L'administration communicante.
Rapport sur l'Echange de Données dans l'Administration (EDI)

Rémi MARCHAND - Novembre 1996

Fiches techniques

Guides d'Application de messages EDI

La normalisation des messages EDIFACT fait souvent l'objet d'appréciations mitigées dont il est intéressant de comprendre les raisons, d'autant plus qu'elles n'émanent pas nécessairement d'experts ayant un intérêt commercial ou industriel à inciter leurs partenaires à refuser l'utilisation de messages EDIFACT normalisés dans un système de commerce (relations) électroniques.

L'ambition ultime, et parfois émouvante, des développeurs de messages EDIFACT est de concevoir des messages ayant le champ d'application le plus vaste : le monde entier.

Dans un certain nombre de circonstances, ce résultat peut être obtenu. C'est notamment le cas dans les activités de commerce mondial, dont la recherche de simplifications a été à l'origine même des travaux sur la norme mondiale EDIFACT.

Aucune administration douanière d'un quelconque pays n'envisagerait de faire un choix qui ne soit celui d'EDIFACT.

Lorsqu'un message est normalisé au niveau mondial, il reçoit le statut de d'UNSM, acronyme signifiant : United Nations Standard Message c'est à dire Message Normalisé des Nations Unies.

Deux cas de figure peuvent se présenter :

C'est dans les activités commerciales qu'il est le plus facile d'illustrer le type de variations qui sont nécessaires dans le deuxième cas.

Prenons l'exemple d'une commande (le message ORDERS).

On dispose d'une norme de message EDIFACT Commande ayant le statut de UNSM.

L'accord qui a pu être obtenu sur ce message l'a été à l'issue d'un long processus qui a permis de confronter les configurations de commandes du plus grand nombre de pays et de secteurs d'activités. Le résultat obtenu à la fin du processus de normalisation s'apparente à un plus petit commun multiple de ce que chaque utilisateur était en droit de trouver dans un tel message pour qu'il satisfasse ses propres besoins, condition sine qua non de son acceptation d'utiliser le message EDIFACT/UNSM.

Les normalisateurs s'accordent assez facilement sur un certain nombre de données devant impérativement figurer dans un message tel qu'une facture. Ces données se voient alors conférer la caractéristique de donnée obligatoire. Les autres données, insérées pour satisfaire des besoins particuliers, ne sont pas obligatoires, au moins pas obligatoires pour tous les utilisateurs.

En définitive, les messages UNSM résultent d'un consensus qui est extrêmement précieux en ce sens qu'il permet de disposer d'un modèle, d'un patron de message, à partir duquel il est possible de définir exactement la réalisation particulière de ce message-type dont on a besoin, en ayant la certitude que le résultat obtenu sera robuste et que rien d'utile n'aura été oublié.

C'est l'action d'adaptation d'un message UNSM à un usage précis pour un système de commerce électronique opérationnel qui conduit à définir un guide d'application de message, notion qu'il est impératif de ne pas confondre avec celle de message, malgré le fait que le guide soit déduit du message.

Aux Etats-Unis, on distingue ainsi un message UNSM (transaction set) et une convention d'application ( "Implementation convention" synonyme de Guide d'application, terme que l'on préférera à celui de guide d'implementation).

Signalons au passage qu'un autre avantage de la normalisation EDIFACT est que les messages ainsi développés peuvent être introduits sous forme de paramètres dans un traducteur ou gestionnaire de transactions qui peut être acheté "sur étagères" auprès d'éditeurs de logiciels. La programmation de tels logiciels est très rapide, et le développement d'interfaces avec les applications qu'un programme de commerce électronique vise à rendre communicantes est grandement facilité par l'existence de modules de génération de "transformées" ou "mappers", qui sont de véritables ateliers de génie logiciel.

C'est au niveau des enveloppes et des premiers éléments de données des messages que la normalisation a permis de passer :

Mais revenons à la nuance d'importance qui existe entre message et guide d'application et à son illustration dans le cas des messages commerciaux.

La facture UNSM est donc, en quelque sorte, le plus petit commun multiple de toutes les factures de tous les secteurs d'activité du monde entier. En tant que telle, elle a pu recueillir le consensus qui lui a permis d'accéder au stade d'UNSM. Malheureusement cette facture est inutilisable en l'état pour deux raisons :

Au contraire, un guide d'application peut être et même doit être extrêmement précis.

Le passage d'un message UNSM à un guide d'application s'opère par un double mouvement :

Le passage d'un message UNSM à un guide d'application peut s'opérer en deux temps. C'est ce qui s'est produit dans le cas de l'organisation européenne EAN, qui gère le système de codes à barres du même nom.

Partant des messages commerciaux UNSM (commande, facture, avis d'expédition, information sur un partenaire, rapport de ventes etc..), EAN en a produit une version simplifiée et adaptée au secteurs de la distribution. Le jeu de messages ainsi produits est connu sous le nom de messages EANCOM. Il a été traduit dans toutes les langues européennes, et notamment en français avec le concours de l'organisation correspondante de GENCOD en France.

Toutefois, les messages EANCOM, dans leur version française restent insuffisamment précis pour constituer des guides d'application au sens où nous l'entendons.

En effet, si l'on examine l'adresse postale, on trouvera :

l'absence de distinction d'un champ numéro de rue séparé, et

la donnée 3229 identification de la division territoriale : Comté

la donnée 3251 Code postal : donnée alpha numérique au plus égale à 9 caractères.

N'importe quelle informaticien ayant défini des structures de fichiers échangés avec des partenaires, et au sein de celles-ci des adresses, a eu le souci de mieux définir ses données, pour mieux les créer, les contrôler, bref pour assurer la qualité de l'information sans laquelle l'informatique perd une partie de sa rigueur.

Des mécomptes importants ont résulté de guides d'application mal faits; la norme EDIFACT a été, pour ce motif, l'objet de critiques injustifiées.

On ne saurait trop recommander la rigueur dans la définition des guides d'application.

Ceux-ci ne doivent pas seulement comporter des données définies avec précision.

Ils doivent aussi donner toutes les précisions nécessaires aux développeurs d'applications communicantes.

Quelles indications autres que la plus grande précision pour chaque donnée doit-on trouver ?

Brièvement, on recommande :

Hélas, il n'a pas été possible, en France de convenir d'un formalisme unique pour décrire les guides d'application de messages. C'est regrettable. On recommandera qu'au moins tous les guides d'application de messages utilisés par les administrations françaises et leurs partenaires soient alignés sur un formalisme strictement unique, ce qui favorisera une compréhension mutuelle. Tous les guides d'application - publics et privés, sectoriels ou intersectoriels - sont identiques aux Etats-Unis, et les utilisateurs s'en réjouissent d'autant plus que cela permet de générer ces guides à l'aide d'automates logiciels de documentation et de présentation qui simplifient considérablement la tâche des concepteurs en amont, celle des informaticiens programment les applications en aval.

Une dernière remarque reste à faire.

La forme des guides d'application de messages qui vient d'être décrite, pour être rigoureuse, n'en reste pas moins littéraire.

Des travaux ont été entrepris pour définir une notation formelle des contraintes décrites dans les guides d'application de messages.

Certes, il ne s'agit encore que de voies de recherche. Mais elles sont suffisamment explorées pour démontrer qu'il est possible de développer un langage formel d'écriture des contraintes de complétude et de cohérence interne des messages.

Comprenant :

des opérateurs de comparaison : =, non =, <, >, > ou =, etc ..

des opérateurs arithmétiques : +, -, *, /,

des opérateurs logiques : & (et), (ou),

des opérateurs conditionnels :

des références de dates

des opérateurs d'itération

des appels de fonctions,

une telle notation formelle présenterait l'avantage considérable :

Il serait bien étonnant que le marché n'offre pas assez rapidement de telles fonctionnalités, qui rendraient les logiciels EDIFACT encore plus attractifs qu'ils ne le sont déjà.

Il serait par ailleurs souhaitable que des laboratoires informatiques portent un intérêt aux travaux de recherche en génie logiciel appliqué aux systèmes de commerce électronique. EDIFRANCE pourrait prendre des initiatives en ce domaine.

Pour plus de détails, on se référera aux travaux du NIST, US Department of Commerce, en n'oubliant pas que des ingénieurs européens ont pris une part significative dans les travaux ci-dessus.

1. A formalized notation for EDI constraints Alex TH. de Jong

2. A standard language for implementation convention, Thèse de A de Jong, sous la conduite de Dr Jean-Philippe Favreau, Chef de programme au NIST.

3. IMPDEF, Implementation definition, message pour véhiculer un guide d'application de message.

Résumé de la fiche :

Les guides d'application sont déduits des messages normalisés, mais ils sont plus simples et plus précis.

Des notes syntaxiques et sémantiques doivent déterminer les conditions de complétude et de cohérence interne de chaque occurrence (réalisation concrète) de message.

Fiches techniques

Procédures de certification

des opérateurs de réseaux ou de services à valeur ajoutée EDI

Préambule

Le développement des téléprocédures entre les citoyens et les entreprises d'une part, les administrations d'autre part, peut tirer parti de l'existence de systèmes de commerce électronique (RSVA) auxquels des entreprises de toutes tailles sont actuellement reliées.

Le fait d'utiliser ces systèmes existants comporte de nombreux avantages :

Cependant, les opérateurs de RSVA restent en France majoritairement sectoriels, et leurs offres de services ne sont pas toujours caractérisées par leur ouverture. Au contraire, plusieurs d'entre eux cherchent à préserver des clientèles captives par des artifices ou en ne mettant pas dans le domaine public les spécifications de leurs produits afin de conserver le monopole d'une offre.

Cette situation comporte d'ailleurs des inconvénients majeurs pour des utilisateurs se trouvant aux franges de plusieurs secteurs d'activité, qui doivent, parfois se doter de plusieurs stations de télécommerce alors qu'une seule pourrait suffir si l'interopérabilité des RSVA était garantie.

Dans ces conditions, les administrations ne peuvent envisager de tirer parti des bases installées d'entreprises communicantes que sous les conditions suivantes :

Bien qu'il ne soit pas dans le rôle de l'administration de susciter l'émergence d'un opérateur privé de télédéclarations administratives, et encore moins de créer - sous quelque forme que ce soit - une nouvelle administration à laquelle serait sous-traitée la gestion des procédures de télédéclarations, chacune d'entre elles ayant un intérêt évident à installer ses propres passerelles de communication administratives, il pourrait néanmoins être envisagé, afin de préserver la plus grande liberté de choix des entreprises, de créer un point d'entrée indépendant de tout opérateur, auquel pourraient se connecter les entreprises ne trouvant pas d'autre moyen d'accéder aux plates-formes des administrations.

Outre les avantages précités, un processus de certification des opérateurs de RSVA, les rendant aptes à drainer les télédéclarations vers les administrations, aurait l'avantage d'introduire une plus grande interopérabilité entre les différents opérateurs, une plus grande concurrence dans l'offre de services, bref un meilleur service aux entreprises et aux administrations.

Le programme de certification d'un RSVA pourrait reposer sur les principes suivants :

1. Visite des sites

Revue des listes de spécifications et autres données nécessaires pour établir les connexions expérimentales. Vérification de l'état de préparation des équipes chargées des tests.

2. Tests de connectivité

Un site type de l'administration sera mis en relation avec le(s) site(s) du postulant. Il servira à vérifier la capacité à télécommuniquer et à mesurer les performances.

2.1. Tests de connexion simple

2.2. Tests dynamiques en mode émulation comportant une vérification des fonctionnalités obligatoires et de la batterie de celles qui sont proposées en option.

2.3. tests en mode réel, pour vérifier que le postulant ne perturbe pas le fonctionnement des sites de l'administration et l'infrastructure globale.

3. Tests d'aptitude à la traduction

Ces tests n'ont lieu d'être exécutés que si le postulant propose des services de traduction. Dans ce cas, les tests d'aptitude à émettre et recevoir des messages conformes aux guides d'application officiels seront passés.

4. Tests en conditions de production

Tests de capacité à émettre, router, stocker les fichiers reçus de l'administration, à faire rapport des incidents en temps voulu, à détecter les pertes de messages, à relancer les opérations, à stocker les informations pendant le temps requis pour assurer un fonctionnement continu et fiable.

5. Mise à niveau des services de l'administration pour que la mise en opérations devienne effective.

Services EDI exigés des RSVA postulant à la certification

Concernant les clients des RSVA

Concernant le RSVA lui même

Opérations EDI

Fiches techniques

Proposition de création d'un site de certification de partenaire EDI

Qu'il s'agisse de qualifier un fournisseur de l'administration pour l'inclure dans un système de commerce électronique, un organisme d'assurance pour traiter électroniquement des échanges de messages de facturation hospitalière ou des demandes de prise en charge, une entreprise pour qu'elle effectue des télédéclarations sociales ou fiscales, ou enfin un éditeur de logiciel incorporant un module de télédéclaration dans les applications de gestion de la paye ou de la facturation, dans tous les cas, il est préférable de vérifier avant toute chose que le candidat partenaire satisfait toutes les exigences qui permettent de l'admettre dans le système sans risques qu'il ne le perturbe.

Chaque procédure de qualification sera faite en regard d'un ou de plusieurs guides d'application de message au sens où on l'entend dans la fiche traitant de ce sujet.. Chaque partenaire qualifié pour un échange particulier sera autorisé à pratiquer couramment cet échange et sera dûment enregistré comme tel. Une base de données d'enregistrement des partenaires sera maintenue; elle sera alimentée par un message d'enregistrement - le message PARTIN c.à.d. information sur un partenaire - envoyé à la base. Cette dernière sera consultée par une administration avant qu'elle n'accepte que la mise en opérations d'un échange électronique pour un message et un partenaire ne soit effective. Le centre de certification alimentera cet enregistrement des mentions attestant de la bonne fin des tests de qualification.

Un partenaire enregistré pour un guide d'application déterminé sera autorisé à échanger électroniquement avec toute administration susceptible de recevoir le message correspondant.

Un partenaire désirant échanger un nouveau message devra accomplir de nouveau la procédure de qualification pour ce message.

Dans le cas où un partenaire utilise un logiciel acheté à une société de services ayant elle même fait subir à ce logiciel la procédure de test, la procédure de qualification sera simplifiée : le partenaire n'aura qu'à déclarer quel logiciel qualifié il utilise et pour quel message.

Dans le cas où un partenaire utilise un logiciel fourni par l'administration, il n'y a lieu qu'à procéder à une simple notification, l'administration étant censée avoir qualifié son logiciel avant de le mettre dans le domaine public.

Lors d'une procédure de qualification, tous les éléments d'information susceptibles d'être trouvés dans un message donné seront objet de test, qu'ils soient obligatoires ou optionnels. Il est en effet important d'une part que l'administration s'assure de la capacité de ses partenaires qui auront peut être à lui envoyer une certaine information, non prévue au départ, mais dont l'envoi est autorisé et d'autre part que les tests de qualification puissent être uniques et non à la mesure de chaque partenaire.

Mettre en place un site de certification est indispensable dès lors que le nombre de partenaire peut être important. En vertu du caractère générique de la norme EDIFACT, un site de test est capable de réaliser des tests pour tout guide d'application de message EDIFACT, pourvu que le modèle de ce guide ait été préalablement fourni au site de test.

Méthodologie du plan de tests

Note : Un postulant doit être connecté à un RSVA agréé ou être lui même agréé comme ayant satisfait les mêmes tests qu'un RSVA si le postulant veut établir des connexions directes avec l'administration. (voir la fiche technique sur ce sujet).

Le site de certification enverra à chaque postulant des messages sous la forme de fichiers afin que ledit postulant puisse effectuer ses tests d'aptitude.

Une copie des messages de tests sera disponible soit sur la passerelle de l'administration, soit sur le serveur du RSVA, soit sur un noeud d'accès au réseau de l'administration.

Au cas où une cause externe perturberait le déroulement d'un test, celui-ci serait repris ultérieurement ou recommencé selon la nature de la perturbation.

Evaluation

Un postulant sera certifié lorsqu'il aura été capable d'envoyer :

Si l'une des deux conditions n'est pas satisfaite, le test sera considéré comme défectueux.

Les motifs d'échec seront notifiés, afin que le postulant puisse effectuer les corrections qui s'imposent. Une nouvelle session de test sera proposée au postulant.

Si une procédure de tests est conclue de façon satisfaisante, le postulant sera notifié comme ayant satisfait aux tests auprès de la base de donnée des partenaires certifiés.

Note : Etant donné que les systèmes de commerce électronique, et dans le cas de déclarations administratives, les systèmes de télédéclarations supposent que non seulement les partenaires de l'administration lui envoient des messages mais aussi que l'administration envoie des messages en réponse à ceux qu'elle a reçus, les procédures de certification s'appliqueront à l'administration ouvrant un service de commerce électronique ou de télédéclaration.

Le site de certification sera doté des logiciels lui permettant d'accomplir les tests énumérés ci-dessus. Ces logiciels seront soit développés par l'administration, un par sous-traitant qu'elle aura qualifié par voie d'appel à propositions à partir d'un cahier des charges, soit achetés clés en mains. Le site de certification sera commun à l'ensemble des administrations.

Fiches techniques

Fonctionnalités d'une plate-forme EDI

Capacités élémentaires

Contrôles d'accès

Communications ( ou interfaces avec des dispositifs de)

Installation et maintenance

Routines d'installation automatiques

Mise à jour des normes et de leurs versions

Traces (des messages et de leur traitement par les applications, interface données messages/données applications)

Logs

Archivages (ou logs de long terme)

Purges automatiques

Restauration des données et relance du système EDI

Interfaces avec les applications

Interfaces par fichiers intermédiaires

Interface avec des SGBD

Impression de messages

Traitement des formulaires

Retournement de document électronique (production d'un message à partir d'un réarrangement de données d'un autre message)

Formulaires électroniques (génération de )

Expansion de données (invocation à partir d'un code de la donnée en clair)

Transformées (voir rubrique spéciale)

Personnalisation

Conversion de données et corrections

Conversions de caractères 'ASCII, EBCDIC..)

Conversion de codes

Corrections automatiques de messages erronés ( à manipuler avec précautions)

Corrections manuelles, afin de recycler des messages dont les erreurs sont évidentes et sans conséquences

Suivi des séquences de messages

Rapports de contrôle et d'audit

Rapports d'erreurs

Rapprochement des messages de CONTROL et du message auquel ils correspondent

Rapports sur les messages émis, reçus, par critères

Analyses de trafics (volumes, fréquences ..)

Personnalisation des rapports (suivi fin d'un nouveau partenaire)

Niveaux de rapports (synthèse, détails ..)

Support

Aides en ligne (écrans)

Documentation utilisateur

Documentation technique

Tutoriels en ligne

Services du vendeur (formations)

Support aux utilisateurs

Formations

Divers

Prix (achat, matériel, logiciel, maintenance redevance annuelle, nouvelles versions, nouvelles normes )

Code source déposé

Performances

Applications livrées avec le produit

Applications interfacées avec le produit

Transformées ("mapping")

Un logiciel doit impérativement être doté de moyens efficaces pour permettre de développer rapidement les transformations de structures applicatives existantes en messages EDIFACT et vice versa.

Fiches techniques

Les segments d'en tête de la norme EDIFACT

ou

pourquoi EDIFACT est LA norme de référence

C'est grâce à l'existence d'une syntaxe unique, et à son utilisation par un grand nombre de secteurs d'activités, que les systèmes de commerce électronique peuvent devenir de réels systèmes ouverts, installés en utilisant des logiciels, des plates-formes de communications nombreux, de fonctionnalités variées.

Le développement de messages est une affaire qui peut être confiée à des utilisateurs qui savent définir leurs lots d'information à échanger, décrire chaque donnée minutieusement, assembler le tout conformément aux règles de l'art EDIFACT.

Il ne reste plus alors qu'à paramètrer les solutions et à développer les interfaces applicatifs, avec de véritables ateliers de génie logiciel, ceux que dont la norme EDIFACT a suscité, par son existence même, le développement.

Voici ce que contiennent les segments d'en tête des messages EDIFACT

Un interchange contient un ou plusieurs messages.

UNB Interchange : en-tête de l'interchange (informations contenues)

Un interchange contient un ou plusieurs messages.

Chaque message est précédé d'un segment d'en tête UNH

UNH Message : informations contenues dans l'en tête de message

Enfin, un message possède un segment BGM, Begin Message (Commencement du message), qui permet de distinguer des variantes d'utilisation d'un même message, et sa fonction :

On trouve, par exemple, dans le segment BGM de la facture EANCOM, faite à partir de l'UNSM EDIFACT INVOIC :

BGM

Nom du document : (il s'agit au principal d'une facture que "nom du document" précise)

Choix entre :

Fonction du message :

Choix entre

C'est à partir de cette normalisation, qui s'applique à tous les messages EDIFACT sans exception, qu'il a été possible de développer des systèmes de commerce électronique de façon industrielle.

Il va de soi qu'il existe une liberté d'organisation des en têtes d'interchange et de messages.

Cette liberté peut comporter des inconvénients, notamment si les mêmes rubriques sont employées différemment d'un message à l'autre pour un même partenaire.

Il est donc hautement recommandable que l'administration décide d'usages communs des segments dits de service des messages EDIFACT afin de simplifier la tâche de ses partenaires.

L'identification universelle de ces partenaires est le sujet le plus important.

De même l'identification des administrations doit être conçue de façon que le développement des télédéclarations, et plus généralement du commerce électronique avec l'administration, soit aussi simple que possible.

Enfin, au coeur des messages, un certain nombre de segments devront être utilisés sous des formes uniques quelque soit l'administration et le message, ce principe pouvant souffrir des exceptions justifiées.

Un segment tels que l'adresse est candidat à une normalisation universelle sur le territoire national, à partir de la norme postale.

Cette fiche technique explique pourquoi une norme EDIFACT(avec sa syntaxe) s'est imposée.

Il est très clair que la norme EDIFACT pourrait reposer sur une syntaxe plus "scientifique" (cela comporterait des inconvénients, notamment pour les non informaticiens qui jouent un rôle prépondérant dans le développement des messages).

Cependant, c'est telle qu'elle est qu'elle s'est imposée, qu'elle a conduit à des développements de solutions :

C'est ainsi qu'EDIFACT est devenue, comme on dit, incontournable.

Liste des documents réunis ou utilisés pour l'étude

Etats-Unis

Etat de Singapour

Royaume-Uni

Suède

Documents remis par les administrations rencontrées

Conseil Général des Ponts et Chaussées : Rapport concernant les EDI de Monsieur Pierre Chemillier