Pour ou contre Changer Admiroutes, Changer l'Administration

logo réforme de l'Etat

6 pages

 par Jean-Michel REY-ROBERT jm2r@wanadoo.fr

03-03-2000

Témoignage qui nous a semblé intéressant. Nous le reproduisons tel quel.

Ne changez rien.
Changer quelque chose reviendrait à changer l'esprit et rapidement ce serait disparaître.
Vous faites bien ... Continuez..
Quand à changer l'administration. Ô peuchère..; elle y est pour rien cette pôvre administration. Prise entre les administrés, et quels ...!! et ceux que l'on n'appelle d'ailleurs pas les administrateurs, mais les fonctionnaires... elle n'est pas prête de changer. Quoi que .. en réfléchissant, on pourrait peut être ... et finalement ce serait même assez simple : il faut et il suffit ... de supprimer les réseaux. Plus de circuits et de réseaux, syndicaux, politiques, confessionnels, d'anciens de ceci, membres des clubs de cela .. les réseaux qui s'annoncent et ceux qui se cachent... et qui font que l'on ne sait jamais à qui l'on à faire, qui font qu'un subordonné est en réalité le supérieur dans la décision, et qui font que du concierge au Directeur, tout le monde se vouvoie devant le monde, se tutoie et s'apostrophe dans les coulisses.
Bon et tant qu'à rêver, il faut arrêter de faire en sorte que le fonctionnaire soit un entrepreneur. Et surtout savoir ce qu'il fait de son pouvoir.. vers qui ... individuel ou groupe, il oriente ses actions. Et là, sérieusement, arrêter les abus ... Se croyant tout permis, parce que "couvert", ca commence singulièrement à se voir, même de nuit. Si vous saviez les conséquences de ce qui, en temps normaux, pourrait le plus simplement du monde être qualifié, au moins, de malhonnêteté intellectuelle.
Bon, et après j'arrête de rêver, tant qu'à reconnaître implicitement que la Justice n'était pas indépendante, (comme si le fait que des politiques malhonnêtes faisant pression sur les faiblesses des hommes qu'ils ont eux-mêmes mis en place ou par réseau interposé, était le reflet de l'ensemble des attitudes de tous les fonctionnaires !!), pourquoi ne pas élargir les modalités d'indépendance aux autres administrations.
Après tout, il est singulièrement plus aisé de faire pression sur beaucoup d'autres administration que sur celle de la Justice.
Et que l'on ne nous parle plus d'un service public dit de qualité, quand il s'agit simplement de demande non plus syndicale, mais corporatiste, et toujours purement matérielle et bien évidemment centripète. A l'instant ou j'écris ces lignes, j'entends un délégué se plaindre de ce qu'internet va supprimer le contact "humain" entre l'administration et les administrés. Je dois rêver !!
Bon, tant pis, à y être, autant continuer; si l'on pouvait arrêter le prosélytisme, ca ne serait pas mal; après tout, il n'y a pas d'un coté la nouvelle bourgeoisie de Calais et ses fonctionnaires de père en fils, et de l'autre le petit peuple.
Ca serait bien que des jeunes puissent trouver un emploi d'été sans être le fils de ... Ca serait bien, si les emplois d'étudiant n'étaient pas aussi conditionnés à l'appartenance à la famille, ou à un réseau ... Et ca va de la Banque de France, en passant par les banques (toutes), les administrations (toutes), la Sécu et ses filiales, aux "grosses entreprises" qui par leur monopole rejoignent les principes des administrations, ect ... ect ...
- et je rejoins là le sujet qui m'a décidé à faire ce papier : ce qui se passe chez les médecins, avec leurs ordres moyenâgeux (comme tous les Ordres, sans exception, aucune): ma fille s'est découvert une vocation d'orthophoniste. Pourquoi, comment, peu importe. J'ai été dans l'incapacité de lui dire que cela est peine perdue. Pourquoi ? parce que je ne suis pas médecin, ne fais parti d'aucun réseau et parce qu'elle n'a pas 19 de moyenne. Je n'ai pas réussi à le lui dire. Cette année, "ils" ont fait fort; le concours, car là aussi, il y a le "numéris clausus" (une invention morale d'une société de libre concurrence, faite pour que la société évolue..; sans rire !!), se passe le même jour, à lyon, à marseille, à nice et à Montpellier. C'est ça l'égalité et la multiplication des chances.!!
Dans le même temps, un directeur de CROUS a pondu un rapport, au terme duquel il conclut qu'il serait bien que les étudiants reçoivent 2.000 F par mois pour leurs études. Déjà à entendre cela, j'ai bondi de colère. Comment peut-on imaginer qu'une société puisse avoir comme ambition, une jeunesse qui étudie en ayant 2.000 F par mois. Je me prenais à regretter qu'un tel rapport ait été donné (donné n'est sans doute pas le mot juste) à faire au Directeur d'un organisme dont on ne peut pas dire que la finalité soit le principal souci : à titre d'exemple, les bourses commencent à être payées 3 mois après les rentrées universitaires. Dans l'entre-temps ?!.. qu'ils se débrouillent. Et quand un gentil ou une gentille, ose venir demander des nouvelles à la fonctionnaire en charge, parce que le propriétaire réclame le loyer, et qu'elle en est à "mendier' le partage d'un sandwich avec sa copine, la réponse est loin de la simple correction due à tous rapports. J'exagère ?. Faites l'expérience ... allez y, au hasard... je l'ai fait .. édifiant. Mais, aucun des Directeurs de CROUS ne doit le savoir, pas plus que dans les Conseils Généraux aux grands élans sociaux. Et commencez donc par tenter des les joindre au téléphone. Ca rejoint les appels téléphoniques aux allocations familiales. J'exagère encore ? Faites le donc … maintenant.²
Ensuite, les redoublants. D'abord, il faut examiner les conditions des redoublements. Et même si je faisais semblant de ne pas y croire, je n'arrive pas à me persuader d'une part que certaines échéances électorales sont sans influence, et que de l'autre, l'on ne recherche pas à faire de la main d'œuvre "bon marché"; vous savez celle qui est sans qualification, ni compétence.
Faire redoubler pour un manque de 0.25 points, en connaissant les conditions de notations (et plus loin de vie et de compétences de certains professeurs), ca donne le vertige. Et bien, le fautif redoublant, cet âne sans mérite, n'aura pas de bourse.
Et d'une. Bien évidemment, dans le même temps, on fait abstraction de tout ce qui peut arriver à quiconque pendant un laps de temps de sa vie, comme la maladie, le stress de l'isolement, stress de l'absence de ressources, de recherches multiples de ressources, sans les trouver, sans compter les aléas liés à la simple vie de tous les jours. Non tout ca, c'est sans influence sur la qualité et les résultats des études; et ça n'existe que dans la vie active. Et uniquement pour les travaux pénibles. Et je ne dis pas ce que sont aujourd'hui les travaux pénibles, car je serais taxé de mauvais esprit. Mais tout de même; si j'en crois les actualités -et pas depuis hier- ca ne concerne essentiellement que les fonctionnaires de la sécu, de l'éducation. Eux ont le droit (oui c'est un droit) à X jours de maladie, d'absences ect ..; y'a des quotas: la maladie est réglementée chez eux, (comme chez bien d'autres).
Donc un étudiant qui redouble est forcément un fainéant profiteur des largesses de la "société' et des impôts payés par les riches, seuls méritants. Donc pas de bourse. Sauf exception. Et alors là, va connaître le délai de décision de l'exception. Elle vient quasiment au 3/4 de l'année. Dans l'entre temps ??!!... débrouilles toi.
Mais l'histoire ne finit pas là: un débat sur LCI, chaîne indépendante s'il en est, notamment de tout rapport avec un libéralisme exacerbé, avec le "rapporteur" (si j'ose dire) et un sénateur (pour la petite histoire, des Hauts de Seine). Fort de sa représentativité de Sénateur, qui n'est pas un modèle de démocratie (la représentativité), vient nous dire que c'est une honte que d'écrire dans un rapport qu'il est nécessaire de donner 2.000 F à des étudiants, car ca fait courir le risque à la société entière de bâtir un modèle d'assistés.
Pensez donc, on court le risque que ceux là fassent comme les autres. En dehors du fait qu'il y a longtemps que ce système est en place, j'apprends ensuite, que ce Sénateur a été Inspecteur Général de l'Education. Alors là, on commence à comprendre comment cette administration est devenue ingérable.
Ensuite, il nous explique que lui-même, pendant ses études, était salarié, sous entendant ainsi tout le mérite et la difficulté de son parcours. Ce qui est bien. Donc il parle d'expériences. Très bien !!
Puis, dans un soupir à peine audible, on apprend qu'il était salarié à la Sécu. Alors là ..; c'est le comble.
Ce brave Sénateur, qui était "président' d'une association d'étudiants (et à l'époque faut connaître les circuits de nomination, d'élection pour comprendre que sa "référence" n'est pas non plus un modèle, bien au contraire) a donc obtenu de haute lutte sans doute, cet emploi salarié à la sécu.
Et on imagine sans mal, qu'il devait avoir un travail pénible, un nombre incalculable d'heures de "travail", des vexations à tous les étages, et pas d'avantages, type CE, (au hasard). Et c'est dans ces conditions d'extrême pénibilité qu'il a pu brillamment réussir ses études. Le recrutement des salariés/étudiants à la sécu doit sans doute se faire par "concours" !!
Pour moi, ca rejoint un goût d'ignoble que d'avoir profité quasiment toute sa vie de combines, et de venir proposer des évolutions en projection arrière. Notre société voudrait donc une jeunesse de manœuvres, des étudiants qui, en réalité, serait dans la vie active, et dont la perspective, ne serait pas d'acquérir le maximum de connaissances dans les meilleures conditions. Mais pourquoi et à quoi travaillons-nous alors!!! Ce brave Sénateur, par ailleurs très fort en bouche, pensez donc, un sapiteur comme lui, seul à savoir, par définition et même par fonction, doit avoir la réponse.
Il y a comme ca, dans la vie, des moments où l'on a honte de cette organisation amorale. C'est ce qui m'a empêché de l'expliquer à ma fille. Et j'aurai du lui parler aussi, de certains concours qui ne s'écrivent qu'au crayon mine.
Il y a tellement à dire; tellement de choses visibles sans qu'il soit besoin de 'rapports', tellement d'échelons, de fonctions qui savent, sans faire, sans dire sans doute, que l'on se demande si l'on habite sur la même planète que ceux qui prétendent vouloir diriger le pays, et qui le font.
Un exemple, juste pour souffler: 180 MdF du Crédit Lyonnais, plus, par estimation à la louche une multiplication par, au moins 5, par ailleurs, style tonneaux des danaïdes du tunnel sous ceci et cela (car ca continue encore et encore), ca nous fait dans les 900 Mdf. (si quelqu'un veut du détail, il peut aisément se le procurer sur internet; il y a plein d'âmes charitables qui se feront un plaisir de leur donner. Et je ne suis pas sur que ca n'est pas supérieur). Bien évidemment, ils sont quelque part, ces 900 MdF … mais je ne vois personne aller les chercher.
Il y a, encore à la louche : 300.000 étudiants. Au tarif du "rapporteur", il y aurait de quoi payer ces 300.000 étudiants pendant prêt d'un siècle et demi. Disons la moitié, si l'on veut tenir compte qu'il y a eu une valeur ajoutée utile .. à ces valeurs soustraites. Et la, le brave sénateur ne s'offusque pas d'avoir payé des impôts en direction "d'assistés" qui eux sont bien moins nombreux, et que même moi je peux identifier. lui qui est si proche des "réalités" doit sans doute les méconnaître.
Alors, quand quelques voix s'élèvent pour tenter de faire bouger, en parlant vrai et dans leur temps (ce qui n'est pas le moindre des mérites), et que jusqu'alors on n'a pas cherché à les bâillonner, surtout, surtout, ne changeons rien.
Car ca n'est pas si facile. Généralement, les meilleurs attendent la retraite pour parler; enfin en petit comité.
Même pour écrire ces quelques lignes, j'ai hésité. Car il y a une autre caractéristique aux bêtises humaines et donc administratives.
C'est la méchanceté et l'acharnement. "Donnez du pouvoir à un primaire, vous en faites un dictateur".
Et malheureusement, c'est par expérience (pas la même que celle du sénateur) que je parle. Ca doit se remarquer au ton de ce "papier".
Il m'est arrivé, rarement, d'en parler. Il m'a été dit : "mais pourquoi les fonctionnaire seraient-il différents des autres". Certes. Mais il y a une réponse qui m'apparaît évidente; mais je dois me tromper. Et elle se décline en de nombreuses notions. Parce qu'ils sont fonctionnaires. Qu'ils sont là pour administrer. Dans l'intérêt général. C'est tellement simple, que je dois forcément me tromper.
C'est ce fameux intérêt, qui n'est pas particulier, ni pour eux, ni pour leur alter égo, ni pour d'autres. Qui n'est même pas l'intérêt de l'administration, comme on nous le sert à tout moment pour justifier de tout. Parce que chaque fonctionnaire devrait être gardien de ce bien public. Et en toutes circonstances. Et avec des valeurs d'hommes. La dignité bon sang.
Il y en a qui le font. Oui sans doute. Malheur à eux, car les autres doivent les viser en permanence. Et quelle énergie doivent-ils déployer pour rester "indépendants". Et quel risques pour leur "carriére". Et j'ai du mal à penser qu'ils sont majoitaires.
En résumé et pour employer des mots simples, bien que rustres: les réseaux sont la gangrène de l'Administration, comme ils le sont du pays.
Et pour alimenter une réflexion, car elle est indispensable, le sujet est plus grave qu'on ne le croit. Les réseaux sont toujours proches des maffias. Pas moins. Ca se voit de façon simple: c'est quand le plus nombre pense que tout est permis. On y est. Depuis 15 ans, ca monte en pression. Partout. Et un de ces jours, on va arriver à constater qu'après l'italiennisation des structures, on aura, enfin (pour certains .. j'ai des noms) atteint le modèle japonais dont on nous rebattu les oreilles pendant des années: la bi polarisation de la société : d'un coté le propre des entreprises internationales et de l'autre le propre (sans doute le même) de la maffia. Que chacun choisisse son camp: s'il y a une 3éme voie, qu'on la fasse connaître.
Ca n'existe pas, tout ça n'est que de la fiction !! Bien sur; c'est à se demander ce qui s'est mis en place le plus facilement après la "chute du mur de berlin".
Et il n'y a rien à craindre de ceux qui l'ont inventé, et qui sont en train de se "réveiller". Tout ca n'est que fiction.
La mafia n'existe pas aux USA, pas plus que chez nous. Il y a au moins un député, lui aussi auteur d'un rapport qui doit se tromper.
Je ne suis donc pas seul.
Bon, stop, faisons semblant de .. Tout va bien, écoutons les infos des journalistes (de plus en plus indépendants eux-aussi):
- les start up lèvent des fonds (dont beaucoup sentent ce qu'ils sont: le fond. Comme si les histoires de canal et de tunnel n'avaient jamais existées; les spéculateurs recommencent;
- et toujours encouragés par les mêmes, et malheureusement on retrouve parmi eux, l'Etat ou l'Administration ou certains de leurs commis, grands ou petits;
- ca fera comme pour les AFUL, avec les mêmes escrocs prêtes noms, et les même bénéficiaires. On remplacera seulement les agents immobiliers par des communicateurs, grands développeurs devant l'éternel.
- la net économie va tout régler, l'ultra libéralisme seul vainqueur. Mort aux gentils. Quelle idée ont-ils d'ambitionner de vivre normalement!!
- Internet est d'emblée fautif de tout. Il ne faut pas le brider !! non, internet c'est grand, c'est beau,.. mais il faut juste le réglementer !! Qui prend les paris que ça va arriver. … mais que les hackers vont s'énerver, et cette fois pour de bon !! he oui, quoi que certains inventent ou légiférent ici ou la, il y aura toujours un graffiti pour les anti graffitis. Quand à la répression dans ce domaine: tu iras toi, punir quelques 100.000, 200.000 hackers, plus quelques millions de chinois. Et vas les identifier, lorsqu'ils auront voler un portable et qu'ils transmettront leurs trucs du fond de la forêt machin en Papouasie orientale, juste à gauche du buisson… la CIA les trouvera, c'est sur, elle peut pas se tromper. D'autant plus que le gars va rester sur place, ou envoyer son nom. Au total, un sénateur qui les aura énervés, et ce que la société leur aura refusé, he bien, ils le prendront ou le casseront. C'est ca la future révolution. Elle ne se passera pas avec le petit Mao illustré à la main, à la bouche (nota: pour les besoins "alimentaires"), l'ordre et la discipline syndicale, la canalisation cachée des influences bien pensantes, ni même avec la récupération bien sentie. Mais c'est peut être aussi le seul espoir (faut voir).
- Je disais donc.. ha oui, tout va bien..
- le chômage baisse et ceux qui n'étaient pas qualifiés hier le sont aujourd'hui. Au passage j'imagine les idées profondes du sénateur, inspecteur général de l'éducation, lorsqu'il traite de ces "gens là"; c'est à dire ceux qui, après avoir finis par éjection leurs études, faute d'avoir été planqués au mérite à la sécu, se retrouvent sur la marché du travail; avec l'esprit libre et tous ces mercis à donner à la société. Là c'est plus le vertige auquel on a à faire face, c'est le vide sidéral. Et ensuite expliques leur que c'est leur faute et qu'il faut qu'ils entrent dans le circuit de l'insertion, tenu par des directeurs qui n'ont que 2 soucis: une histoire sociale à raconter pour montrer tout le caractére indispensable de l'action qui les conduit à leur salaire mensuel.
- Et puis comme a une politique forte pour eux, tout va bien; par exemple, on n'a pas tué par une disposition réglementaire le travail temporaire par l'insertion par l'économique (qui seule justifie le travail temporaire), pour faire plaisir à .. disons un lobby pour ne pas faire écho. Et cette politique est bien relayée dans les administrations, et surtout elle ne s'applique pas en direction des "réseaux" … non non !! tout cela se fait dans la neutralité et l'indépendance. Dormez tranquille.
- et puis, c'est récent, il y a moins d'absents pour maladies à la Sécu et à l'URSSAFqu'ailleurs, et sans doute moins de "longue maladie" chez les membres de leurs familles. Définition de la longue maladie: chose qui arrive aprés la titularisation et qui finit dés que les conditions de la retraite sont acquises. Et les médecins contrôleurs et autres rouages se comportent avec eux plus durement qu'ils ne se comportent avec des handicapés ou des personnes âgées auxquels "on" supprime de loin en loin leur trop plein d'avantages. Assistés eux-aussi, comme les étudiants.
- il n'y a pas 15 jours de congés tous les 2 mois pour certains, et ça ne fait pas le bonheur des tours opérators. Aussi, pourquoi est-ce qu'à chaque fois que je vois des groupes dans les aéroports, vais-je m'enquérir de savoir d'où ils viennent. Pour me faire du mal sans doute. Et quel dommage que l'on ne puisse pas connaître le noms des accompagnants -qui ont les même "inconvénients".
- il n'y a pas de fondations en faux nez pour entretenir la cour d'une reine, en état futur de "hautes fonctions". Ca n'existe pas, et ca n'est pas financé par des entreprises qui faisaient partie antérieurement d'un "club" d'entrepreneurs conseilleurs. C'est de la fiction tout ca. Et quand au financement, il ne vient pas en grande partie, pour ne pas dire en totalité de l'Etat, c'est à dire de tous. Ca, c'est du mauvais esprit.
- ect .. ect ...
Donc tout va bien, retrouvons notre optimisme et l'enthousiasme des 3 singes.
Et pour terminer : comment changer les choses:
- d'abord en basant TOUT sur la valeur ajoutée (la vraie, pas cette TVA mal nommée). Et pour donner du grain à moudre aux économistes (sans cela ils vont se répandre partout pour faire les intéressants, et il se trouvera toujours un politique et un journaliste intelligent, pour reprendre et amplifier, ce qui fera de la pub et de la réputation aux uns et aux autres; une sorte de communication à la parisienne), faire des tranches de valeur ajoutée. Ce qui est aussi nécessaire pour ne pas déséquilibrer trop brutalement (habitude bien française que de vouloir changer du jour au lendemain, quand ca n'est pas à effet rétroactif). L'effet est de faire en sorte que ''l'employeur (l'entreprise, personne morale) ait un intérêt (au sens capitaliste) à salarier (directement) le plus de personnes/main d'œuvre possible. Le total inverse d'aujourd'hui, malgré toutes les mesures mises en place depuis 30 ans, et qui ne sont le reflet que de politiques de désespérés. Et dire que "certains" imaginent encore qu'on ne les voit pas lorsqu'ils occupent l'actualité pendant des semaines pour annoncer des mesures, et que dans le même temps ils font tout, avec le relais de l'administration, pour qu'elles ne s'appliquent pas. Ils sont naïfs ou quoi ?!
- Et en accompagnement, le paiement de l'impôt à la source. Combien a-t-on tué de familles et de vies avec ces impôts et ces méthodes d'un autre age. Qui, contre la peine de mort, s'en soucie ??!! Sans doute ceux qui reçoivent des primes pour les recouvrements par les subordonnés. C'est sans doute ca la nouvelle morale ultra libérale et socialiste.
- ensuite, en définissant, établissant par écrit et partout les OVF : Objet, valeurs, finalités et fonctionnement. Exercice qui rétablirait bon nombre de situations ou chacun à perdu de vue l'essentiel, et ou les pouvoirs/valeurs et les finalités ont totalement dérivés : quelqu'un pourrait m'expliquer comment il peut se créer plus de mutuelles de santé et de retraite que d'épiceries; alors que les régimes généraux qui encaissent beaucoup plus, sans commune mesure, se plaignent d'une faillite dont certains disaient il n'y a pas si longtemps, qu'elle était imaginaire.
- ensuite en faisant en sorte de casser tous les seuils des conventions collectives (et ils sont nombreux), et dans le même temps revoir les attributions (et les conséquences en coûts directs et induits des actions à mener avec les CE, les délégués ect... (tout le monde n'est pas la SNCF ou Renault, entreprises "habituées" à gérer les situations, et qui n'ont pas pour "objectif d'employer le maximum de salariés) et le passage ces seuils revient à faire un bond en arrière dans la plupart des entreprises. D'ailleurs un grand nombre reste en dessous; nombreuses sont celles qui "filialisent". Mais peut être que cela en aide d'autres à conserver des positions.
- pour rester sur les conventions collectives : à qualifications égales, faire des classifications (valeurs de points) qui se recouvrent, de façon à permettre d'inclure d'autres notions de QE, comme l'ancienneté, l'antériorité dans la qualification ou la fonction, ou simplement l'age. Ceci pour commencer à supprimer ces gestions de primes qui sont devenues des marchés de boutiquiers.
- enfin, faire en sorte de permettre des accords collectifs ou d'entreprises sous 5 conditions: Réversibilité, non opposabilité individuelle, conditionnel, planification et arbitrage) : avec ca, tout peut être permis.
- Tant pis, j'ose; à quand la fin de ce no man land qu'est le secteur de l'entreprise, et la création d'une police "commerciale". Oui, la fin de cette administration du travail construite sur des bases de contre paternalisme, qui est aussi du paternalisme aux méthodes tayloriennes.
Bon, j'espère que la longueur de ce papier, son ton discourtois, fera qu'il ne sera pas mis en ligne.
Alors, mon souhait (pour en revenir au sujet ) , s'il vous plait, ne changez rien;. Ce travail, le votre, est l'un des rares à permettre des évolutions.
Trompez-vous, rectifiez ou pas, mais continuez.
Ho que j'ai du mal à cliquer sur ce bouton de "send"... il faut toujours tourner 7 fois autour du bouton avant de sender.
Tant pis, continuons à rester jeune..... malgré tout, et à tenter d'encourager l'intelligence et l'action. Cordialement

http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/reforme/changer.htm