Les banques et l'euro
Le point en avril 2001

6 pages

Virginie Rousselot redaction@ipsofaxo.com

9 avril 2001

 

Ce dossier est publié avec la gracieuse autorisation de son auteur, que nous remercions. Il n'exprime pas nécessairement le point de vue d'Admiroutes. On peut le retrouver, ainsi que d'autres, sur le site de ipsofaxo (www.ipsofaxo.com). Admiroutes

Les services bancaires, une problématique européenne et nationale

La mise en circulation de l'euro le 1er janvier 2002 est une étape importante dans la vie de l'Union européenne. Pour la première fois, les Européens vont être face à un élément réellement concret, commun aux 12 pays de l'Union Monétaire. Lorsque nous parlons argent, nous pensons forcément à notre banque puisque c'est elle, dirigée par la Banque de France, qui gère notre argent. Il est donc logique que le système bancaire de chaque pays de l'Union Monétaire participe activement au passage à l'euro.

Le système bancaire européen est régi par une sorte de hiérarchie. La Banque Centrale Européenne (BCE) donne les grandes directives à respecter pour mettre l'euro en circulation. Les Banques Centrales Nationales (BCN) de chaque pays se font le relais de ces indications, produisent pièces et billets pour son pays et dirigent chaque établissement de crédit dans la mise en circulation de la nouvelle monnaie. 

Nos banques sont donc dirigées dans les grandes lignes par la BCN de son pays. Nous allons nous attarder sur les établissements de crédit en France.

Dans un document daté du 10 janvier 2001, la BCE souligne que " les BCN jouent un rôle essentiel dans la distribution des pièces en euro". Ce document, nommé "Orientation de la Banque Centrale Européenne" fixe les modalités à respecter par les BCN pour la pré-alimentation des établissements de crédit. Nous retrouvons ici le rôle traditionnel de la BCE : donner les grandes directions à suivre. La BCE rappelle d'ailleurs que chaque BCN doit "prendre en compte les particularités nationales" et "adopter une méthode non bureaucratique et souple" afin de faciliter le passage à l'euro. 

La Banque de France doit tenir compte de ces dispositions pour guider les établissements de crédit dans la mise en circulation de l'euro. La prochaine grande étape avant le 1er janvier 2002 est la pré-alimentation des établissements de crédit.

Accès à l'Orientation de la Banque Centrale Européenne

La préalimentation

Pour éviter de gros problèmes logistiques et réduire les coûts, la BCE autorise les BCN à préalimenter les établissements de crédit en billets et pièces en euro dès le 1er septembre 2001. Sous certaines conditions, chaque BCN peut autoriser ces établissements à les distribuer dans leurs succursales de la zone euro dès cette date (à partir du 1er décembre 2001 pour les succursales extérieures à la zone euro).

Cependant, il est formellement interdit aux établissements de crédit de faire circuler ces pièces et billets parmi le grand public avant le 1er janvier 2002. De toute façon, ils n'auraient aucune valeur avant cette date (l'euro n'a cours légal qu'à partir du 1er janvier 2002 à 00h00, heure locale). Un système de vérification devra être mis en place par les BCN. En cas de manquement, les banques payeront des pénalités contractuelles ou réglementaires "pour un montant proportionnel au dommage subi". C'est pourquoi les BCN, qui reste propriétaire de l'argent jusqu'au 1er janvier 2002, doivent veiller à ce que les banques souscrivent une assurance couvrant "au moins les risques de dommage, de vol et de vol aggravé" et doivent exiger une garde sécurisée des stocks.

Actuellement, les banques françaises, représentées par l'Association Française des Banques (AFB), font les derniers préparatifs pour que cette préalimentation se déroule correctement. L'AFB souligne les enjeux logistiques, sécuritaires et organisationnelles d'une telle opération. 

Les trois phases

Le Comité National de l'Euro s'est réuni le 11 février 2000 pour mettre au point les orientations nationales pour l'introduction des pièces et billets en euro. Le document issu de ce comité résume les trois phases qui composent l'introduction de l'euro : l'automne 2001 pour une préparation logistique et psychologique, de 1er janvier 2002 au 17 février 2002 pour une période de double circulation et à partir du 18 février 2002 pour la reprise totale des francs.

    1. Automne 2001 : préalimentation
        - dès le 15 décembre, les commerçants sont alimentés en euros pour leur fonds de caisse. 
        - 80% des distributeurs automatiques de billets devront être opérationnels au 1er janvier 2002.  
        - pour que le grand public et notamment les populations en difficultés se familiarise avec la nouvelle monnaie, chaque citoyen pourra se procurer un "porte-monnaie euro" d'une valeur de 100 francs, contenant 40 pièces en euro. 

Les banques constituent le rouage principal de ces trois étapes. Un gros travail de maintenance les attend avec la mise à niveau des distributeurs. Leur rôle auprès du public, commerçants et particuliers, se révèle primordial. Une grande campagne de communication nationale sera lancée afin d'expliquer ces trois phases au grand public mais c'est dans leur agence que tous viendront chercher des renseignements.

    2. du 1er janvier 2002 au 17 février 2002 : 3 objectifs 
        -
mettre en circulation la totalité des billets et pièces en euro prévus
        - assurer la fluidité des transactions courantes
        - retirer progressivement les francs. 
Tous les distributeurs automatiques de billets ainsi que les monnayeurs (distributeurs de boissons...) seront mis à niveau. Le rôle des commerçants est très important dans l'introduction de l'euro puisqu'ils "sont invités" à rendre la monnaie en euro lorsqu'un client les règle en francs. Cette période de transition dure quelques semaines pour que le grand public ait le temps de s'approprier la nouvelle monnaie. Une marge de sécurité a aussi été prévue pour achever la distribution des euros. Mais l'objectif est que l'essentiel de la mise en circulation soit faite dès les 10 premiers jours de 2002. Durant cette étape, les banques ont toujours ce rôle essentiel. 

    3. Pendant quelques mois, la reprise des francs constitue la troisième étape. 
Les consommateurs pourront échanger leurs francs dans les banques. Après cette période, les pièces pourront être échangées pendant 1 an aux guichets de la Banque de France et les billets jusqu'en février 2012.

Les relations entre les plus hautes sphères européennes et notre petite agence de quartier sont loin d'être simples. Tout se complique encore lorsqu'il faut prendre en compte l'organisation matérielle et humaine de chaque banque. 

 

L'organisation de la mise en circulation de l'euro

Les marchés de capitaux sont passés à l'euro le 1er janvier 1999. Les banques ont donc dû appréhender l'euro bien avant cette date. Ce premier passage a mobilisé plus de 10 000 personnes pendant 3 jours et 3 nuits d'après l'Association Française des Etablissements de Crédit et d'Entreprises d'Investissement (AFACEI). Ces chiffres, pourtant déjà impressionnants n'ont rien à voir avec ce qui attend les banques pour la mise en circulation de l'euro fiduciaire. 
Jean LAURENT, Directeur Général de la Caisse nationale du Crédit Agricole et Président de la Fédération Bancaire Française (FBF) souligne que "nous parlons de 300 milliards de francs de monnaie fiduciaire à échanger". L'organisation matérielle et humaine est loin d'être finalisée. Où stocker les tonnes de billets et de pièces en euros prévues dans la système de préalimentation ? Où stocker les 27000 tonnes de pièces et de billets en francs rapportés dans les agences ? 

Organisation matérielle et humaine
D'énormes problèmes de sécurité se posent de fait. Il va falloir renforcer les systèmes actuels pour sécuriser tous ces stocks. D'autant plus que le nombre de hold-ups est passé de 658 en 1999 à 1 000 en 2000 (Les Echos du 1er mars 2001). Que faire des fonds récoltés ? Les agences pourront-elles les détruire ou du moins les marquer pour éviter les tentations ? L'AFECEI précise que les banquiers attendent un cahier des charges de la Banque de France pour préciser tous ces points.
De plus, le nombre de guichetiers à considérablement baissé du fait des distributeurs automatiques. Les banques vont donc devoir embaucher du personnel supplémentaire pour accueillir le public et ranger l'ancienne monnaie. Elles sont actuellement en discussion avec les syndicats pour définir les nouvelles conditions de travail dues aux horaires supplémentaires que le salariés feront certainement.

Coûts
Le passage à l'euro va engendrer des coûts nouveaux pour les banques. Elles vont devoir débourser 11,5 milliards de francs pour l'échange des pièces et billets (chiffre annoncé par la FBF). La dépense comprend la facture des transporteurs de fonds qui devront alimenter les agences dès septembre 2001, l'augmentation et la formation du personnel, l'amélioration de la sécurité désirée par la BCE et l'augmentation des primes d'assurance due à l'augmentation des encaisses en agence. A cette somme s'ajoute 10 milliard de francs pour le basculement informatique. Elle ne tient pas compte du manque à gagner : les guichetiers vont enregistrer des transactions sans valeur ajoutée.

Pour faire face à tous ces frais, les banques souhaitent que les pouvoirs publics prennent en compte cette facture dans la prochaine loi des finances par exemple en baissant les impôts propres à la profession (taxe salariale, contribution des institutions financières...). Elles attendent au moins un geste dans d'autres négociations comme pour le dossier des chèques payants. Mais fin janvier, Laurent FABIUS, Ministre de l'Economie et des Finances, a rappelé une décision prise par l'Union Européenne : les banques et entreprises doivent supporter seules les frais engendrés par le passage à l'euro. Cependant, l'Etat a annoncé quelques mesures pour les sociétés : les règles d'amortissement des dépenses seront précisées et un texte est en préparation pour éviter les écarts dus aux arrondis qui engendrent des frais supplémentaires.

Les relations banques - entreprises

L'un des principaux partenaires des entreprises est bien sa (ou ses) banque(s). Elle les aide non seulement à gérer leur argent mais c'est également auprès d'elle que les chefs d'entreprise vont chercher informations et conseils. D'après une enquête menée par la SOFRES pour l'AFB à l'automne 2000, plus de 50% des 1004 dirigeants de PME interrogés sont très satisfaits de la fiabilité de leur banque. Plus de 40% se disent également très satisfaits de la rapidité d'exécution et de la disponibilité de leurs interlocuteurs. L'image des banques auprès des chefs d'entreprise est donc très positive, au point que 83% des personnes interrogées recommanderaient leur banque à un autre chef d'entreprise. Mais il reste des progrès à accomplir, notamment sur l'étendue de la gamme des services et sur l'information autour de ces services (environ 20% des personnes interrogées se disent satisfaites dans ces domaines).

Le rôle des banques dans le passage à l'euro devient de plus en plus important depuis 1999. En 1998, 42% des chefs d'entreprise se tournaient vers les prestataires informatiques pour se préparer à l'euro. En 1999, 37% font appel aux experts comptables (31% aux prestataires informatiques). Ce changement de direction s'est également fait ressentir dans les banques. 60% des personnes interrogées sont allées se renseigner dans leur banque en 1999. 90% de ces personnes se disent satisfaites des réponses obtenues. Les banques remplissent donc bien leur rôle de conseiller. 
Mais seulement 5,5% des entreprises ont basculer à l'euro en 2000. 70% des PME préfèrent attendre le second semestre 2001 pour sauter le pas. Cette attitude passéiste inquiète les banquiers. Lors du forum "Tremplin pour l'euro" qui a réuni 529 banquiers à Courchevel, à l'initiative de la Caisse d'Epargne, en février 2001, 51% des personnes présentes se sont avouées inquiètes pour les entreprises et 58% pessimistes pour les commerçants. Le secteur bancaire est donc conscient de l'énorme travail qu'il reste à accomplir dans l'accompagnement des entreprises. 

Ce constat est renforcé par nos propres observations. Le sondage placé sur la page d'accueil de www.ipsofaxo.com depuis debut mars n'a pas reçu énormément de réponses (19 en tout) mais elles sont significatives : 17 personnes pensent que le banques n'ont pas fait suffisamment d'efforts pour les préparer au passage à l'euro (soit 89,5% des réponses). Ce chiffre est consolidé par le témoignage que Jane Franck a laissé sur notre forum le 23 mars. Elle a une petite société de nettoyage qui compte 5 salariés. Elle souhaitait "régler rapidement ce dossier du basculement". Elle s'est naturellement tournée vers son banquier. Mais ce dernier lui a juste indiqué qu'elle recevait des relevés de compte en double-affichage (elle l'avait déjà remarqué), qu'elle allait pouvoir régler par chèque et carte de crédit en euro et qu'elle allait recevoir une newsletter sur le sujet. Déçue et quelque peu énervée, elle remarque qu'il y a "un peu d'abus". Elle pense que les banquiers "ne reçoivent aucune formation pour faire du conseil aux entreprises". Ce témoignage et ces chiffres amènent une réflexion : il existe encore une énorme distance entre les volontés affichées en haut lieu et la réalité du terrain. Il reste beaucoup à faire. 

Les banques suivent en général trois étapes dans l'accompagnement des entreprises vers l'euro. L'année 2000 est consacrée à l'incitation. Les banques font leur possible pour faciliter le basculement des entreprises qui ont décidé de devancer la date fatidique. Les conseillers incitent les entreprises à accélérer les travaux préparatoires, à coordonner les travaux avec les divers partenaires et les planifier. Le premier semestre 2001 est lié à l'intensification du rythme des basculements. Il faut tout faire pour que les entreprises qui ont abordé l'euro en 2000 basculent durant cette période. Les terminaux de paiement électronique doivent également être adaptés avant le 30 juin. Pendant le second trimestre 2001, les banques exécutent les derniers basculements. Idéalement, ces opérations doivent être terminées à l'automne pour ne pas se superposer avec la mise en circulation de l'euro fiduciaire. 

 

Les outils

Pour concorder avec leur rôle de conseillères, les banques ont mis un ensemble d'outils à la disposition des clients. Chaque banque propose bien sûr ses propres services pour se démarquer de la concurrence. 

Depuis le 29 mars 2001, nous visitons les sites Internet de quelques banques afin de relever quels types d'outils sont employés pour aider et conseiller les entreprises dans leur passage à l'euro. L'objectif de ce paragraphe est de faire un point sur les outils mis en place, et pas de faire de la publicité pour telle ou telle banque ni de développer une liste exhaustive du paysage bancaire français. De plus, nous ne sommes pas allés sur place pour connaître tous les outils et les banques que ne parlent pas de l'euro sur leur site développe peut-être en parallèle de très bons outils que nous ne connaissons pas. Nous n'aborderons ici que les outils dédiés aux entreprises.

Tous les sites visités développent les informations généralistes que l'on peut trouver partout : étapes à accomplir, impacts à attendre sur tous les secteurs de l'entreprise... L'Internet devient ici un support d'information comme un autre. Le but est de fournir au moins des informations de même niveau que les concurrents. Toutes les banques développent également des brochures et des guides qui donnent ces mêmes informations. Certaines les présentent sur leur site comme le Crédit Mutuel, la Caisse d'Epargne, la BNP et le Crédit Lyonnais mais il faut aller en agence pour se les procurer. Toutes les banques disposent d'une lettre d'informations régulière qu'elles envoient à leurs clients ("Rendez-vous" de la Banque Populaire de Strasbourg, la Lettre d'Info de la SNVB, Alinéa pour la Caisse d'Epargne...). Sans se spécialiser dans le domaine de l'euro, ces lettres proposent régulièrement un article sur la nouvelle monnaie. Certaines banques ont mis en place une lettre spécialisée sur l'euro (la Caisse d'Epargne édite "L'Euro, parlons-en" chaque trimestre).

La plupart des banques visitées ont basé une partie importante de leur communication sur Internet en développant soit une rubrique spéciale Euro (Crédit Mutuel, le Crédit du Nord, le Crédit Agricole, la Banque Populaire, le Cial, la Sogenal, le Crédit Lyonnais), soit un site à part entière lié au site principal (la BNP avec www.bnp-itineraire-euro.com, www.bnppro.com/eurobjectif/  et www.bnpservice.com/euro2001/ et la SNVB avec http://193.252.82.101/euroc/index_euro.html ). Pour compléter ces informations, quelques banques mettent en place des réunions d'information et la plupart donnent un accès direct à leurs conseillers. Les entreprises sont encouragées à contacter leurs conseillers habituels. Il est alors précisé que ces interlocuteurs sont spécialement formés à l'euro. Le Crédit Lyonnais a mis en place une équipe d'experts de l'euro, la Mission Euro. La BNP a créé un forum de discussion pour un accompagnement en temps réel.

Si l'information ne suffit pas, les banques proposent des outils de conseil voire de formation. Certaines vendent des coffrets. La BNP promeut son coffret "Itinéraire Euro" (à 1 099 euros) qui contient un CD-Rom et un guide euro. Après avoir consulté le CD-Rom, vous répondez au questionnaire et vous l'enregistrez sur la disquette fournie. Vous la renvoyez à votre agence qui établit votre plan d'action personnalisé. Un second coffret est également vendu (50 euros) aux professionnels. Il contient un plan de travail et un dossier de préparation ainsi que des supports de formation et des accessoires pour transmettre votre nouveau savoir à vos collaborateurs. La Banque Populaire propose également un coffret nommé "l'Euro comme un pro" qui contient un planning, six fiches pratiques et un fascicule.

Certaines banques proposent d'autres types d'aide pour le basculement des entreprises. Le Crédit Lyonnais et la BNP ont mis en place des formations. La Formation Euro du Crédit Lyonnais aide les participants à faire leur propre diagnostic. L'Action Conseil Euro de la BNP a pour but "d'accompagner, de valider et d'approfondir" le basculement. Pour aider les chefs d'entreprise, la BNP propose également un logiciel de communication bancaire. Le Cial propose une gamme de logiciels Prodi-CIC pour optimiser la gestion des flux.

Puisque le basculement a un coût et que l'une des premières tâches des banques est d'aider les entreprises financièrement, certaines ont créé de nouveaux prêts dont les caractéristiques ont été spécialement étudiées pour faciliter le financement du basculement. La BNP propose le Passeport Euro, une "formule de prêt amortissable". La SNVB propose Euromatic qui a des "taux attractifs". Les crédits du Cial facilitent l'investissement informatique. La Caisse d'Epargne  offre la possibilité d'un financement sur mesure. Enfin, les rapports entre une banque et un chef d'entreprise se basant sur une relation de confiance, le Crédit Mutuel et la Caisse d'Epargne ont créé des chartes qu'elles s'engagent à respecter.

Puisque le basculement a un coût et que l'une des premières tâches des banques est d'aider les entreprises financièrement, certaines ont créé de nouveaux prêts dont les caractéristiques ont été spécialement étudiées pour faciliter le financement du basculement. La BNP propose le Passeport Euro, une "formule de prêt amortissable". La SNVB propose Euromatic qui a des "taux attractifs". Les crédits du Cial facilitent l'investissement informatique. La Caisse d'Epargne  offre la possibilité d'un financement sur mesure. Enfin, les rapports entre une banque et un chef d'entreprise se basant sur une relation de confiance, le Crédit Mutuel et la Caisse d'Epargne ont créé des chartes qu'elles s'engagent à respecter.

Tout est donc fait pour que les clients gardent leur confiance en leur banque.

En plus d'un engagement avec l'Etat pour la mise en place de l'euro, les banques doivent jouer des coudes pour s'imposer face à la concurrence sur le terrain glissant du basculement des entreprises à l'euro. Chacune doit faire face à toute une organisation et à des coûts nouveaux pour faciliter la mise en circulation de la nouvelle monnaie et la disparition du franc. Elles poursuivent ainsi le même objectif. Mais elles restent concurrentes et chacune propose plus ou moins de services et d'outils pour satisfaire leurs clients actuels et pour en gagner de nouveaux. Alors l'euro, inconvénients ou opportunité ?

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Sources

les Echos - l'Est Républicain - www.liberation.fr
Banque de France Association française des Banques Crédit Mutuel BNP
Itinéraire euro de la BNP Eurobjectif de la BNP Euro2001 de la BNP Crédit du Nord
Crédit Agricole Banque Populaire Crédit Lyonnais Rubrique Professionnels du Crédit Lyonnais
Cial Sogenal Caisse d'Epargne


 

http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/euro/banque.htm