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Actualité scientifique
Avril 2000 |
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| Par Christophe Jacquemin |
| Premier succès pour la thérapie
Génique Médecine/thérapie génique Vendredii 28 avril 2000 Grâce à un traitement génétique mis au point par des français, deux bébés atteints d'une maladie héréditaire gravissime (déficit immunitaire combiné sévère lié au chromosomeX ou "SCID-X") ont pu être soignés, de façon durable. Rapportés aujourd'hui dans la revue Science (voir référence en fin de texte), ce succès est le fruit d'un travail coordonné par l'immunologiste Alain Fischer et par la biologiste Marina Cavazzana-Calvo, groupant plusieurs équipes françaises et soutenu par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, l'Assistance publique et l'Association française contre les myopathies. Les deux bébés, traités à l'âge de huit mois pour l'un et 11 mois pour l'autre (jouissant depuis respectivement 13 et 12 mois d'un système immunitaire normal) sont rentrés chez eux sans aucun traitement. A ce jour, cinq enfants présentant cette maladie génétique ont été traités à l'hôpital Necker : deux d'entre eux font l'objet de l'article de Science, deux autres sembleraient pour l'instant tirés d'affaire (mais le recul n'est pas vraiment suffisant pour se prononcer), un cinquième présenterait une situation beaucoup plus incertaine. Il faut cependant rester prudent sur ces résultats car rien ne permet aujourd'hui d'affirmer l'effet bénéfique définitif de cette thérapie.
Lire aussi à ce sujet la chronique du 28
décembre 1999 : |
| Nouvelle ère de l'électronique
plastique Electronique Mercredi 26 avril 2000
Selon des travaux à paraître demain dans
Nature (voir
références en fin de texte), Denis Fichou,
chercheur au CNRS, en collaboration
avec une équipe de chercheurs hollandais, propose une nouvelle
interprétation des propriétés de transport des
semi-conducteurs organiques utilisés pour la fabrication de transistors,
composants de base de la micro-électronique moderne.
Une belle avancée pour la micro-électronique. Dans un avenir proche, la fabrication de tels transistors doit permettre des applications nouvelles pour l'électronique nomade ou les supports plats. Intégrés sur des supports souples, ces transistors organiques devraient donner rapidement lieu à des dispositifs qui seront eux-mêmes flexibles, tels que des écrans plats ou des badges électroniques. Attendons-nous, dans un proche avenir, à un fort développement des applications dans le domaine de l'électronique "plastique". Pour la petite histoire, le premier transistor organique à avoir vu le jour est français : il a été mis au point en 1987 par le laboratoire des matériaux moléculaires du CNRS. |
| Faire pousser des plantes virtuelles en fonction
de la lumière reçue par chaque feuille Informatique Mardi 25 avril 2000
Comprendre en effet comment croît une plante fournit
de précieux renseignements sur la meilleure manière
d'exploiter les trop rares terres agricoles des régions
tropicales. Aujourd'hui, les chercheurs arrivent à simuler la croissance de la plante sur une dizaine d'années : à cette étape, la plante est encore petite mais comporte déjà plusieurs milliers de feuilles. François Sillon compte néanmoins admirer prochainement sur son écran une plante de plusieurs dizaines d'années. |
| Brouillage des émissions
satellites : consternation à l'US Air Force Débrouille Vendredi 21 avril 2000 Selon la revue britannique New Scientist paraissant demain 22 avril, une équipe de l'US Air Force travaillant sur la détection des failles de sécurité des systèmes de transmission par satellites a fait une drôle de découverte. A titre de test, Tim Marceau (chef de l'équipe) a chargé deux de ses ingénieurs novices de construire un engin de brouillage "maison", uniquement en utilisant internet et tout ce qu'on peut acheter en liquide.Un jeu d'enfant : il a tout d'abord suffit aux deux jeunes scientifiques de taper (en anglais) le mot clé "brouillage des communications satellites" pour récolter quantité d'informations. Ensuite, pour 7500 dollars (soit 52 500F au cours actuel du billet vert), ils ont réussi à fabriquer un appareil à ultra haute fréquences, générateur d'un bruit électronique capable de brouiller des antennes satellites et des récepteur militaires. Un résultat alarmant, c'est le moins qu'on puisse dire.... |
| Marquage du pétrole à l'ADN
: une technique des plus utile en cas de marée noire ou de dégazage
sauvage Environnement Jeudi 20 avril 2000
Première mondiale : du pétrole marqué à l'ADN
voyage cette semaine en mer du Nord. Une technique qui permet non seulement
de vérifier que le brut délivré à l'arrivée
n'a pas été contrefait, mais aussi, en cas de marée
noire, de révéler l'origine de la moindre flaque. Pourquoi n'y avait-on pas pensé plus tôt ? Signalons que certaines firmes britanniques envisagent même, avec ce système, de marquer les être humains, par exemple lors de l'utilisation des bombes auto-défense. Exposés à ces vaporisations, un agresseur se trouverait marqué par des microsphères imprégnant ses sourcils ou ses cheveux. |
| Première apparition d'une
présentatrice virtuelle d'informations sur Internet Réalité virtuelle/agents intelligents Mercredi 19 avril 2000
Cette petite prouesse (la transformation automatique de texte en parole) s'appuie sur des travaux réalisés par la firme belge Lernout & Hauspie, l'un des principaux spécialistes en matière de reconnaissance de la parole et de la synthèse vocale. Prouesse, car après avoir obtenu la qualité de voix désirée, coordonnée avec l'attitude physique et le mouvement des lèvres, il fallait pouvoir doter cette créature de gestes, d'expressions et d'"émotions" programmables instantanément en fonction de la nature des informations. Future Claire Chazal ? La mine toujours reposée, capable de travailler sans fatigue vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Blague à part, de telles créatures vont bientôt envahir (via le net) nos écrans (ordinateurs, téléphones portables...).. Un avant-goût de nos futurs interfaces de communication avec des agents intelligents, capables de reconnaître notre voix et de nous renseigner à la demande. |
| De l'ADN au service de robots
microscopiques
Nanotechonologies/Robotique/médecine
De quoi s'agit-il ?
A terme, des robots microscopiques à
l'intérieur de notre corps, au service de la bonne thérapie,
à la bonne place et au bon moment, en minimisant effets secondaires
et chirurgie invasive ?
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| Des chercheurs de l'INRIA cassent l'une
des plus sûres clés de cryptage Cryptage informatique lundi 17 avril 2000
Avec l'aide de près de 10000 internautes, des
chercheurs de l'Institut national
de recherche en informatique et en automatique (INRIA)
ont réussi à casser une des clés de cryptage
estimée comme la plus sûre au monde, destinée
à équiper les futures générations de
téléphones mobiles et autres appareils sans fils..
Pour les chercheurs de l'INRIA, ce type d'
expérimentation est très important car il permet de confirmer
par l'expérience l'évaluation théorique de la
sécurité d'un système cryptographique. |
| Perception de la parole chez le nouveau-né
et le singe : de curieuses similitudes mais aussi des différences Linguistique Vendredi 14 avril 2000
A la différence des autres espèces animales, l'homme
possède une aptitude spécifique d'acquisition
du langage et de la grammaire. Toute la question est de savoir
dans quelle mesure cette capacité est innée. Pour tenter d'appréhender l'origine et l'évolution de cette aptitude, et c'est ici toute l'originalité de cette étude, des chercheurs américains du laboratoire de psychologie de l'université de Harvard ont réitéré les mêmes expériences sur des singes tamarins (Saguinus oedipus), en utilisant la même méthode d'habituation et les mêmes phrases. Dans ce cas, les réactions des singes ne sont plus mesurées par leur succion mais par l'orientation de leur regard vers le haut-parleur qui distille les voix. Résultats, pour le moins inattendus: les tamarins sont non seulement capables de distinguer le Japonais du Néerlandais mais éprouvent les mêmes difficultés que les nourrissons lorsque la parole est jouée à l'envers. A contrario, la variabilité des orateurs n'affecte en rien leur perception. Les résultats de cette étude mettent donc en évidence des similarités frappantes entre les systèmes auditifs humain et simiens, mais aussi des différences non négligeables. Les tamarins, comme les nouveau-nés peuvent traiter les syllabes isolées comme la parole continue de laquelle ils extraient assez d'informations pour distinguer deux langues. Selon les auteurs, le fait que ceci se déroule sans influence de la variabilité des orateurs montre bien que ces informations font partie d'invariants linguistiques. Cependant, rien n'indique que les nouveau-nés et les singes distinguent les langues en utilisant les mêmes indices. Il semble que les premiers soient plus sensibles aux propriétés rythmiques de la parole, alors que les seconds s'attacheraient plus à ses propriétés phonétiques. Dès lors, les différences entre les singes et les nouveaux-nés ne se situent probablement pas au niveau de leur capacité à traiter des signaux acoustiques, mais à un niveau de traitement plus abstrait.
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10 582 thèses soutenues en 1998 et 66 237 étudiants inscrits en thèse en 1999 Selon le Rapport sur les études doctorales 1999 effectué par la direction de la Recherche du ministère de la Recherche, 10 582 thèses ont été soutenues en 1998, ce qui correspond à une diminution de 4,5% par rapport à 1997. Les thèses en sciences dures sont la plus touchées avec une baisse de 5%. Cependant, depuis 1993, le nombre de soutenance a progressé de 14 points, en moyenne. Le poids de l'Ile-de-France est en hausse et représente 37,1% des soutenances de thèses. Vient ensuite la région Rhône-Alpes, qui compte 11,6% des soutenances, mais a perdu 1,2 points par rapport à 1997, puis la région PACA avec 6,6% des soutenances et la région Midi-Pyrénées avec 6,2%. La proportion des soutenances est de 4,5% pour la région Languedoc-Roussillon, de 4,1% pour l'Aquitaine, 4% pour l'Alsace ainsi que pour la Lorraine, 3,5% pour la Bretagne et 3,2% pour le Nord-Pas-de-Calais. Cette carte de France recouvre celle des DEA : la moitié des régions concentre 89,6% des diplômés de DEA et 88,5% des soutenances de thèses.
Durée de la thèse et effectifs
Le nombre d'étudiants préparant une thèse en 1999 est
de 66 239 contre 66 932 en 1998.
Selon le rapport, on compte16 718 doctorants étrangers, soit
25,2% de la population doctorante (-1,4 points par rapport à 1998).
Le nombre de doctorants originaires de l'Union européenne (UE)
a augmenté pour atteindre, en 1999, la proportion de 5,2% des doctorants,
alors que ceux extérieurs à l'UE diminue pour représenter
20,1% des doctorants
24% de docteurs étrangers et 40% de femmes En 1998, les femmes représentent 40,3% des docteurs, dont 53,7% en biologie, médecine et santé, 50,4% en sciences de l'homme et des humanités et 47,2% en chimie et sciences des matériaux. Ce taux a globalement progressé de 8% en sept ans. Mais cette progression ne se constate ni en mathématiques et informatique où le taux de féminisation passe de 22,9% en 1997 à 19,5% en 1998, ni en chimie et sciences de matériaux (47,2% en 1998 contre 49,3% en 1997).
Taux d'abandon et financements Les docteurs de 1998 ont été financés à hauteur de 73,4%, soit une baisse de 0,62 point par rapport à l'année précédente. Les allocations de recherche représentent 37,4% des thèses financées dont près d'un tiers en physique et sciences pour l'ingénieur et près d'un quart en biologie, médecine et santé, les thèses financées par une allocation de recherche en sciences de l'homme et des humanités et les sciences de la société représentent 14,7%. Les bourses CIFRE (Convention industrielle de formation pour la recherche) représentent 5,8% des sources de financement des thèses, dont 45% en physique et en sciences pour l'ingénieur.
Les organismes de recherche financent
11% des thèses financées, dont 41% en physique et sciences
pour l'ingénieur. 10% des financements des thèses proviennent
des associations et des entreprises portant en priorité sur la biologie,
médecine et santé (36%) et la physique et les sciences pour
l'ingénieur et (26,8%). Les financements des ministères et
des collectivités représentent 7% des ressources, et les bourses
d'écoles 2%.
En sciences de la terre et de l'univers, 94,2% des thèses soutenues
en 1998 sont financées. En physique et sciences pour l'ingénieur
la proportion est de 90,4%, en chimie et sciences des matériaux et
en biologie, médecine et santé, elle est de 86,9% et de 86,2%.
Le devenir des docteurs de 1997 et 1998 Les embauches en entreprise concernent 18,2% des docteurs de 1997 six mois après leur soutenance et 25,1% d'entre eux 18 mois après cette soutenance. De plus, en 1999, 20,6% des docteurs de 1998 sont en entreprise. L'enseignement supérieur (hors ATER) embauchaient ,en 1998, 11,2% des docteurs de 1997 et en 1999, 19%. Pour les docteurs de 1998, cette proportion est à 9,3%. Quant à l'enseignement secondaire, il concerne autour de 6% des docteurs de 1997 en 1998 et 1999 et des docteurs de 1998. Cet ordre de grandeur est le même pour les embauches dans l'administration. 6% des docteurs de 1998 travaillent, six mois après leur soutenance, dans des organismes de recherche, contre 7,8% un an après, proportion concernant 5,8% des docteurs de 1998. Les emplois précaires touchent, en 1998, 1,4% des docteurs de 1997 et 2,9% d'entre eux en 1999. Cette proportion est de 3,1% pour les docteurs de 1998. 12,3% des docteurs de 1997 sont au chômage six mois après avoir soutenu leur thèse. Ils ne sont plus que 5,1% un an plus tard. Cette situation d'absence d'emploi touche 9,7% des docteurs de 1998. |
| Helios, avion à hélices,
sans pilote, capable de rester plusieurs mois dans les airs Technologie aéronautique Mercredi 12 avril 2000
Un prototype a déjà effectué ses premiers vols
de jour, atteignant une altitude de 24 380 mètres, soit
le record mondial pour un avion à hélices. L'objectif,
à terme, est d'atteindre plus de 30000 mètres. |
| Développement des énergies alternatives
et mise au point de nouvelles technologies prévus au CEA Nucléaire Mardi 11 avril 2000
Dans un entretien au Monde daté du 12 avril, Pascal Colombani
(administrateur général
du Commissariat
à l'Energie Atomique, depuis janvier dernier) dévoile
ses projets : "Nous allons élaborer un plan stratégique
où seront redéfinies les grandes orientations du CEA",
explique ce scientifique. "Nous avons besoin de nous ouvrir, d'écouter
ce que dit la société et surtout de tenir compte
du seuil d'acceptabilité du nucléaire par la population.
Nous devons nous interroger sur les objectifs de l'organisme".
Interrogé au sujet de la gestion des déchets radioactifs, l'administrateur général se dit "favorable à une solution préconisée par la loi Bataille de 1991, consistant à l'entreposage des déchets en surface et subsurface dans des entrepôts très légérement enterrés" (...), voie très prometteuse : vous retraitez les déchets, vous les stockez et vous y avez de nouveau accès si vous voulez les retraiter en fonction des progrès technologiques", rapporte Le Monde dans cet entretien.
"Si le nucléaire reste l'activité structurante du CEA, celui-ci
a reçu pour mission, lors du
Comité
internministériel de la Recherche scientifique et technologique du
1er juin 1999 d'augmenter son effort de recherche sur les énergies
alternatives", explique par ailleurs Pascal Colombani. "Nous avons
déjà une petite activité dans le solaire que nous allons
renforcer et surtout, nous allons nous focaliser sur la piste à
combustible (...). Le CEA prévoit de tripler son investissement dans
ce secteur".
L'administrateur souhaite également "ouvrir" davantage le CEA vers l'extérieur. "Des projets de collaboration sont en cours avec d'autres organismes de recherche, sous forme de Groupement d'intérêt public (GIP). Dans ce cadre, un GIP est en voie de constitution avec le CNRS, dans le domaine de la physique nucléaire, un autre est à l'étude avec l'INSERM" (Institut national de la santé et de la recherche médicale).
Dans un entretien donnné aux Echos, le 11
avril 2000, Pascal Colombani entend également renforcer la politique
de brevets du Commissariat et capitaliser son expérience "pour se
placer au croisement de la microélectronique et de
la biologie, l'un des secteurs les plus prometteurs dans le
monde de la santé".
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| Union européenne : règlementation
de l'étiquetage des produits alimentaires contenant au moins 1%
d'OGM Alimentation Lundi 10 avril 2000 Deux règlements (n°49-2000 et 50-2000) adoptés le 10 janvier dernier par la Commission européenne entrent en vigeur ce 10 avril 2000.
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| Synthèse d'un nouvel antibiotique,
version artificielle de la magaïnine Médecine Vendredi 7 avril 2000
Une équipe de chercheurs américains de l'université
du Wiscousin vient d'annoncer avoir synthétisé une nouvelle
molécule aux priorités anti-bactériennes puissantes.
Par ses puissantes propriétés
anti-bactériennes, cette molécule semble être un bon
candidat pour combattre les infections résistantes aux traitements
actuellement disponibles.
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| Sciences de la planète et
de l'environnement : les recommandations du CCSPE Politique scientifique Jeudi 6 avril 2000 Instance placée auprès du ministère chargé de la Recherche et de la Technologie, le Comité de Coordination des Sciences de la Planète et de l'Environnement (CCSPE) se consacre depuis avril 1999 à l'examen du dispositif de recherche national dans les domaines thématiques correspondant aux actions prioritaires proposées par ce ministère. Ces actions, entérinées par le Comité interministériel de la recherche Scientifique et technique et le Conseil national de la science, concernent six grands domaines :
Dans leur plus grande majorité, ces actions ont été engagées sous la forme de programmes nationaux interorganismes. S'appuyant sur des documents rédigés en cette matière (bilan de ces actions, analyse de l'ensemble des recherches menées, recensement des scientifiques et techniciens concernés dans les différents organismes) le Comité a émis ses recommandations*.
Eau et Environnement
Dans ce cadre, le Comité recommande d'assurer la cohérence
d'ensemble et la lisibilité du dispositif à partir des actions
déjà engagées par les organismes et des actions nouvelles
mises en oeuvre par le ministère (actions financées par
le Fonds National de la Science et le Fonds de la Recherche Technologique)
Le Comité poursuivra cette année la réflexion sur les services d'observation et les bases de données dans le domaine de l'eau et réexaminera l'organisation des actions précédemment conduites dans le cadre du Groupement d'intérêt public "hydrosystèmes" .
Ecologie Quantitative
Dans ce cadre, le Comité recommande la mise en place d'un programme national de recherche sur la dynamique de la biosphère continentale mobilisant le CEA, le CEMAGREF, le CIRAD, le CNRS, l'INRA, l'IRD et les Universités). Parallèlement, plusieurs actions spécifiques pourront être engagées ou poursuivies qui concerneront :
Dans le cadre de ce nouveau dispositif de recherche, le Comité souligne que "le positionnement relatif et l'interface de cette ACI et du Programme National sur les Sols et l'Erosion (PNSE) devront être précisés, notamment pour les aspects concernant la pédologie, la biologie et l'agriculture".
Le CCSPE poursuivra cette année sa réflexion en concertation
avec le Comité de Coordination des Sciences du Vivant notamment dans
les domaines de la biodiversité et de l'écotoxicologie, et
avec le Conseil pour le développement des sciences humaines et
sociales.
Risques et prévention des catastrophes naturelles Le dispositif actuel de recherche est fondé sur des Programmes Nationaux de Recherche (PNRN et PNRH), ainsi que sur des programmes du MATE (RIO, EPR), complété par un programme SHS (PRCSR) du CNRS. Ce dispositif devrait être renforcé de façon ambitieuse en assurant une cohérence d'ensemble grâce à la reprise au sein de la nouvelle Action concertée incitative (ACI) "Prévention des catastrophes naturelles", des thématiques traitées dans le PNRN et des thématiques risques traitées dans le PNRH (inondations) et le PATOM (tempêtes). Le Comité recommande, comme élément général d'une politique scientifique sur les risques naturels :
Concernant l'Action concertée incitative proprement-dite, le Comité recommande de :
Observation de la Terre Dans le domaine de la recherche, et en particulier en géodynamique interne, les travaux réalisés par les équipes françaises se situent au premier plan mondial. La communauté spatiale française dans le domaine de la "Terre solide" a ainsi acquis ces dernières années une importante capacité à proposer des missions nouvelles, comme en témoignent les propositions récentes acceptées par le CNES, l'ESA et la NASA (OERSTED, DEMETER, CHAMP, GRACE et GOCE), mais elle souffre encore d'un déficit de reconnaissance de la part des organismes, alors même qu'elle regroupe aujourd'hui de nombreux laboratoires de recherche au delà des laboratoires spatiaux traditionnels. Afin de permettre un soutien actif de l'ensemble des actions de recherche aussi bien méthodologiques que thématiques, fondées sur l'utilisation des données spatiales pour l'étude du Système Terre (Terre solide, enveloppe fluides et leurs interactions), il "apparaît donc comme impératif que les objectifs du Programme National de Télédétection Spatiale (PNTS) soient redéfinis, ou qu'un dispositif autre soit mis en place, par redéploiement des ressources correspondantes du CNES, de l'INSU et des autres organismes participants, afin de garantir des facilités d'accès aux observations spatiales existantes pour les équipes scientifiques, un soutien aux missions en cours et un soutien à la préparation des missions futures". Dans le domaine de l'observation opérationnelle, note le Comité, on dispose au contraire d'une abondance de données de capteurs différents, mais les équipes impliquées peinent à développer des applications innovantes. Qu'il s'agisse des risques naturels, de la gestion des ressources en eau, de l'agriculture de précision, ou de la forêt, les études en cours font toutes ressortir un déficit pénalisant de recherche amont sur les processus mis en jeu. Il importe donc d'impliquer un nombre significatif d'équipes dans ces développements méthodologiques (nouveaux capteurs, approche multicapteurs...). "Ceci ne pourra se faire que par la mise en place d'une action incitative, articulée avec la redéfinition des actions recherche recommandée ci-dessus, et se plaçant clairement en amont du R2IT", explique le Comité.
Système Terre et Climat Dans le domaine de la Terre solide, une telle concertation devrait concerner les programmes "Dorsales", "Intérieur de la Terre" et un nouveau programme " Paléoenvironnement " dont le CCSPE approuve la mise en place par le CNRS. Cette concertation devrait aussi laisser place à un nouveau thème de recherche sur le champ magnétique de la Terre et la simulation de l'effet dynamo. Dans le domaine des enveloppes fluides et du climat, elle concernerait principalement les programmes nationaux en relation directe avec la thématique "climat " (PNEDC, PROOF, PNCA). L'effort prioritaire dans ce domaine devrait porter sur le démarrage dans un cadre international du programme CLIVAR d'étude de la variabilité climatique qui implique certainement des moyens financiers complémentaires. Ceux-ci concernent aussi bien les actions "recherche" que le maintien des réseaux d'observation nécessaires à la collecte des données climatiques. Dans le domaine des recherches en biogéochimie marine, actuellement coordonnée au sein du programme PROOF, selon le Comité, une réflexion doit être conduite à court terme pour redéfinir les axes prioritaires de recherche, en prenant en compte la redéfinition en cours des programmes internationaux (comme le PIGB).
Le Comité souhaite également poursuivre la réflexion
cette année dans le domaine des recherches sur le climat afin
de pouvoir disposer d'un document stratégique. Celui-ci permettrait,
d'une part d'identifier les domaines prioritaires de recherche et, d'autre
part, de clarifier les liens entre recherche amont et applications
opérationnelles. Il s'appuiera sur l'effort de prospective actuellement
conduit par la division océan-atmosphère de l'INSU dans le
cadre de la préparation d'un colloque de prospective prévu
à l'automne 2000.
Lien Recherche - Décision publique
Dès lors, le Comité approuve fortement l'idée
émise dans le rapport sur le développement durable
(rapport rédigé à la demande de Lionel Jospin
par Laurence Tubiana) de créer une structure d'interface,
qui pourrait prendre la forme d'une Fondation Internationale pour l'environnement
et le développement, appuyant un réseau autour des structures
de la recherche et des autres lieux d'accumulation des compétences.
Serait ainsi créé un cadre qui rassemble des acteurs de la
décision publique, des scientifiques mais aussi des acteurs privés
ou associatifs, pour faire émerger les questions stratégiques
pertinentes, et permettant de collecter et de distribuer des
financements suffisants pour intéresser des équipes. Cette
structure aurait aussi pour objectif de consolider des équipes sur
la durée, d'associer des chercheurs contractuels confirmés,
d'accueillir des fonctionnaires ou des cadres du privé désireux
de se former par la recherche. * En complément de ces recommandations, le CCSPE souligne la nécessité, pour la plupart de ces actions, de prendre en compte la nécessité d'une coordination active avec le Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement (MATE). |
| Monsento annonce avoir réalisé
la cartographie du génome du riz Biotechnologies végétales/économie Mardi 4 avril 2000
L'avant projet de
cartographie
de génome du riz vient d'être réalisé
par les chercheurs du groupe américain Monsento et de
l'université de Washington à Seattle. Cette avancée
va permettre, selon les spécialistes, de gagner deux ans sur le
séquençage définitif de cette céréale.
Celui-ci, en cours de réalisation, vise à obtenir la formule
génétique complète de ses 12 chromosomes, soit la liste
ordonnée des 430 millions de nucléotides constitutif de son
ADN. |
Culture scientifique Lundi 3 avril 2000
Le Centre national de la recherche scientifique
(CNRS) lance sur son site web le deuxième dossier Sagascience
(http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/accueil.html)
consacré à l'eau douce. L'information scientifique et technique est l'une des missions du CNRS, qui met ici à profit l'opportunité offerte par Internet pour exposer en direct, sans contraintes de place ou d'actualisation, toutes les facettes de thèmes scientifiques, souvent complexes et transdisciplinaires. Ceci est également pour lui une occasion de montrer l'offre multiple de la recherche française en ces domaines, en s'appuyant sur tous les moyens de communication, des plus simples au plus évolués tels que vidéos ou images 3D interactives.
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Espace/culture scientifique
Le Centre national d'études spatiales lance la première
Web-télévision consacrée à l'espace
(http://www.cnes-tv.net).
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http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/science/actu/2000/avril.htm
Droits de diffusion