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Actualité scientifique
Juillet 2000 |
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| Par Christophe Jacquemin |
| Les comportements violents proviendraient
d'une incapacité du cerveau à réguler les
émotions Neurosciences Vendredi 28 juillet 2000
Selon des travaux publiés ce jour
dans Science par des
chercheurs américains de l'université du Wisconsin (voir
références en fin de texte), les comportements
violents proviendraient d'une incapacité du cerveau à
réguler les émotions. D'après les auteurs, la
réaction d'une personne à une situation dépend
de l'interaction de trois régions du cerveau mais chez certaines
de ces personnes, les liaisons entre ces zones sont mal
assurées.
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| Le siège de
l'intelligence identifié??? Neurosciences Vendredi 21 juillet 2000
Selon des travaux publiés ce jour
dans Science (voir
références en fin de texte),
une équipe de chercheurs anglais et allemands aurait
identifié une région du cerveau utilisée
généralement pour effectuer une tâche faisant
intervenir l'intelligence... Selon les chercheur, celle-ci serait
le cortex cérébral latéral dans l'un ou les deux
hémisphères.
Ces résultats (s'ils veulent vraiment
dire quelque chose) sembleraient confirmer les théories
énoncées en 1904 par Charles Spearman, selon lequel
les personnes réussissant à réaliser
des tâches intelligentes utilisaient généralement
un point de leur cerveau, point que le psychologue
avait nommé "g" (facteur général d'intelligence).
Comprendre l'intelligence dépendrait ici du fait de trouver le
ou les lieux de l'intelligence dans le cerveau humain...
Ceci semble pour le moins douteux. D'ailleurs, dans un
papier d'analyse -toujours publié par Science- Robert Sternberg
(université de Yale) met en garde contre les
conclusions trop hâtives. D'autres théories estiment en
effet que l'intelligence fait
appel à différentes parties du
cerveau, qui se complètent. |
| Plus vite que la vitesse de la
lumière? Physique Jeudi 20 juillet 2000 Grâce à une méthode d'amplification, des scientifiques de la société Japonaise NEC installée à Princeton dans le NewJersey ont réussi à propulser une onde lumineuse à plus de 300 000 km/s. Publiés ce jour dans la revue Nature (voir références en fin de texte), ces résultats ne sont cependant pas en contradiction avec la théorie de la relativité restreinte d'Einstein. Quel est le secret ? La théorie d'Eistein veut en effet que la vitesse de la lumière, dans le vide (300000 km/s), soit la vitesse maximum absolue dans l'univers. Aucun objet doté d'une masse ne peut excéder cette vitesse. Ce qui n'a aucune masse, en revanche, comme par exemple un paquet d'ondes lumineuse, le peut. L'expérience a consisté à créer une onde lumineuse et à lui faire traverser une cellule de 6cm de long enfermant un milieu gazeux (atomes de césium), milieu dont l'indice de réfraction est inférieur à celui du vide et donc propage la lumière à une vitesse > 300000km/s. En excitant le gaz d'atomes de césium, les scientifiques ont pu empêcher l'absorption de la lumière (voir encadré ci-dessous) et l'aider à traverser le milieu. Les atomes excités ont contribué au rayonnement.
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Non, vous ne rêvez pas...
Stuart Wilkinson,
professeur au département d'ingénierie mécanique à
l'université de Floride aux USA, a bel et bien mis au point un
"gastrobot", c'est à dire un robot capable de produire un minimum
d'énergie en s'alimentant.
Aujourd'hui, le gastrobot n'ingère que des morceaux de sucre, parce qu'ils sont entièrement absorbés par les microbes, sans production de déchets. Les microbes produisent des enzimes qui cassent les carbohydrates. "A chaque fois que vous cassez une grosse molécule, comme le glucose, en molécules plus petites, vous produisez des électrons", explique le chercheur. Ces électrons permettent de charger une batterie (wagon du milieu) par une reaction d'oxydo-réduction (la solution redox est contenue dans le troisième wagon). Pour l'instant, Chew-Chew ne produit pas encore assez d'énergie pour se mouvoir directement au fur et à mesure qu'il s'alimente : l'électricité doit être stockée par la batterie et ce n'est que lorsque celle-ci est chargée que l'ensemble peut se mettre en marche (18 heures sont nécessaires au robot pour digérer trois morceaux de sucre et recharger totalement les batteries). Réaliser une petite voiture qui pourrait se nourrir seule n'est pas encore pour demain, les quantités de nourriture nécessaires pour sa propulsion étant gigantesques. En revanche, le scientifique assure que d'autres applications sont tout à fait envisageables comme par exemple celle de robots sous-marins consacrés à la surveillance maritime, et se nourrissant de... poissons.
Si certains, tels le scientifique Hugo de Garris, ont pu prédire à terme la suprématie du robot sur l'homme et la lutte pour la survie, il était toujours possible de lui rétorquer : "à ce moment-là, il suffira de débrancher la prise. Un argument qui risque désormais de tomber à plat. L'homme finira t-il comme chair fraîche à gastrobots ? Ceci est d'autant plus d'actualité que le laboratoire "Intelligent Autonomous Systems Engineering Lab" (situé à Bristol au Royaume-Uni) a pour projet la réalisation d'un robot carnivore autonome (slugbot), dévoreur de limaces, capable ainsi de tirer directement son énergie de l'environnement (voir : http://www.ias.uwe.ac.uk/~i-kelly/tta.htm) |
| Une nouvelle technique d'imagerie en 3D
dynamique, à base d'ultrasons pour faciliter
la chirurgie réparatrice Technologie, médecine Vendredi 7 juillet 2000 L'équipe anglaise du Dr Jing Deng (Medical Graphics and Imaging Groupde l'University College London et UCL Hospitals) ont mis au point une nouvelle technique d'imagerie en trois dimensions, à base d'ultrasons, permettant l'analyse des mouvements des muscles de la bouche et qui pourrait être utilisée en chirurgie plastique et reconstructive.
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| La Commission européenne propose la
création d'un brevet communautaire Brevets Jeudi 6 juillet 2000
La Commission européenne vient de proposer aujourd'hui à Strasbourg
la création d'un brevet communautaire. Ceci devait l'aider à
mieux exploiter les résultats des recherches financées
par l'Union européenne, lorque l'on sait qu'aujourd'hui, beaucoup
des industriels, chercheurs et inventeurs européenns déposent
leurs brevets hors de l'Union (notamment aux Etats-Unis), omùils
bénéficient d'une meilleure protection commerciale.
La proposition présentée par la Commission est l'aboutissement de près de trente ans de discussions pour créer ce brevet communautaire unique. Son avantage est qu'une fois délivré et publié en tant que tel par l'OEB, il sera valable sur tout le territoire de l'Union européenne sans traduction ultérieure. De plus, les législations nationales actuellement compétentes en matière de contrefaçon ou de validité des brevets seront remplacés par le nouveau tribunal créé auprès de la Cour européenne, cette création nécessitant cependant un amendement au traité, déjà en discussion. |
| Des puces à protéines Technologie Mercredi 5 juillet 2000
Une des premières applications de cette nouvelle puce biologique va consister à la détection de la Listeria monocytogène dans les aliments (bactérie pouvant s'avérer mortelle). |
| Une rétine électronique pour
les aveugles ? Médecine Mardi 4 juillet 2000 Des rétines artificielles en silicone ont été implantées le 28 juin, pour la première fois, sur trois patients ayant pratiquement perdus la vue à la suite d'une rétinite pigmentaire, au Chicago Medical Center de l'Université d'Illinois et hôpital central DuPage de Winfield, situé dans l'Illinois aux Etats-Unis.La technique utilisée met en jeu une micropuce de silicone de moins de 3 millimètres de diamètre et d'un quarantième de millimètre d'épaisseur qui, grâce à ses 3.500 microcellules solaires délivrent de faibles courants électriques sous l'effet de la lumière. Rappel de lecture
Menée, aux Etats-Unis, sous le contrôle de l'Agence fédérale pour la santé, cette expérience vise à estimer la capacité de l'organisme à accepter des implants électroniques dans l'oeil. Les chercheurs espèrent que cette rétine artificielle pourra remplacer, grâce aux photosrécepteurs contenus dans la micropuces, les cellules déficientes de la vision à la suite de certaines maladies, comme par exemple la rétinite pigmentaire. En tous cas, les tests préliminaires n'ont révélé aucune complication après l'opération. A suivre désormais pour savoir si l'implant est bien toléré et s'il stimule suffisamment la rétine |
| Diminution de l'effort français en
matière de recherche depuis 1996 (rapport de la Cour des Comptes) Economie Lundi 3 juillet 2000 Selon la Cour des Comptes qui publie ce 3 juillet 2000 son rapport sur l'exécution des lois de finances pour 1999 (version papier), la part relative de la DNRD* (Dépense nationale de recherche et de développement) en 1998 représente 2,22% du PIB (produit intérieur brut = total des richesses produites en une année), contre 2,26% en 1997 et 2,34% en 1996. Le rapport souligne par ailleurs que "la contribution financière des entreprises dépasse depuis 4 ans celle des administrations". Ainsi, en 1998, l'apport de l'Etat de 87,15 milliards de francs ont assuré 46,35% des travaux de recheche exécutés sur le territoire national. Le rapport rappelle toutefois que "l'augmentation de la contribution des entreprises doit être rapprochée des changements de statuts intervenus chez certaines d'entre elles", comme par exemple chez France Télécom. * Somme engagées par les entreprises et les administrations françaises pour financer les travaux de recherche, tant en France qu'à l'étranger
Pour ce qui concerne le ratio DIRD (dépense
intérieure de recherche et de développement)/PIB pour 1998,
il est de 2,18% selon les chiffres communiqués par la Direction
de la programmation et du développement du Ministère de la
Recherche : 1,36% provient de la dépense intérieure de R&D
des entreprises) et 0,82% de la dépense intérieure de R&D
dans les universités et établissements publics de recherche.
Un chiffre global en baisse constante depuis 1993. |
| Des rats paraplégiques qui marchent de
nouveau grâce à une greffe de neurones Médecine Samedi 1er juillet 2000 L'équipe d'Alain Privat (unité 336 de l'Inserm, Montpellier), en collaboration avec des chercheurs québécois (université de Montréal) et parisiens (CNRS), est parvenue à restaurer une locomotion normale chez des rats dont la moelle épinière était entièrement sectionnée, en greffant des neurones embryonnaires particuliers au dessous de la lésion. Ces travaux, publiés dans le " Journal of neuroscience " du 1er juillet 2000 (voir références en fin de texte), montrent que les neurones greffés ont ré-activé un réseau de neurones médullaires capable, indépendamment du cerveau, de commander la locomotion : le "générateur de marche".
Les lésions traumatiques de la moelle épinière provoquent
une perte de l'activité motrice volontaire. De nombreux travaux cherchent
à restaurer la locomotion en reconnectant les deux extrémités
de la moelle épinière lésée. Par ailleurs, diverses
recherches suggèrent l'existence, dans la moelle épinière
de plusieurs espèces animales, d'un centre capable de générer
une activité locomotrice rythmique, c'est-à-dire coordonnée
(flexions/extensions) et alternée (entre les membres droits et gauches).
L'existence de ce centre, nommé "générateur de marche",
a été formellement localisée chez le rat nouveau-né
au niveau lombaire. Ainsi, les chercheurs ont transplanté chez des
rats, dont la moelle épinière avait été
sectionnée sectionnée et qui étaient donc
paraplégiques, des neurones embryonnaires du tronc cérébral
(nommés "cellules du raphé") - spécialisés dans
la production de sérotonine, substance jouant un rôle
majeur dans l'activité du système nerveux central.
Chez l'homme, plusieurs études laissent
penser que ce générateur de marche existe aussi, probablement
à un niveau lombaire (L1 ou L2). Ainsi, ces travaux offrent une
perspective d'étude de la restauration partielle d'une activité
locomotrice, chez des paraplégiques, en stimulant le
générateur de marche, par diverses stratégies mettant
en oeuvre la sérotonine. |
http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/science/actu/2000/juillet.htm
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