de l’Internet (effet locomotive) que pour la modernisation des Etats et de leurs administrations.

Ils ont suivi un processus de développement à peu près comparable :
- mise en place (à/c de 1997 pour certains), d’un site présidentiel et/ou gouvernemental (président, premier ministre,) intégrant progressivement des sites ministériels, inclus dans le site ou reliés logiquement à lui.
- Implantation de réseaux locaux (intranet) permettant d’équiper des services administratifs pilotes, de développer le travail coopératif en réseau (messagerie) , de sensibiliser les décideurs (attributions d’adresses électroniques).
- développement progressif de sites portails ouvrant des liens vers des informations et des sites non-administratifs.


La suite logique de ces réalisations sera:

- la mise à disposition du public d’un nombre croissant d’informations administratives : lois, décrets, bulletins officiels, jurisprudences - droits et démarches - rapports, etc.
- l’ouverture progressif aux téléprocédures : formulaires en ligne, appels d’offres, trade-point ou trade-net (pour le commerce extérieur), etc.
- l’ouverture progressif à l’interactivité avec les administrés : courriers aux ministères, forums modérés, etc.
- le déploiement de systèmes de formation de plus en plus ouverts aux besoins des citoyens.

Ces réalisations et leur évolution reposent sur l’initiative de quelques pionniers, travaillant dans l’esprit de l’Internet :
- commencer tout de suite, commencer petit , avec les moyens du bord.
- une 4e règle s’impose également : se développer rapidement. Le paysage mondial de l’Internet change environ tous les 6 mois.

Sans être fragiles (le mouvement est irréversible), ces réalisations se heurtent à de  nombreuses difficultés qui ne permettent pas à leurs responsables de donner leur pleine mesure :
- manque de culture internet des administrations dans leur profondeur (répugnance ou résistance à fournir des informations par exemple).
- manque de moyens humains et budgétaires des cellules Internet, ainsi, plus généralement que des services en charge des équipements, câblage et formation des utilisateurs.
- absence de plates-formes opérationnelles (exemple des difficultés rencontrées actuellement par l’OFPA, malgré l’existence d’un budget adéquat)
- dans certains cas, manque de prise de conscience des enjeux au niveau des décideurs.


Propositions d’action .

Le séminaire a rassemblé tous les acteurs du développement de l’Internet public des Etats représentés. Chacun a exprimé une volonté de coopération, dans l’esprit de l’Internet, c’est-à-dire en respectant les contraintes et cultures de chacun, en utilisant le travail coopératif en réseau et par conséquent avec de faibles coûts de réalisation. La volonté d’échanger des outils et des savoir-faire est confirmée.

Cette coopération pourrait, dans l’immédiat, prendre les formes suivantes :

Immédiatement, mise en place d’une liste de diffusion entre les responsables gouvernementaux des différents pays, permettant l’échange d’expériences, de questions et de conseils.

Le représentant du Sénégal prendra en charge la réalisation de cette liste dans les meilleurs délais.


Immédiatement également, réalisation par l’OFPA, à partir des messages échangés dans la liste et le justifiant, d’un bulletin de liaison périodique, qui sera mis en ligne.

Les représentants des pays représentés acceptent d’animer ce bulletin, en fonction de leurs disponibilités.

Dans le trimestre, ouverture d’un site de travail coopératif pris en charge par l’OFPA et comportant des liens ou thèmes suggérés par les personnes constituant la liste ou en charge du bulletin, par exemple :

- un portail de liens sur tout ce qui concerne le développement de l’Internet dans les pays représentés.
- des conseils d’aide à la décision en matière de gestion publique automatisée en réseau.
- des conseils techniques (suivi du W3C, logiciels libres, nommage, etc).
- des outils d’auto-formation (formation webmestres, éditeurs, gestionnaires de bases de données).
- des conseils de bonne gestion administrative pratique (messagerie, intranet…) .
- etc.

Ce site sera le moment venu mis en relation avec celui de l’EFAP.
A terme, il pourra comporter un forum modéré en ligne ouvert à l’ensemble des correspondants de l’OPPA .

Dans cette perspective, mise en œuvre opérationnelle de la plate-forme de l’OFPA (compatible W3C) et compléments en vue de l’hébergement d’un site web propre et renforcement des entrées-sorties télécom (budget en 2000 estimé à 5.000.000 CFA).

NB : Une ligne LS de 64 Kbauds vers l’OPT, indispensable dans ces perspectives, coûte actuellement 10 millions CFA par an. La mise en place d’un faisceau hertzien de débit identique pourrait être négociée, avec l’appui politique adéquat (coût approximatif 3.000.000 CFA en investissement initial amortissable sur 5 ans).


L’élaboration de conseils aux gouvernements et aux partenaires du développement, concernant l’appui institutionnel aux sites gouvernementaux et plus généralement aux initiatives relatives à la maîtrise de la société de l’information.

Dans l’immédiat, l’OFPA reçoit mandat d’approfondir les conseils concernant les thèmes suivants :

 

Annexes :

Pays

adresses électroniques des participant
(à compléter et à vérifier)

URL des sites visités

Bénin: Jules ZONON julez@planben.intnet.bj
Eric TEVOEDJRE erictev@afrikinfo.com
Jacques TEVOEDJRE jactev@planben.intnet.bj
Epiphane DANSOU epidas@syfed.bj.refer.org
Ministère du Plan http://planben.intnet.bj
Burkina Faso Rachid Mohammed Traore : rachid.traore@delgi.gov.bf www.primature.gov.bf
Cameroun Jean-Claude Abolo: spm@spm.gov.cm  
Mali Ousmane Bamba: bamba@anaisbko.ml Anaiswww.malinet.ml/anais
Bamako2000www.bamako2000.org
Niger Moutari Maman: moutari@delgi.ne  
Sénégal Malik N'Diaye: malick@primature.sn www.primature.sn
OFPA Amadou Ousmane DIALLO ousmane@syfed.bj.refer.org
Jacques Mariel NZOUANKEU nzouan@syfed.bj.refer.org
Hervé HOUNZANDJI hounzan@syfed.bj.refer.org ou
herve.hounzandji@caramail.com
www.bj.refer.org/ofpa/index.htm
EFAP   www.efap.org
France Jean Paul Baquiast
jp.baquiast@meudon.netcable.tm.fr
www.internet.gouv.fr
www.admifrance.gouv.fr
www.legifrance.gouv.fr
www.diplomatie.gouv.fr
www.finances.gouv.fr

www.admiroutes.asso.fr
www.doleances.org
www.adminet.com
www.isoc.asso.fr

- schéma de la plate-forme opérationnelle de l’OFPA et perspectives de développement.(non joint)
-voir aussi courriel de Denis Pansu  du 8-1-2000

http://www.admiroutes.asso.fr/afrique/ofpa.htm
droits de diffusion
*