Cmmerce Electronique

Le Livre Blanc Commerce Electronique et développement des PME/PMI
résumé de Jean-Paul BAQUIAST (environ 3 pages)

index commerce électronique

Groupe de travail conjoint de l'European Information Technology Industry Round Table, de la Commission Européenne DGIII Industry et de la Communauté Urbaine de Lyon (5-6 mars 1997).

Résumé des recommandations.

Commentaires en italique pour le compte de Fr@nce en ligne

Thème 1: Aspects socio-économiques.

R1.1: Pas de politique globale uniforme, mais l'encouragement à de multiples micro-initiatives prenant en compte la diversité des situations locales.

R1.2. Développer la prise de conscience par des exemples concrets mettant en valeur la valeur ajoutée pour l'entreprise plutôt que les aspects technologiques.

R1.3. L'entreprise doit trouver en elle-même (le patron) l'incitation à se convertir au commerce électronique. Des vade-mecum simples peuvent cependant être proposés: bien calibrer son projet (ni trop grand ni trop petit) - éviter le sur mesure et faire appel aux packages - intégrer dès le début la communication, le commercial et l'informatique - commencer par Intranet avant d'aller sur l'Internet plus complexe.

R1.4. Encourager l'émergence d'un nouveau métier, soit dans l'entreprise, soit au niveau d'un fournisseur externe, le Net Communication Manager, ou Administrateur de communication Internet. Celui-ci doit réunir 3 compétences: commercial, communication, NTI. Il définit la stratégie et les besoins, puis coordonne la mise en place.

Ce service devra faire partie de l'offre proposée par les plates-formes régionales, compte tenu de l'inexpérience de la plupart des petites PME/PMI.

R1.5. Encourager le regroupement des projets des PME/PMI entre eux, et avec des acteurs plus importants (grandes entreprises, chambres de commerce, etc)

C'est la logique du concept de bouquets de services en ligne et de plates-formes régionales.

R1.6. Demander aux administrations nationales d'encourager le passage des entreprises aux transactions électroniques en proposant (imposant) des téléprocédures administratives électroniques, particulièrement dans le domaine de l'achat public. Une Task force européenne spécifique est proposée.

Ce point, vu son importance, fera l'objet de développements spécifiques, sous le thème du schéma directeur des téléprocédures.

R1.7. Etudier dès le début, malgré les difficultés, l'impact sur l'emploi (destruction-création-bilans). Développer en urgence, au plan local, des formations Internet, Web et Messagerie.

Thème 2. Echanges d'expériences. Recherche de la masse critique.

Deux partenaires indissociables: les organismes professionnels et les collectivités locales.

R2.1. Les organismes professionnels (chambres de commerce, syndicats, etc) doivent développer une stratégie de soutien, en adaptant leur organisation et leurs compétences, en offrant de nouveaux services aux membres, en liant le conseil et la formation, en aidant les membres à trouver des appuis financiers.

R2.2. Ils doivent aussi prendre l'initiative pour la mise en place de consortiums avec de grandes entreprises, opérateurs, etc, pour la mise en place de centres régionaux de service, sectoriels ou intersectoriels. Ceux-ci pourront jouer le rôle " d'incubateurs " au profit des PME débutantes.

On retrouve le concept de bouquets de services en ligne et de plates-formes régionales.

R2.3. Il faut rechercher le niveau d'efficacité adéquat en matière de circonscription territoriale, ni trop grande, ni trop petite. Il est très variable selon les pays et les situations géographiques.

En France, cela pourrait être soit la Région, soit le département. Mais des communes ou syndicats de communes motivés ont montré une capacité d'intervention efficace.

R2.4. Quel que soit le niveau retenu, il faut organiser la communication croisée et les synergies entre les initiatives, notamment aux plans nationaux et européen.

C'est ce qui est proposé ici sous le thème Europe en ligne.

R2.5. Il ne peut y avoir une politique européenne commune, vu les différences de statuts et de développement des régions. D'où la nécessité de la flexibilité et des échanges et associations entre acteurs différents.

R2.5. Dans cette perspective, les opérateurs et industriels devront offrir des infrastructures, services-réseaux, services à valeur ajoutée aux PME à des prix et niveaux de qualité adaptés à la clientèle visée.

R2.6. Les administrations européennes, nationales, locales devront organiser l'accès libre (gratuit?) à toutes les informations statistiques, économiques, réglementaires nécessaires aux entreprises. La cohérence entre ces informations sera progressivement recherchée.

La question de l'accès aux données publiques à travers les bouquets de service fera l'objet de développements spécifiques, vu sa spécificité.

Thème 3. Un modèle de développement intégré.

Le commerce électronique obligera à reconcevoir les méthodes et organisations des entreprises, du fait de l'ouverture au marché mondial qu'il permet.

R3.1. La commission européenne devra encourager l'étude d'un modèle moyen/long terme de développement des télécommunications (tarifs, haut débit versus boucle locale, etc).

R3.2. Les plates-formes technologiques offriront l'accès à des outils modernes pour l'approche du marché, le service au client, l'étude des besoins, etc.

R3.3. Il conviendra d'encourager l'étude de nouvelles chaînes de valeur ajoutée tenant compte des facilités offertes par le commerce électronique.

R3.4. Les programmes européens de RD devront développer les outils de médiation et d'information facilitant l'accès aux informations.

R3.5. Les PME/PMI producteurs primaires doivent se rapprocher des entreprises de transports et de logistique pour construire de nouvelles chaînes de valeur ajoutée.

D'où à nouveau le concept de bouquets de service et de plates-formes.

Thème 4. Harmonisation des normes et réglementations.

R4.1. Adopter et normaliser de puissants dispositifs de protection cryptographiques, tant pour les transactions commerciales que pour les paiements, vu le risque de développement de la cyber-criminalité.

R4.2. Participer activement aux travaux du G7 concernant les normes d'interopérabilité et de sécurité dans l'espace du commerce électronique mondial.

Une présence européenne active dans ces instances est indispensable vu la prédominance américaine.

R4.3. Généraliser l'interbancarité et l'interopérabilité des moyens de paiement, notamment dans la perspective de l'euro.

R4.4. Rechercher aussi la normalisation des données industrielles et commerciales, dans les relations interentreprises ou clients-entreprises.

R4.5. Rechercher l'homogénéité du service et de la qualité de service offerts par les fournisseurs d'accès Internet.

R4.6. Normaliser au niveau européen le cadre réglementaire: protection du consommateur et du fournisseur, réglementation de l'achat et de la vente, etc.

R4.7. Harmoniser au niveau européen les termes contractuels, les conditions de recours contentieux, les modalités d'arbitrage, etc.

R4.8. Normaliser au niveau européen, et faire reconnaître mutuellement la signature électronique.

Ainsi que la fonction de tiers de confiance.