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Actualité scientifique
Octobre 2000 |
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| Par Christophe Jacquemin |
| Nobel de physique et de chimie : six pionniers
de l'informatique et des nouvelles technologies
récompensés Physique/chimie/Prix Nobel Mardi 10 octobre 2000
Physique : le prix Nobel 2000 a
été conjointement attribué pour une moitié au
Russe Jaurès Alferov (chercheur russe, 70 ans) et à
l'Allemand Herbert Kroemer (72 ans), chercheurs à l'origine des
"hétérostructures" (nouveaux composants optoélectronique),
et pour l'autre moitié à l'Américain Jack Kilby (76
ans), l'inventeur du circuit intégré. ***
Ces hétérostructures, à la base de notre monde technique, composent les transistors rapides, les diodes lasers ou les circuits intégrés. Les transistors rapides trouvent leur emploi de prédilections dans les télécommunications : satellites et stations relais de téléphone mobiles. Les diodes lasers recourant à cette technologie convoient les flux de données dans les fibres optiques utilisées en téléphonie, pour l'internet. Les hétérostructures permettent aussi la fabrication de diodes électroluminescentes puissantes utilisées pour les feux de signalisation des voitures ou des lecteurs de CD.
Chimie: le prix Nobel revient conjointement aux américains Alan Heagger (64 ans) et Alan MacDiarmid (73 ans) et au japonais Hideki Shirakawa (64 ans) pour la découverte et le développement des polymères conducteurs.
Ces trois chercheurs ont en effet signé "Synthesis of Highly
Conducting Films of Derivatives of Polyacetylene", article écrit en
1977, faisant date dans les annales de chimie puisqu'il explique comment
transformer un isolant, en l'occurrence le plastique (qu'on appelle
de manière savante polymère), en matériau conducteur
comme du métal. Une véritable gageure ! |
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| Nobel de médecine : trois chercheurs
récompensés pour leurs études sur la transmission du
signal dans le système nerveux Médecine/Prix Nobel Lundi 9 octobre 2000
Trois chercheurs - Arvid Carlsson, parmacologue suédois, Paul Greengard
et Eric Kandel, neurologues américains - se partagent le prix Nobel
de médecine 2000. Il vient couronner des recherches qui ont
permis de mieux comprendre la mécanique
qui régit la transmission de signaux entre les
différentes cellules nerveuses, rendant ainsi possible
certains traitements médicamenteux (dépression nerveuse,
maladie de Parkinson, psychoses...).
Paul Greengard, 74 ans, du
laboratoire
de neurologie moléculaire et cellulaire de l'université
Rockefeller (New-York), s'est plus précisément
attaché à la compréhension du mode d'action de
diverses molécules chimiques -dont la dopamine- dans le système
nerveux. Il se voit récompensé pour ses travaux sur la
transmission synaptique dont il a précisé le fonctionnement.
Le neurologue américain a établit que le dialogue entre cellule
nerveuses passait par une modification de leurs protéines résultant
de leur charge électrique. Plus précisément, dans le
cas de la dopamine, il a montré qu'un second messager cellulaire (AMPc)
était libéré dans le cytoplasme lorsque celle-ci se
liait à son récepteur à la surface de la celule
nerveuse. Ce messager, à son tour, active des enzymes possédant
un rôle de phosphorylation* ou de déphosphorylation des
protéines, qui induit une modification de l'excitabilité de
cellules et une plus grande sensibilité à d'autres
stimuli nerveux.
Eric Kandel, 71 ans dans moins d'un mois, travaillant au
Centre
de neurobiologie et de sciences du comportement (université
de Columbia à New-York) est récompensé pour avoir
montré l'importance des modifications des synapses* et les
mécanismes moléculaires qui commandent ce processus. |
Une équipe de chercheurs ukrainiens, suisses et anglais montrent dans
la revue Nature du 5 octobre (voir référence en fin de texte)
que la contamination du sol aux alentours de la centrale de Tchernobyl reste
potentiellement dangereuse. Les travaux des chercheurs s'appuient en effet
sur l'étude de quelque 186 plants de blés ayant été
semés à l'intérieur de l'enceinte d'exclusion, zone
de 30km autour de la centrale. Ceux-ci ont montré, sur un cycle de
croissance de 10 mois, des mutations génétiques à un
rythme six fois plus élevé que le même blé
planté dans une parcelle saine.
Cette découverte suggérerait que des gènes dénaturés ou endommagés en raison de la contamination du sol sont susceptibles de transmettre leur contamination aux générations suivantes. Pour Olga Kovalchuk, même si les travaux ne portaient pas ici sur les gènes, c'est-à-dire sur l'ADN qui définit les caractéristiques de la plante (couleur, taille...) mais sur l'ADN silencieux (partie "non significative" du patrimoine génétique), on peut imaginer que cette progression de la mutation se vérifie aussi dans le reste du génome. |
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| Un patient produit des cellules capables de combattre
le VIH Médecine Lundi 2 octobre 2000
Enzo Biochem Inc, entreprise américaine de biotechnologie
vient
d'annoncer ce lundi 2 octobre qu'un patient participant à la
première phase d'une étude médicale a produit des cellules
capables de combattre le virus VIH, responsable du sida. Après neuf
mois et demi, les essais cliniques montrent que les cellules mises au point
par cette société se sont implantées dans la moelle
osseuse du patient et génèrent de nouvelles cellules (CD4+)
conçues pour lutter contre le VIH.
Cinq autre patients sont actuellement engagés
dans ce programme. Selon le Dr Engelhardt, vice-président d'Enzo,
"les premiers résultats de l'analyse des tests sont très
encourageants". |
http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/science/actu/2000/octobre.htm
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