Les enjeux des NTIC pour les organisations
du 3ème millénaire en Afrique

carte de l'Afrique

2 pages

Gerard Loungoullah  gerard.loungoulah@univ-lyon2.fr

le 19-7-98

Cher monsieur Baquiast

Comme convenu à Dakar lors du séminaire de l'OFPA, je vous fais parvenir la liste de mes différentes publications: - L'interventionnisme économique des collectivités locales : entre l'Etat et l'Union Européenne, Revue de Droit Public et de sciences politiques, n° 3, juillet 1998, 16 pages. - L'Afrique dispose d'outils pour encourager les investissements, Le Moniteur du commerce international (Le MOCI), Paris, fév.1998, n° 1326, p. 47. - Les interventions économiques des collectivités locales ..., Bulletin de la Décentralisation, sept 1997, n° 50, p. 9-13. - Franc CFA et l'Euro : de la confédération monétaire à la fédération politique, Revue politique et parlementaire, Paris, 1997, n° 986, p. 46-49. - Les entreprises africaines pourraient recourir aux marchés boursiers, Le MOCI, oct. 1997, n° 1307, p. 20. - Internet favorisera la vie sociale et économique des Africains..., Le MOCI, août 1997, n° 1297-1299, p. 13. - Transferts de technologies en Afrique Subsaharienne : la nécessité de promouvoir des technologies locales, Le MOCI, août 1996, n° 1245-1247, p. 29. -Local valuation in France : between information and power stakes, Revue d'Economie Régionale et Urbaine, Bordeaux, 3/1996, p. 115-127. -Vers la transparence des contrats passés par les personnes publiques, Revue de la recherche juridique Droit prospectif, Aix-en-Provence, n° 64, 1996-1, p. 115-127. - 2 publications dans Afrikascopie sur : La démographie, La privatisation (en Afrique Subsaharienne), nov. 1994, février 1995.

Je vous joins par ailleurs un article qui  développe ma présentation lors de notre séminaire.

Les enjeux des NTIC pour les organisations du 3ème millénaire en Afrique (Communication au séminaire de l'OFPA (Observatoire des Fonctions publiques Africaines) à Dakar (SENEGAL) du 19/6/98 au 1er/7/98 : L'Administration africaine à l'heure desNTIC)

· Les technologies de l'information et de la communication répondent aux nouveaux enjeux des organisations notamment publiques, en particulier au Sud

Les NTIC, concept d'une civilisation numérique qui vise à diffuser rapidement et au plus grand nombre des images et des informations de toute nature, seraient cette convergence (ou globalisation) de technologies, de services de communication dans une société où l'information devient la ressource rare. L'informatique communicante demeure le grand fédérateur de ces NTIC qui concourent à la construction de ce qu'on appelle les " inforoutes ".

Si un grand pan de ces inforoutes reste à construire à coup de normes, de recherche et d'argent, tout le monde s'accorde à reconnaître que c'est une révolution de l'intelligence dont l'impact à venir n'est pas encore réellement estimé : rêve pour les ingénieurs et les poètes, tour de Babel unifié par l'espéranto numérique ou bibliothèque d'Alexandrie favorable à une fertilisation entre le vouloir, le pouvoir et le savoir ? Peut être la combinaison de ces trois options.

Ainsi, l'Afrique doit activement participer à sa construction, à la définition de sa vraie nature et à la possibilité d'accessibilité au plus grand nombre, notamment par le canal de ses Administrations. Ceci d'autant plus que ces dernières sont en perpétuelle évolution surtout ces dernières années (la bonne gouvernance !), non seulement dans le cadre de leur organisation et de leur management, mais aussi au niveau des besoins des usagers longtemps oubliés, de ses produits et de ses outils de communication.

D'où l'impératif catégorique pour les principales raisons énoncées ci-dessous, de saisir les enjeux de ces technologies, d'en maîtriser les contraintes pour pouvoir les utiliser à bon escient ; d'autant plus que pour les pays en voie (ou recherche) de développement économique, c'est un domaine où le bon technologique est possible. Alors il vaut mieux en profiter !

La maîtrise du temps

Maîtriser le temps de l'organisation et son temps personnel sont devenus primordiaux pour une organisation : la réduction du temps de développement et celle du temps de réaction à une sollicitation extérieure - pour ne citer que ces avantages - sont devenues des enjeux-clés dans de nombreux secteurs, pour :

Etre parmi les plus performants,

Innover perpétuellement,

Retenir l'attention,

Eveiller l'intérêt,

Susciter le désir, et

Inviter à l'action.

Le monde, un village global

· L'un des principaux problèmes des administrations publiques africaines est sa faible ouverture sur le monde (localement et globalement). Or les derniers événements socio-économiques et politiques montrent des volontés affichées de bonne gouvernance, démontrent qu'elles ne peuvent plus se satisfaire de cet handicap. L'accès à des partenaires et des fournisseurs d'autres pays devient par conséquent une nécessité pour leur survie et leur développement. Les organisations qui sauront intégrer cette nouvelle donne, auront un avantage certain sur les autres.

Le nouveau pouvoir des technologies de l'information

Les technologies de l'information sont devenues incontournables et indispensables par leurs impacts sur la dynamique des organisations, au regard notamment des transmissions de données en temps réel et d'autres nombreux services (souvent non visibles du premier abord) en terme de gain en productivité interne.

· L'information : la ressource rare

Quand on a des informations, on peut gagner beaucoup d'argent (notamment en faisant des économies dans les administrations) ; cependant, on peut avoir beaucoup d'argent, peu d'informations, et voir sa fortune perdre de l'importance.

Le progrès technique et la concurrence (notamment dans les choix budgétaires publics) devenant de plus en plus incisifs, le temps de réactivité des managers de plus en plus limité, la connaissance et l'information sur les concurrents et le marché deviennent de plus en plus cruciales. L'organisation de ce séminaire en est un exemple probant.

Pour cela, un réseau de compétences, des moyens humains et techniques pour utiliser au mieux, régulièrement et de manière systématique l'intelligence informationnelle est plus que nécessaire. Cette dernière peut s'avérer moins coûteux, si le transfert de technologies est adapté ( à l'exemple du département des services informatiques de l'ONATEL au Burkina). Mais d'autres possibilités existent (cf. encadré).

L'usager au centre de la stratégie des organisations

Qu'ils s'agissent des administrations, des associations, des ONG, ..., la cible de leur stratégie demeure leurs clients qui peuvent être leurs adhérents, leurs usagers,...en somme l'utilisateur final de leurs produits et/ou services (ce qui n'est pas le cas souvent sur le continent où c'est le fonctionnaire qui est Roi). L'organisation n'est plus centrée sur les dirigeants, la "Nomenklatura", mais sur le CLIENT.

· L'anticipation de nouveaux désirs, tendances et besoins

Le troisième millénaire est un nouveau tournant pour les organisations de par le monde. Il amène notamment depuis les années 1990, des changements rapides dans les moeurs et les besoins. La planification stratégique devient par conséquent un élément moteur pour la survie de toute organisation. Les organisations en général, les administrations en particulier doivent être à l'écoute de leur environnement pour anticiper. Elle doit être par conséquent :

· Apprenantes,

· Clairvoyantes

· Entreprenantes.

Etre un ACE et anticiper les besoins et les changements, ce n'est plus se limiter à signer des papiers et à occuper des postes, mais Imaginer le futur. L'OFPA est je crois, là pour aider les administrations africaines dans ce sens.

Exercice bien difficile. Mais prenons des exemples. Qui pensait, il y a quelques années, que l'Internet bouleverserait notre quotidien ? Comment vont se développer les marchés au Sud ? Pourquoi les administrations africaines dans leur majorité ne seront-elles pas des acteurs réels de développement ? A cette dernière question, c'est principalement aux Africains et notamment aux fonctionnaires dont je n'en suis pas, d'apporter un début de réponses satisfaisantes.

C'est quoi, Internet ?

INTERNET = Infrastructures + Services + Utilisateurs + Ressources

· Des infrastructures

C'est une connexion de près de 2 000 000 de réseaux, qui a pour objectif de relier tous les ordinateurs de la planète.

· Des services

Plusieurs services y sont proposés, dont voici les principaux :

· la communication entre les personnes, par le courrier électronique (E-mail) et les forums de discussions thématiques (News, Usenet).

· La communication entre les machines (Telnet), qui permet d'utiliser les ressources (interface en mode texte), par exemple de bibliothèques universitaires ou du Congrès américain.

· La diffusion d'information fondé sur le concept de client/serveur, les logiciels FTP (File Transfer Protocol) permettent de télécharger des informations : mise à jour de logiciels, programmes, images, bibliographies, rapports de recherches,...

A l'aide des outils tels que le Web (conjugue les possibilités du multimédia avec celles de l'hypertexte) ou Gopher, les organisations peuvent créer des serveurs d'information accessibles par Internet. Ainsi, des informations techniques et ou commerciales peuvent être consultées par des prospects, des utilisateurs et des clients potentiels.

· La recherche d'information, à partir d'un mot-clé (même très pointu, tel que les Aka dans la forêt tropicales) se fait à l'aide de serveurs. Ces derniers sont nombreux

· L'administration (qui fait fonctionner Internet) constituée souvent d'outils logiciels très techniques, fonctionnant sous forme de protocoles (comme TCP/IP, SMTP, ou SNMP)

Les éléments importants dans une logique administrative et managériale en Afrique

· Internet offre une couverture mondiale, des cultures différentes, un langage commun et facile, à peu de frais.

· L'Internet couvre plus de 170 pays, avec le plus souvent une architecture ouverte, décentralisée, sans monopole. Par conséquent, il implique pour Toute organisation une concurrence forte.

Dès lors, l'entreprise ou l'organisation devrait faire le bon choix technologique par rapport à sa stratégie. Dès lors les questions de bases suivantes, devrait être posées :

Quelle technologie choisir pour la sécurité des connexions et avec quel opérateur ? Quels tarifs ?... Les questions sont nombreuses, mais les réponses ne sont pas toujours évidentes.

· L'utilisateur-roi

L'utilisateur d'Internet est roi et libre d'agir comme bon lui semble. Cette originalité d'Internet est bonne pour les administrations en tant qu'utilisatrices, et le restera pour l'entreprise en tant qu'opératrice que si elle est capable d'offrir des services attrayants du point de vue du design, mais aussi de la fiabilité des informations, ainsi que de leur transmission.

· Les protocoles et logiciels fonctionnant sur Internet sont standardisés, publics et gratuits

C'est-à-dire que les sources du programme (ou lignes de code) sont disponibles, afin d'éviter qu'un protocole n'évolue plus si ses concepteurs décident de ne plus le développer. Ainsi, d'autres utilisateurs qui y trouvent intérêt peuvent le reprendre à leur compte et le développer. Ce qui est une garantie pour les utilisateurs.

Cependant, le problèmes pour l'Afrique est souvent la difficulté de télécharger les programmes du fait de la qualité des infrastructures. Il existe toutefois une solution : utiliser par exemple des bandes passantes à haut débit dans chaque pays, à la demande de services administratifs.

· Un réseau connecté à Internet n'a pas de " service minimum "

Quelles que soient les options choisies initialement, elles peuvent évoluer vers la totalité des possibilités offertes par l'autoroute des informations. En effet, presque tous les réseaux permettent d'échanger les messages, de transférer les fichiers, de faire de la visioconférence, de rechercher des informations, avec les mêmes moyens et la même facturation.

Ainsi, l'investissement demeure fixe, connu d'avance, quelle que soit l'utilisation. Il n'y a pas par exemple de coût supplémentaire à l'abonnement, si l'organisation :

· veut créer un serveur multimédia pour diffuser des informations,

· décide d'utiliser la visioconférence ou la téléphonie par l'Internet.

· Payer localement, communiquer mondialement

C'est une nouvelle approche de la facturation, très innovante dans la transmission de données qui peut se décomposer en deux parties :

· le coût de la facturation téléphonique locale, pour accéder au noeud Internet de l'opérateur local que vous avez sélectionné ;

· la facture (souvent par mois) de l'opérateur, appelé souvent fournisseur d'accès qui vous permet la connexion à Internet . Il convient de choisir une facturation forfaitaire et non proportionnelle au temps passé ou au volume d'informations échangées.

Les NTIC : s'approprier aujourd'hui des concepts qui seront des lieux communs de demain

Les NTIC contribuent à la mise en place des inforoutes encore en construction qui laisse augurer ce que sera demain. Ces inforoutes constituent un terrain d'expérimentation de la société de l'information du prochain millénaire, qui permet de forger une première expérience maintenant : les administrations africaines doivent s'approprier aujourd'hui à tous les échelons hiérarchiques, des concepts qui seront demain des lieux communs.

La sécurité : un point délicat à maîtriser

1. Des intrusions (connexions par un ordinateur inconnu) illicites sur le réseau des entreprises (Intranet par exemple). Il existe de nombreux mécanismes techniques permettant de se protéger (mécanismes de clés publiques/clés privées, de coupe-feu (firewall), ou encore de filtrages de tout ordre,...).

Ce point doit être discuté sérieusement pour toute installation de réseau et/ou serveur.

2. Pour des informations confidentielles (concernant par exemple les services liés à la Défense nationale), l'autre aspect de la sécurité concerne les " écoutes ", lors de la transmission des informations sur Internet. Des solutions existent à ce propos, pour que les messages émis soient codés, de façon à ce que seules les personnes habilités puissent le lire (le procédé basic de chiffrage bien connu par les militaires).

3. Un autre aspect de sécurité le plus important demeure la sécurisation des paiements via Internet, par exemple lorsqu'une administration veut payer les bourses de ses étudiants à partir du continent (et oui, c'est possible),...Le cryptage du numéro de carte bancaire transitant par le réseau, ou le paiement en " monnaie électronique " sont quelques-unes des solutions qui émergent actuellement.

Voir, être vu...et copié

L'Internet est un monde concurrentiel libre et sauvage. Ce qui peut constituer un avantage, notamment pour l'amélioration de la qualité globale des services (en particulier par copiage). Ce qui présente aussi un inconvénient certain, quand on ne veut pas être copié. Une des solutions à ce dernier est l'utilisation des solutions " propriétaires " du type BBS (dont le coût n'est parfois pas négligeable).

Les inforoutes contribuent aussi à un choc culturel pour l'organisation, choc auquel les Africains ne se sont pas réellement préparés

Les acteurs de l'organisation utilisant le réseau des réseaux, découvrent d'autres horizons pouvant rentrer en conflit avec la culture de l'organisation. C'est un aspect souvent négligé en terme de management.

Les avantages que les NTIC peuvent vous apporter

· La chaîne de valeurs des organisations classiques

· La chaîne de valeurs appliquée aux nouvelles technologies de l'information

· La chaîne de valeurs appliquée à Internet

Des stratégies possibles

· Développer tout d'abord la " connectivité " nationale et interrégionale

· Economiser sur la facture de téléphone (et de fax), sur la transmission de données

Des stratégies complémentaires peuvent être développées par les administrations, notamment :

- la substitution partielle de téléphone/fax par la messagerie : il s'agit de développer largement l'usage de la messagerie pour réduire le nombre et la durée d'appel téléphonique ;

- la substitution avantageuse de coûts : en utilisant des logiciels de téléphonie par Internet. Cette solution nécessite des infrastructures de qualité et suppose en outre que l'Internet soit utiliser aux deux bouts ;

- l'utilisation de systèmes de routage de fax/Internet.

- la réduction de renvois de fax dans une zone géographique concernée par le canal de partenariats. Par exemple les administrations africaines peuvent créer un service dans leur consulat disposant d'un E-mail, pour relayer l'envoi de fax à un prix 10 à 50 fois inférieur. Tout cela nécessite bien évidemment une organisation performante (du système d'information et de communication) et la formation des acteurs concernés. Il existe même des services de ce genre sur Internet (Internet fax server).

Toutefois, attention au mythe du " tout électronique ".

· Développer votre réseau de télécommunications( visioconférence,...)

· Augmenter la productivité des organisations

· Améliorer la gestion de ressources humaines

La connaissance des compétences présentes dans les administrations africaines, la capitalisation des expériences accumulées lors de différents projets et interventions, ainsi que de leur suivi, est ce qui fait souvent défaut. D'où l'appel immodéré à l'assistance technique ; alors que quelques fois il existe des compétences internes mobilisables.

La gestion des ressources humaines est par conséquent plus qu'avant, le moteur de l'efficacité de nos administrations, eu égard aux différentes préconisations de " dégraissages " par différents organismes internationaux intervenant sur le continent, mais aussi parce que la capitalisation de savoir et de savoir-faire constitue l'une des clefs du futur. L'Internet et ses technologies peuvent concourir sur certains points à la réussite de cette démarche, notamment en permettant :

- la capitalisation du savoir par des structures de projets et/ou des administrations de mission, grâce à une électronisation des flux d'information. En effet, une base de Données informationnelle de gestion de compétences peuvent être créée, afin de constituer des équipes pour des besoins spécifiques et pour un temps donné. Ce qui permettrait une réactivité et une efficacité indispensable aux problèmes auxquels se confrontent les administrations africaines. Par exemple un test peut être fait pour la gestion de compétences de l'OFPA ;

- la localisation des compétences et des centres d'intérêt des usagers et des fonctionnaires ;

- le transfert de compétences et l'auto-formation collective (accès à des supports pédagogiques,...) ;

- le recrutement par voie d'Internet, ce qui élargie le nombre de ressortissants touchés ( la diaspora) et peut réduire le coût de publication dans des journaux.

- la mise en place des appels d'offre inter-régionaux et/ou internationaux ;... ;

- la recherche de financements (bourses de formation, " grants ",...) ou l'accès à des offres d'emplois dans les organismes internationaux (l'out-placement bien économique), ou encore d'autres opportunités ;

- la mise en place de QCM et de tests de comportement en " chattant " (technique permettant de communiquer simultanément (On line) sur Internet). L'on peut penser que c'est des gadgets, mais ne sommes nous pas à ce séminaire pour ouvrir des voies pour l'avenir ?

· Améliorer la gestion de vos systèmes d'information

=> En harmonisant les types de machines utilisées, ainsi que leur compatibilité pour une meilleur réactivité technique ;

=> En utilisant le plus possible des logiciels du domaine public provenant principalement de trois sources :

- les grands projets de recherche universitaire ou gouvernementaux,

- des particuliers développant des logiciels par hobby,

- des associations de programmeur développant le concept du domaine public (régit par un droit de Copyleft, par opposition au Copyright),... par conviction

· Développer la veille technologique, concurrentielle, environnementale et les réseaux d'influence de votre organisation, par exemple la formation en utilisant les supports téléchargés dans d'autres pays

Le concept de l'organisation intelligente devient de plus en plus importante.

Exemples de stratégies

1. Utiliser les moteurs de recherche pour accéder à la " liturgie grise " et pour effectuer des recherches d'informations.

2. Evaluer et s'informer sur une technologie (médicament, machine outil,...) grâce aux forum Usenet.

3. Faire des revues de presse à l'échelle mondiale qui seront publier sur support papier, par rapport aux problème concernant chaque développement ou service administratif.

Les facteurs clefs de succès de ces stratégies sont " l'écoute " et la " systématisation " (couvrir toutes les sources d'information en automatisant le plus de recherches possible).

4.  Les réseaux : identifier différents contacts à entretenir : Université(formation), Administration (coopération), pour créer des valeurs ajoutées. De nombreux logiciels existent à ce propos.

Comment élargir son champ concurrentiel via les NTIC ?

· Internet (la vitrine la plus médiatique de ces NTIC) met en place votre vitrine dans le monde

L'Internet n'est qu'un outil comme le tam-tam. L'essentiel est le son (information) qu'on y met et les stratégies qu'on adopte.

· Développer des fichier de prospects

En mettant en place par exemple une banque de données relationnelles automatisée partiellement.

· Améliorer la connaissance et (se) former

· Améliorer la qualité des produits et services

· Développer la communication externe

· Développer la R&D et l'innovation

· Trouver de nouvelles opportunités de développement

En somme, si les NTIC sont porteuses de promesses d'efficacité, de liberté, de créativité, de compétences, de richesse culturelle, elles ne sont pas exempts de risques (dont nous pourrions en parler ultérieurement).

D'autre part les NTIC n'apportent certes pas de nouveaux objets dans le paysage de l'informationet de la communication, cependant elles font converger avec l'aide de la révolution multimédia plusieurs domaines, dont principalement l'informatique, la télécommunication et l'audiovisuel. Elles changeront par conséquent profondément les habitudes sociales notamment en rendant interdépendant les frontières visibles et invisibles (mentalités,...) et offrant la possibilité d'accéder à des sensations extraordinaires (réalités virtuelles,...).

En pourrait penser du coût élevé de l'accessibilité de ces NTIC par une grande majorité dans les pays africains. Cependant, des avancés technologiques fulgurants datant de la fin des années 1996 laissent penser le contraire.

Par exemple, France Télécom (ainsi que d'autres entreprises telles que Bouygues, qui ont pu profiter de récentes privatisation en Afrique, en particulier dans les domaines de la télécommunication) vient de s'allier avec Orckit (une société israélienne fondée en 1990) et ont développé dans le cadre du projet Camille, la technologie ADSL présentant l'avantage d'offrir un accès à large bande sur des lignes téléphoniques ordinaires en cuivre. Les modems ADSL Orvision II redynamisent ainsi les installations téléphoniques que d'aucuns jugeaient obsolètes et permettent de proposer des services haut de gammes à des clients (et même à des pays dits " pauvres ") : accès haut débit à Internet, multimédia en réseau, télétravail, connexion ATM jusqu'à domicile.

Enfin, comprendre les enjeux culturels que soulèvent la mise en scène des NTIC (qui d'ici là seront vieux) est plus que nécessaire pour le continent : sa révolution sur la vie même de ceux qui ne l'utilisent pas (l'information, une ressource discriminant), sa remise en cause de l'image de l'Etat-nation et sa dictature du discours du dominant. Ne fût ce que pour cette dernière raison, l'Afrique doit réagir, se préparer notamment pour garder le contrôle de son identité et de sa destinée (et non s'éloigner des NTIC), car les panneaux d'indication de ces inforoutes se trouvent actuellement au Nord.

Il ne reste plus qu'aux Africains, notamment par leur administrations, de trouver leur marques pour que ces inforoutes mis en place par les NTIC ne puissent pas être amputées d'une richesse culturelle certaine.

Pour revenir à un constat essentiel qui a été délibérément " oublié " d'être développé dans cette contribution, [pas pour des raisons de compétence, mais de l'envergure de la question] : c'est la carence en terme d'infrastructures nécessaires au développement des inforoutes, dont souffre la plupart des pays africains, mais chose plus grave, une (ou des) stratégie(s) régionales claire(s) (notamment en terme d'investissement).

Ces questions nécessitent un développement à part entière et une grande implication des décideurs.

ANNEXES non jointes

a. Les serveurs FTP (File Transfer Protocol). Excellent moyen de distribution de logiciels, rapports, documents et archives diverses, pour mettre à la disposition des usagers gratuites de leurs programmes ou des versions d'évaluation de ceux-ci. C'est une source d'économie pour l'organisation, au lieu de dupliquer plusieurs disquettes et les envoyer à chaque utilisateur. C'est l'utilisateur qui vient chercher l'information en le TELECHARGEANT.

b. Les moteurs de recherches permettent de trouver plus facilement une information sur le Web (toile d'araignée), en allant par exemple sur (www.yahoo.com) puis en utilisant des mots clefs.

c. Quelques idées sur une architecture des systèmes : les réseaux (en 10 points)

· C'est quoi le réseau

· Les disciplines y afférentes (en informatique)

· Les fonctionnalités

· Les critères pour une organisation logique

· Quelques logiques d'organisation en réseau

· Un système d'organisation en flux global d'activités

· L'architecture des systèmes de gestion

· Le problème des systèmes de gestion intégrés

· Y a-t-il une architecture Internet ? Le protocole Internet (quelques idées simples pour comprendre)