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Extraits de messages reçus du 23/12/99 au 02/01/00
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Extraits de messages reçus du 23/12/99 au 02/01/00 sur notre Forum: Les Cahiers de doléances http://www.doleances.org  ou à l'adresse d'Admiroutes . Admiroutes est désormais abonnée à la liste erika@radiophare.net


De Paul Morvan paul80@infonie.fr
le 2/1/00

Halte aux bénévoles

J'habite Concarneau, et le week-end de Noël, je l'ai passé à poser des barrages flottants, en compagnie des services de la D.D.E., des pompiers et des services techniques de la commune de Nevez( 29). Ces barrages sont totalement inefficaces, le Plan Polmar est vide, seul les hommes de terrain ont réussi à construire quelque chose. l'Etat participe à ces actions seulement dans le but de calmer l'opinion . "ne vous inquiétez pas on travaille".

Les agents de l'Etat qui participent à ces actions sont payés et l'Etat se fera rembourser par le Fipol et autres organisations...les bénévoles se saliront, attraperont des maladies, personne ne connaît la composition exact du pétrole d'Erika.

Les plages sont sales! et alors? ça c'est l'esthétique mais le désastre écologique est bien plus profond. On veut du sable blanc, tant pis si la vie aquatique est morte. Les bénévoles vont nettoyer chacun m2 de sable afin de bronzer cet été. Je reconnais votre bonne foi votre courage, mais arrêtez de vous faire manipuler!

La mer j'y habite, j'y travaille, sauf réquisition je fais grève du nettoyage. Cordialement. Paul


de Bernard BIGONNET-CHANVERT, bbigonnet@iname.com  http://perso.club-internet.fr/bigonnet/erika.html
le 2/1/00

Bloquer les navires à quai

Le carco Tango D, bâtiment battant pavillon maltais, était toujours à quai hier matin à Dunkerque, alors qu'il devait appareiller mercredi pour livrer 13000 t de sucre au port syrien de Tartous. Motif de cette immobilisation forcée : la présence à bord de deux militants écologistes qui dénoncent l'état général du bateau.(Source La croix du 31/12/99

[...] Il n'y a, entre autres actions, que le blocage par exemple des opérations portuaires de navires poubelles chez nous : les renseignements sur ces bateaux et leurs escales dans nos ports doivent pouvoir être connus et des actions médiatiques menées pour obliger l'intervention de l'Etat.


De Olivier Zablocki Olivier.Zablocki@keris.org
Le 2/1/00

Projet de réseau local étendu inter-vigies

Réponse à J.P.Baquiast qui m'écrit:
<Cette idée d'une infrastructure inter-vigies propre est excellente, et va dans le sens de renforcer l'organisation <citoyenne que vous êtes en train de monter. Mais qui paie ou qui paiera? Est-ce indiscret de le demander? Baquiast

Ce n'est pas indiscret mais c'est un sujet brûlant, surtout si l'on songe que l'on est en plein dépôt des candidatures à l'ART pour la boucle locale radio.

C'est autre chose que la BLR bien sûr mais les propositions que je souhaite mettre en avant heurtent culturellement, économiquement, politiquement la pensée unique qui fait loi en matière de déploiement des réseaux à hauts débits.

1er Niveau

Très grossièrement : aujourd'hui je suis à Saint-Martin de Ré (à peine 2500 habitants) et l'infrastructure dont je dispose est dérisoire. Dans la furie de ces derniers jours et pour poursuivre ce travail à l'avenir dans des conditions jouables et sans trop d'investissements supplémentaires, la solution est de créer autour du RadioPhare un réseau local étendu me permettant d'être en position de coopérer avec toutes les bonnes volontés informatisées qui se sont révélées dans l'action.

Il y a en effet un tout bête problème de potentiel bureautique, de capacité de production, à régler.

Aujourd'hui. Une liaison radioélectrique point à multipoint fonctionnant dans la bande de fréquence des 2,4GhZ (en full duplex à 2Mbs) avec une antenne moins insolente qu'une antenne de télévision sur mon toit me permettrait de créer ce réseau. Chacun de mes équipiers dans les environs du port n'auraient qu'à pointer sur moi à partir d'un petit modem et d'une petite antenne (point à point). Nous aurions notre réseau d'information mutelle, local étendu, "d'appui aux gardes côtes", etc, en place en 48 heures.

Coûts : environ trente mille francs pour ma station mère. Moins de 600F par modem pour chaque participant au réseau local

Eh... oui. Moins de 600F. A l'unité, Valentin Lacambre avec lequel je parle souvent de ce sujet vient d'en faire venir pour moins de 900F toutes taxes comprises. C'est moins cher qu'un modem classique. Il y a moins de composants puisqu'il n'y a pas la partie analogique. C'est tout numérique.

Voilà pour le réseau local citoyen. C'est ce que j'imagine possible de développer autour de chaque "vigie" qui jouerait alors un rôle d'administrateur du réseau local. Cela permet de mobiliser pas mal de ressources, il y aurait un phénomène d'entrainement, chacun supporterait sa part, pas besoin de subventions (s'il y en a tant mieux, s'il n'y en a pas tant pis)

2ème Niveau

Supposons un "spot" de ce genre dans chaque commune du littoral (nous en avons positionné 192 avec Georges Antoine Strauch d'Articque, entre Saint-Georges-de-Didonne au débouché de la Gironde et l'Ile-de-Sein (pour un test grandeur nature c'est significatif).

Reste à réaliser l'interconnexion de ces réseaux locaux pour créer un vrai réseau de réseaux dédié à la protection du littoral et, par extension bien sûr, dédié à la citoyenneté tout court.

Il suffit alors d'une portée plus grande, plus grande puissance qui, jusqu'à 15 kilomètres reste dans des coûts très accessibles. Ajoutons donc 15.000 francs sur chaque station mère pour y parvenir.

Pas de cables, pas de travaux de génie civil... etc.

A ce stade, le réseau de réseau n'est pas relié à l'Internet. Qu'à cela ne tienne,notre zone test passe à Penmarc'h juste sur la Pointe Torche d'où partent depuis toujours les énormes liaisons transatlantiques que seule une mauvaise volonté flagrante de France Telecom pourrait nous empêcher d'utiliser.

Economiquement ça tient debout tout seul. Vous êtes un citoyen ou une association motivée sur le littoral. Vous vous équipez pour un même-pas surcoût de 900F en comptant large, vous avez les moyens de vous engager dans un processus d'information mutuelle opérationnel en cas de crise et opérationnel au niveau prévention, vigilance, etc...

..et en prime vous avez un accès à l'Internet à Haut Débit pour une redevance forfaitaire mensuelle qui vous met depuis votre périphérie maritime oubliée au même niveau de performance que si vous étiez installé à la Défense.

Les termes de l'échange sont équilibrés : un petit effort citoyen = un gros avantage au quotidien.

Ca ne charge financièrement pas la barque de la collectivité par contre politiquement c'est "explosif".

Politiquement et, pour le moment règlementairement : le 2,4 GhZ n'est pas libre.

Comme l'a fort bien souligné Bernard Dugas avec lequel j'ai mené campagne pour faire amender l'article 21 de la Loi de Finances 2000 (mais c'est une autre histoire ;-) il n'y a qu'en France et en Espagne que cet interdit subsiste alors qu'une directive européenne pousse dans le sens de la libération de cette ressource.

Le gag c'est que la technologie utilisée dans cette bande, connue sous la référence IEEE 802.11 est française, développée par l'armée pour le système RITA, vendue aux US qui l'ont rendu publique dans le monde entier (!)

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Pourquoi est-il astucieux de pousser maintenant dans ce sens et de monter une expérimentation grandeur nature. Simplement parce qu'il est inéluctable que la 2,4GhZ et 802.11 soient autorisés à très court terme. Déjà les AirPort d'Apple (liaisons sans fil avec un ordinateur) utilisent cette technologie mais surtout c'est sur cette même technologie que reposent les puces BlueTooth dont on a beaucoup parlé ces derniers temps et qui permettent à ton frigidaire de dialoguer via le réseau avec le centre Leclerc le plus proche. La coalition industrielle qui se trouve derrière BlueTooth (même des français comme Alcatel) est telle que ça m'étonnerait bien que le libération n'aille pas plus vite que prévu.

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Bref, ça tient la route. Nous avons les moyens dans le contexte actuel d'imposer au moins une expérimentation littorale qui serait riche d'enseignement sur bien d'autres terrains.

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Précision : je n'ai aucun intérêt commercial ou dépendance avec les industriels (il y a même des français) ou les importateurs de ces technologies, juste une passion sans borne pour la philosophie des réseaux qu'elles permettent de servir.

Voilà, il n'y a vraiment qu'à le vouloir.   Ca peut passer par une bonne compréhension de l'enjeu par des fonctionnaires "avisés" qui sauront accompagner la levée des barrières.

* Voici le projet

La mise en oeuvre d'un réseau d'information mutuelle sur les côtes maritimes est affaire de contenu. Certes. Nous y travaillons tous ensemble ces jours-ci. Mais pour être échangé, ce contenu doit être transporté dans des conditions fiables, autonomes, cohérentes. C'est aussi une affaire de tuyaux.

La société civile a donc un problème d'infrastructures de télécommunications auquel les offres de marché, purement commerciales, ne répondent en aucun point ou si peu.

La permanence du RadioPhare et les vigies littorales doivent impérativement être reliées par une infrastructure de télécommunications qui leur soit propre, dans des conditions économiques raisonnables et qui soit en mesure de résister, par exemple et au hasard, à une tempête qui met tous les réseaux centralisés à terre.

Je vous rappelle que depuis la tempête, il n'y a plus d'information possible en provenance de la cellule d'information du plan Polmar à la préfecture de Charente-Maritime. Un point a sauté par manque de personnel, résultat silence radio.

Nous présenterons le 31 janvier 2000 à La Rochelle le descriptif et le programme de déploiement de cette infrastructure littorale. La rédaction du cahier des charges est en cours dans l'Atelier RadioPhare.


De Olivier Zablocki Olivier.Zablocki@keris.org
Le 1/1/00

Le projet de réseau de vigies

192 commune littorales figurent sur -> http://erika.articque.com:1999/

A chaque commune doit correspondre pour nous une "vigie". La mise en place de cette application visait d'abord à nous permettre d'avoir en chaque site une personne ressource capable de transmettre ses observations sur les évolutions des nappes à la côte.

Nous devons bien sûr élargir, mieux comprendre, le rôle potentiel de cette vigie

Il apparait de plus en plus nécessaire que la vigie soit l'animatrice d'un RadioPhare local. Qu'elle soit un carrefour d'information permettant de relayer et de produire actions et réflexions.

La vigie dit ce qu'elle voit :

aussi bien physiquement sur la mer et les côtes que socialement et politiquement dans la manière dont se déroulent les actions de protection et de prévention.

La vigie fait l'inventaire des besoins qu'elle constate.

La vigie fait l'inventaire des ressources dont elle a connaissance.

En s'attachant dans l'échange avec les autres vigies dans le domaine www.radiophare.net a cibler les ressources stratégiques qu'il convient de mobiliser. Mobiliser se traduisant pour nous bien sûr par "informer".

Dans ces trois direction la vigie doit être la plaque tournante du dispositif d'information mutuelle local. Elle doit être l'élément moteur d'une mise en réseau effective des ressources locales, le point de convergence d'un réseau local étendu.


De Henri Guéguen hgueguen@club-internet.fr
le 1/1/00

Les catastrophes évitées de justesse sur le rail d'Ouessant

Ce qui me heurte le plus :

Quand ça arrive, ces événements graves dont "on" se sort in extremis - on en a localement connaissance en général par un entrefilet sans suite dans la presse locale, et c'est ce qui me permet d'en faire état dans mon bouquin - eh bien l'Etat-protecteur ne trouve pas judicieux d'en faire réellement état pour nous dire, à nous habitants du littoral :

"c'est grave, il faut changer la donne."

Car enfin, mes études de statistiques de premier degré sont bien loin mais tout esprit de bon sens peut se dire qu'après 14 accidents évités, la probabilité d'occurrence de l'accident grave s'accroît dangereusement.

Le "il y aura une prochaine fois" est politiquement suicidaire, je le sais.

Raison de plus pour que la société civile, qui a d'autres intérêts que ceux des dirigeants, exige la vérité, ...puisque justement le contexte vise à l'étouffer* !

Ne pas affoler la population... Belle devise républicaine !

* Le PréMar actuel avait trouvé une voie honorable, vu sa fonction :

aller urbi et orbi depuis des mois déclarant que la France ne disposait pas des moyens nécessaires pour faire face à une pollution de grande ampleur. Après qu'il se sera expliqué sur son attitude durant la nuit du 11 au 12 décembre, on sera peut-être en mesure de rendre hommage à ce militaire aux propos (relativement) libres.

Mais ça ne disculpera nullement la République ! Ni pour aujourd'hui, ni pour demain...


De Henri Guéguen  : hgueguen@club-internet.fr
Le 1/1/99

Le citoyen et l'administration. La cellule civile d'information.

Je tiens à votre disposition , ma proposition établie le 12 décembre, visant à mettre en place une task-force, la Cellule Civile d'information, qui eût travaillé *sous sa propre responsabilité*, en application des cahiers des charges convenus avec ses co-contractants, afin de faire circuler l'information relative à la pollution, et mobiliser les volontaires..

Je l'ai téléphonée à partir de 16 heures à Matignon, Secrétariat à la Mer (le secrétaire était absent de France, ce qui enlevait toute pertinence à ma démarche, sic...), puis au PréMarBrest, au Préfet 29 (16:55, à l'entrée de la première réunion de la cellule de crise, je pense), au Cedre, évidemment, au Préfet de Défense Ouest (j'en oublie peut-être), puis mailée vers les 13/14 décembre, dans son état final

Devant le silence (il y a toujours plus urgent que l'information ! ) j'ai décidé de faire équipe avec mon ami Olivier Zablocki, avec lequel nous travaillons depuis 5 ans en chercheurs-créateurs indépendants à la fois à l'émergence de la société civile, et à -enfin !- un usage raisonné de l'internet-tous-terrains. Et nous avons donc entrepris avec les moyens du bord (autrement dit en nous endettant ; et vous trouverez ma déclaration de revenus au CDI de Châteaulin - 29) l'une des 15 propositions que je tenais en réserve : l'audition publique en temps de crise, couplée à un travail d'internautes. Il y a bien sûr encore beaucoup à faire sur ce point.

Et sur les 14 autres donc ! N'en parlons pas... Je citerai seulement aujourd'hui la communication en direction des pôvres volontaires, que l'on reçoit la plupart du temps comme à l'agence d'intérim : "laissez vos coordonnées, on vous répondra..." Bravo la république !

Je vous signale que, lors de notre rencontre du 29 au Guilvinec, nous avons accueilli enfin un participant de l'administration française, ès-qualité, Mr l'Administrateur Maritime du quartier, présent qui plus est toute la journée.

Bien sûr, ma demande de contribution financière de la préfecture 29 au titre de l'annexe de l'instruction du 17 décembre 97, dite Plan Polmar, est restée non seulement sans réponse mais même sans qu'aucun contact digne de ce nom se soit établi après 8 appels téléphoniques + fax.

Rien ne m'étonne dans la relation qu'en citoyen - qu'on dira actif et responsable, mettons - j'ai noué avec l'administration de mon pays à cette occasion.

PS - Sur l'aptitude des réseaux - je parle de l'attitude/réseau - à créer l'activité de demain, ici (peut-être, mais on peut raisonnablement en douter) et ailleurs, je tiens aussi qqs notes à votre disposition.

J'ai par ailleurs organisé un chantier de travail dans l'internet au printemps dernier sur l'ouvrage de Manuel Castells : La société en réseaux.: hgueguen@club-internet.fr


De Jean Pierre GESTIN" jean-pierre.gestin@wanadoo.fr
Le 31/12/99

Nous sommes tous coupables

1/ tout d'abord une anecdote: j'étais chef de mission à Kerguelen en 1979; le pavillon "Kerguelen" existait déjà; je peux vous dire qu'il n'existait sur place ni dossier de bateaux "Kerguelen" ni même de boite aux lettres. Je pense qu'il en est de même aujourd'hui et que le pavillon Kerguelen est totalement une (...) gérée par l'Etat français à Paris. A la même époque le Marion-Dufresne avait à son bord des malgaches qui, sur des portières très dangereuses, assuraient le débarquement du matériel à Nouvelle Amsterdam ou Crozet: ils n'étaient pas marins en titre mais "dockers embarqués" ce qui permettait à l'Etat de les payer, sans charges sociales, au 1/10 du SMIG!

2/ nous nous faisons rouler dans le fuel: Desmarest promet 40 millions de francs pour indemniser les communes littorales atteintes mais il faut relativiser : il a payé 300 millions à Jaffré pour qu'il quitte Elf !

3/ par le jeu démocratique l'amiral est à nos ordres: nous a-t-il obéit quand, recevant le 11/12 à 14h08 le message de détresse de l'Erika , puis à 14h34 l'annonce d'une forte gîte, il accepte de croire à 14h55, soit 21 minutes plus tard, qu'il n'y a plus de problème. Les paramètres A/ message de détresse B/ cargaison dangereuse C/ forte tempête devaient l'engager obligatoirement à intervenir et à faire prendre le bateau" sous contrôle" par des militaires héliportés qui auraient mis le bateau à l'abri 16h22 avant le naufrage (6h30 le 12/12). Il a donc (...): nous devons réclamer sa démission au sens littéral du mot et ne plus accepter ses apparitions quotidiennes à la télé pour nous dire qu'il ne comprend rien: on le sait!.

4/ l'action des bénévoles sur les plages est un os qu'on leur donne à mordre pour qu'ils n'aillent pas mordre ailleurs.

5/ les pêcheurs ont manifesté violemment il y a quelques années contre les quotas, mais cette pollution ne se traduira-t-elle pas en quelque sorte par un quota supplémentaire, par un manque à pêcher; j'espère donc qu'ils ne se contenteront pas d'être ponctuellement indemnisés car c'est leur lieu de travail qui sera hypothéqué à plus long terme.

6/ il ne faut accepter en Manche, pour les cargaisons dangereuses , que les bateaux classifiés dans la CEE, ou commandés par un officier de la CEE, ou ayant à son bord un "pilote" de la CEE.

7/ nous avons en ce moment une réaction épidermique, mais il n'y a plus personne dans la routine pour participer aux enquêtes publiques quelles qu'elles soient. Ce faisant nous laissons les élus et surtout les fonctionnaires qui les "chaperonnent" faire ce qu'ils veulent et en particulier ne pas appliquer strictement la loi. Exemples: les régularisations d'élevages industriels en dépassement d'effectif; les entorses à l'application de la loi littoral; la taxe générale sur les activités polluantes ( lessives, pesticides etc..) versée pour diminuer les charges sociales des entreprises passant aux 35 heures!

Ma conclusion est que tout français qui n'est pas membre d'une association locale, nationale ou internationale de lutte contre la pollution, ou pour la protection de la nature, ou pour la protection du consommateur etc... est un mauvais citoyen, est un irresponsable vis à vis de ses enfants, est un coupable.

pardonnez cette longueur,

cordialement ,

jp gestin


From: Tom Lakosh  lakosh@gci.net
Le 30/12/99

oil spill response techniques

Please accept my condolences for your tragedy. The only method for removing subsurface oil deposits or preventing oil from seeping into beaches that I observed during the Exxon Valdez oil spill was the use of hydrostatic purging or hydrostatic pressure, (respectively). Oil does not settle upon nor seep into beach substrates if the tide is rising due to the hydrostatic pressure of the water in the flooding tide. Oil can be prevented from contaminating the beach as the tide ebbs by constantly deluging the beach with large quantities of water to prevent settling of the oil. Water must saturate the entire substrate to prevent the oil from settling on, or being drawn into, the beach materials. Oil containment and recovery operations must be concurrently applied to prevent further migration of the oil.

If the oil has already settled into the beach substrates, the most effective method of removal of the subsurface oil is to inject water, (preferably warm water), to hydrostatically purge the oil from the subsurface sediments. An inexpensive system for injecting water can be adapted from old technology that has been used to thaw out frozen placer mining deposits. This process uses small diameter pipes, (2-5 cm), that are tipped with a drill point, (called sand points), and driven into the substrate to a level below the oil deposit. These pipes may be quickly driven into the substrate by using a gas powered hammer that is typically used for driving fence posts for chain link fences. A weighed pipe sleeve may also be used to manually drive the pipes into the beach. If sand points are not available and driving the pipes is too difficult, the pipe end may be flattened to provide easier penetration, but holes must be drilled into the pipe to allow sufficient water flow. These pipes are then connected to a water header system and the oil in the substrate is driven to the surface by the hydrostatic pressure from the water pumped into the pipes.

The only alternative to this process is to mechanically remove the oil after it has polluted the beach. Even then, it is very difficult to detect and remove all of the subsurface oil. Cold water will work fine for deluging a beach and will eventually work for purging subsurface oil if the cold water is pumped into the beach for several days. Warm water works better, but hot water will sterilize the substrate. A fertilizing solution, (fish meal or chemical fertilizer), may be injected into the substrate at the end of the purging process to stimulate biological recovery and biological degradation of the remaining oil.

If you have any questions please feel free to send an e-mail to lakosh @gci.net or phone me at (907) 563-7380. I am sorry but I do not speak, write or read French. I understand that translation may be accomplished by copying text to the following web site: > >> >http://babelfish.altavista.digital.com/cgi-bin/translate?lp=en_fr&u>rltext=http%3a%2f%2fwww%2epwsrcac%2eorg%2fCRTD%2fdifferent%2ehtml

Sincerely, Tom Lakosh

Prince William Sound Fisherman and activist


De Henri Guéguen  : hgueguen@club-internet.fr
Le 1/1/99

Commission d'enquête à l'Assemblée Nationale

J'avais rebondi en incitant Yves Le Quellec à poser quelques questions par mail, pour qu'elles soient posées lors de l'Audition publique du Guilvinec, le lendemain, à Guy Guermeur, qui fut le président de la Commission d'enquête de l'Assemblée Nationale après le naufrage et la marée noire de l'Amoco Cadiz en 1978, et qui venait de m'annoncer sa participation à la Cellule civile d'information.

Les questions d'Yves Le Quellec étaient :

- Quelles avaient été les conclusions de cette commission ? En quoi ont-elles - ou n'ont-elles pas - été suivies d'effets

- Subsidiairement, les difficultés éventuellement rencontrées à l'époque par les membres de cette commission (difficultés d'accès à certaines infos par exemple).

Voici comment Guy Guermeur a réagi à sa demande :

Guy Guermeur : La question qui est posée, c'est, en quelque sorte : à quoi ça sert, une Commission d'enquête ? est-ce que c'est utile, est-ce qu'elle peut travailler ? est-ce qu'elle n'est pas manipulée ? est-ce qu'elle ne doit pas avoir le petit doigt sur la couture du pantalon ? [...] Ce que je peux dire, c'est que [...] nous étions 21 commissaires, de gauche et de droite, et nous avons travaillé avec la plus grande liberté. Nous avons auditionné une cinquantaine de personnes, depuis des amiraux jusqu'au capitaine du remorqueur Pacific, le capitaine Bardari commandant l'Amoco Cadiz, nous avons interrogé les gens du Conquet-Radio, nous avons interrogé Marc Becam qui était le représentant du gouvernement pour l'organisation complète, nous avons interrogé le ministre de la Défense, etc. etc. Et nous les avons interrogés, comme on le voit dans les films américains, c'est-à-dire une table où les commissaires sont sur 3 côtés et, en face, une petite chaise avec une petite table, où le témoin est appelé à s'exprimer...

Ce n'était pas une audition publique, ce qui évitait parfois de dire des choses à l'extérieur qui pouvaient être regrettées après. Nous avons dit ce que nous pensions devoir dire, et après tout les députés sont là pour ça, puisqu'ils représentent l'opinion publique, qu'ils représentent le peuple.

Et nous avons pu poser toutes les questions que nous voulions, nous avons pu recouper les réponses qui nous étaient données, vérifier si elles étaient valables. Et je prendrai comme exemple simplement qu'un responsable important de l'administration a déclaré : "Je ne peux pas vous donner les relevés des notes téléphoniques de la nuit précédant le naufrage de l'Amoco Cadiz, parce que tout a été fait par téléphone et aucune note n'a été prise". Il était tout à fait clair que ceci était inexact, puisqu'il y avait un impératif de prendre note, d'un enregistrement systématique de toutes ces  conversations, nous le savons. Donc, il y a eu des choses qui nous ont un peu transformés, plus qu'en parlementaires de constat, en enquêteurs véritables. Et le résultat de tout ça a été une profonde réflexion entre nous. Nous sommes allés à l'étranger : nous sommes allés en Angleterre, nous sommes allés dans différents pays, je suis allé aux Etats-Unis voir la Coast Guard. Et à partir de là, nous avons fait 75 propositions, qui ont été suivies pour un grand nombre d'entre elles.

Je veux simplement dire, en conclusion, que je souhaite vivement qu'il y ait une commission d'enquête qui se réunisse maintenant, parce que je suis persuadé que c'est un excellent moyen de faire avancer les choses, et de gagner encore en efficacité dans la défense contre les risques."

Mr G. Guermeur dont l'adresse postale est :
Kerfioret
29710 Plogastel Saint Germain



Contribution de René-Pierre Chever, Comité des pêches du Guilvinec
Le 29/12

Audition Publique audition@concar.net

Je voudrais tout d'abord excuser le comité des pêches de l'ile d'Yeu, fidèle parmi les fidèles, dont le président et le secrétaire n'ont pas pu venir sur le continent en raison des problèmes météo. J'excuse aussi les représentants de Robin des Bois qui ont connu le même problème.

Quand surviennent des catastrophes naturelles, ou des accidents imputables à l'homme, comme celui du naufrage de l'Erika, quelques pôles  possèdent une part de l'information.

Le premier réservoir d'informations se situe autour des pouvoirs publics, Préfet Maritime et Prefets départementaux. on a vu leurs évolution et circonvolutions tout au long des presque trois semaines que nous vivons depuis les premisces de l'accident (le samedi 12/12/99)

Un autre môle est constitué par la compagnie Total, symbolisée par la lointaine suffisance de son PDG de l'année, Thierry Desmarets. La discretion est de mise pour le moment. Notons simplement que les actins Total ont perdu quelques points, seuls signes intelligibles pour les dirigeantsqde cette compagnie.

Un autre groupe concerne les élus des collectivités territoriales, concentrés sur leur devoir de sauvegarde des vies et des biens de leurs concitoyens, on peut mettre dans ce secteur les responsables de structures professionnelles qui parent au plus pressé. Ce groupe détient quelques informations qu'il crée d'ailleurs lui-même la plupart du temps, et il est avide d'informations utiles car ses responsables, élus du peuple ou élus professionnels doivent gérer l'émotion humaine et garantir localement l'efficacité de la protection civile.

Il reste un dernier pôle, le plus important, celui des communautés de pêcheurs et des citoyens des rivages pouvant être touchés par une pollution comme celle de l'Erika

Depuis le début, c'est à dire le 13/12/99, les responsables du comité des pêches ont lancé un appel aux compétences et aux financements locaux, nationaux et internationaux pour faire condamner la compagnie Total et faire en sorte que les professionnels de la pêche soit indemnisés. Ce devoir que nous nous sommes imposés a reçu un début d'exécution quand la première cellule civile d'information s'est réunie à l'île de Ré mercredi dernier. Aujourd'hui elle travaille pour la seconde fois au Guilvinec. Nous considérons que nous ne faisons que remplir une partie de nos engagements pris le 18/12/99 devant les professionnels de la cellule de crise du comité des pêches du Guilvinec.

Nous avons croisé dans notre quête des compétences et de l'information Mr Henri Guéguen qui proposait une méthode de travail novatrice en ce domaine. Après avoir vécu la réunion de l'île de Ré avec Corentin Cadiou, maire de Penmarc'h, nous nous sommes dits au comité des pêches, que cette méthode qui bouscule un peu les habitudes, était utile et même recommandée compte tenus des circonstance actuelles. Aussi je vous demande votre attention mais aussi votre compréhension

Cette réunion est également importante, car nous devons réfléchir ensemble à la gestion de notre communication et de notre image. Nous devons à la fois reconnaître qu'il y a une problème sérieux avec ces deux épaves plantées devant chez nous et circonscrire le problème à sa dimension exacte: des menaces pèsent sur le stock de langoustines du Golfe de Gascogne mais seulement quelques milles carrés, et quelques % du chiffre d'affaire débarqué dans notre quartier sont concernés pour le moment et l'essentiel de notre pêche se fait à des centaines de kilomètres de la zone du naufrage. Nous devons contribuer à résoudre le problème global du transport du pétrole et des matières dangereuses sans remettre en cause l'économie locale. Eternel problème que seul un débat serein et constructif peut éclaircir.

C'est l'enjeu de cette journée Merci

René-Pierre Chever


De Olivier Zablocki Olivier.Zablocki@keris.org
Le 28/12

L'URL de Radiophare

C'est vrai Xavier, on devrait transmettre l'URL de RadioPhare et l'URL des dizaines de sites mobilisés avec lesquels nous coopérons depuis des jours et des nuits.

Il ne s'agit donc plus de "créer" mais de donner à tous ceux dont le RadioPhare peut désormais se faire l'interprète les moyens de durer, de développer les chantiers en cours.

Petit exercice conceptuel, Monsieur le sénateur (cc), ce n'est pas un site créé ou à créer que vous avez devant vous, ce sont mille sites qui se sont, de manière très déterminée, engagés dans un processus de coopération qui ne se dénouera pas de sitôt. Si vous avez la possibilité de peser sur les affaires de la République, faites en sorte (au-delà des circonstances) que ce soit ce phénomène qui soit reconnu et soutenu.

 Des mesures simples, pratiques sont attendues : parlons-en ! l'atelier radiophare@radiophare.net que vous rejoindrez en envoyant un message vide à l'adresse radiophare-subscribe@radiophare.net est le meilleur lieu possible pour les exposer.

PS : A propos ! j'ai oublié de déclarer le site www.radiophare.net au CSA ;-) Puisque vous êtes tous les maitres d'oeuvre de ce site, vous en avez tous une part, je vous engage à vous informer sur le principe de ces déclarations sur le site http://www.article11.net , à faire une déclaration individuelle à notre "cher ami" Hervé Bourges en espérant qu'il comprendra une fois dans sa vie ce qu'est l'Internet :))))))

Petite brèves dans Le Journal du net du 29/12 :

"Un sénateur finistérien, Alain Gérard (RPR), a proposé lundi la création d'un site internet afin de mobiliser internationalement professionnels et citoyens pour trouver des solutions après le naufrage du pétrolier maltais Erika."

http://www.senat.fr/senateurs/gerard_alain/index.html
a.gerard@senat.fr


De Yves LE QUELLEC <quel@marais-poitevin.org>
le 28/12

Commission d'enquête

Vous pourrez interroger à distance Mr Guermeur, qui était au temps de l'Amoco, le président de la commission de l'Assemblée Nationale, car il vient de contribuer en vue de l'audition publique de demain.

>La Commission d'enquête annoncée n'est pas en place, et le travail parlementaire se fait assez lentement.Mais ça donne du temps pour fourbir les arguments !

>De mon côté, recevant le bulletin hebdomadaire de l'Assemblée,je peux "surveiller" la mise en place de cette commission, sa composition, et répercuter sur la liste les informations que j'obtiendrai.


De Michel BRIAND <michel.briand@enst-bretagne.fr
le 28/12

Contrôle des trafics sur le Rail d'Ouessant

A côte de la citoyenneté et des nouvelles technologies il y a aussi la citoyenneté et l'ingérence en général qu'il s'agisse de marée noire ou d'intervention humanitaire. Et ce n''est pas hasard si l'on se recroise sur ce sujet.

Au dela de la tristesse énorme des pppulations, l'enjeu est tout a fait de changer le droit et d'ici la de prendre des mesures conservatoires. Ci-desous des extraits d'un message que j'ai adressé hier aux collégues maryse Arditi (porte parole nationale en charge de préparer des propositions) et Jean Paul Declercq (responsable transport de la commission mer et capitaine de navire)

Avec l'avancée du principe de précaution et du droit d'ingérence on peut avancer cette fois-ci et faire reculer la complaisance et les abus qui produisent ces catastrophes. Dans les prochains jours on va appeler a des manifestations locales en Bretagne pour dire la colère et appuyer ce changement nécessaire.

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Il est urgent de redonner sa place à l'homme et à l'environnement dans les décisions économiques. Face aux marées noires à répétition, les Bretons ont su imposer le rail d'Ouessant, exigeons aujourd'hui que le gouver-nement adopte et applique une réglementation efficace pour le transport maritime international.

- Est-ce plus difficile de contrôler les cargaisons transportées que d'imposer l'embargo à l'Irak ?

- Est-ce plus difficile de vérifier l'état des navires que d'instaurer les visites techniques obligatoires pour les automobiles ?

- Est-ce plus difficile d'exiger la qualification des équipages que de demander aux automobilistes un permis de conduire ?

Lorsque 70% du commerce maritime de l'Europe du Nord passe la Manche, au large de nos côtes, toute mesure de contrôle effective aura des conséquences immédiates sur l'ensemble du transport maritime.

Pour que la responsabilité l'emporte sur la course au profit, Les Verts réclament deux mesures fortes et symboliques : une zone de sécurité (de 100 milles) et un corps de garde-côtes (Européen).

La distance exacte de la zone, les modalités d'organisation des garde-côtes sont discutables, mais l'essentiel est là :

- nous voulons que l'état riverain assure la sécurité des transports maritimes au large de ses côtes;

- nous voulons la transparence des cargaisons, le suivi des navires et une qualification des équipages ;

- nous voulons une police des mers qui immobilise les navires fautifs (assez d'amendes déri-soires, faire-valoir d'un droit maritime de complaisance).

Les Etats-Unis ont déjà édicté leur propre réglementation (double-coques, corps de garde-côtes), si l'Europe veut exister elle se doit d'assurer la pleine responsabilité de son transport maritime, de ses exportations et de ses importations et de ses déchets.

2) sur l'ingerence

Lorsqu'un avion s'écrase suite a un incident les autres appareils sont controlés, rappelés.

Aprés l'accident combien de pétroliers ont ete rappelés, controlés ?

Est ce qu'il ne serait pas possible de mener quelques actions de controle parmi les 400 bateaux qui passent chaque jour devant Brest, ou dans les ports ?

Nous avons besoin de savoir que cela ne se reproduira plus aussi facilement.

Contre les dictateurs on a inventé l'ingérence juridique, contre les génocides l'ingérence des nations unies progresse (encore que en Tchétéchénie, on recule ces jours-ci) , contre les risques sanitaires le principe de précaution prend le pas sur les regles de l'Europe ou de l'OMC.

Pourquoi ne pas pratiquer un droit d'ingérence contre les risques des transports dangereux sur mer ?

Nul besoin d'attendre !

Le droit se crée par la volonté des peuples et la montée de la conscience de la responsabilité collective.

L'avenir de nos côtes vaut bien une petite avancée de ce gouvernement.


De Olivier Zablocki Olivier.Zablocki@keris.org
Le 26/12

Les temps changent

Il faut renforcer le dispositif de surveillance côtière, mais ceci en précisant qu'il ne faut pas

restreindre ceci à la Normandie et à la Bretagne. L'Erika si je ne me
trompe est bien passé à La Palice, puis devant Nantes. Ce sont les
militants et la société civile en général de toutes les régions côtières
qui doit désormais s'investir elle-même de cette vigilance.

Pour ma part je considère que les populations côtières ont les moyens
aujourd'hui de bâtir par elles-mêmes et pour elles-mêmes un véritable
service public d'information mutuelle leur permettant d'exercer cette
surveillance.

Définissons-le. Construisons-le. La mise en place d'un dispositif de
communication tout le long du littoral ne dépend que de nous. Il a été
décrit ici et il constitue déjà un chantier très actif du RadioPhare.
Exigeons de la collectivité nationale et des grandes entreprises
exploitantes qu'elle participe au financement de ce dispositif. Il est si
peu couteux au regard de ce que les gens vont perdre dans cette nouvelle
bataille de l'Atlantique qu'il serait indécent de ne pas libérer les moyens
nécessaires.

Quoiqu'il arrive, si on ne nous donne pas ces moyens, je souligne au
passage que nous serons capable de construire ce "rezo" littoral par
nous-mêmes ; d'ailleurs ici même et depuis maintenant une semaine nous
avons commencé et plus rien ne nous arrêtera.

        Eh oui ! les temps changent !

Il y a trois jours - audition publique sur l'Ile-de-Ré -, demain
manifestation à La Rochelle, la semaine prochaine une autre audition
publique au Guilvinec et cent autres le long du littoral dans les semaines
à venir. La formule a fait ses preuves.

Des spécialistes du traitement et du transport de l'information sont en
route vers l'Ile-de-Ré pour apporter au RadioPhare un soutien technique
massif dans la mise en place et l'administration de ce nouveau réseau,
partie prenante d'un certain réseau de réseaux que nous pratiquons tous en
ce moment.

        Je le répète  plus rien ne nous arrêtera.

En moins d'une année (tiens c'est l'an 2000 !) nous serons en mesure de
manière autonome sans demander la permission à personne d'auto-équiper tout
le littoral d'un réseau citoyen de partage de l'information civile. Je le
répète, le chantier est déjà en route et nous ne conseillons à personne de
venir nous mettre des batons dans les roues ;-)

La proposition de Jean-Paul Baquiast de "Cost-Guards" vient à point nommé.
Elle complète tout naturellement le dispositif de traitement et de transport de l'information
qui se construit ici. Symbolisons et matérialisons donc ce projet en armant
dès ce mois de janvier le premier navire-relais capable d'appuyer en mer le
libre effort d'information active des populations côtières pour prévenir,
lutter et réparer les dégats provoqués par ces marées de bêtise et
d'ignorance qui ne sont pas toutes noires. (il y en a un tout près d'ici à
La Rochelle parfait pour remplir ce rôle pilote)

Nous verrons bien alors si les pouvoirs publics sont capables de saisir la
balle au bond et de compléter sur cette base la flotte telle que tu viens
de la décrire.

        Mais, surtout, ne déléguons plus à personne le soin
        de faire ce que nous savons et pouvons faire nous même.

        Amitiés à tous !                Olivier

De Le petit Rochelais niortais@aol.com
Le 26/12 Armateurs sans scrupules Il est inadmissible qu'une compagnie pétrolière Française se serve de pavillon de complaisance pour faire transporter leur carburant. Pour nos vehicules il faut boycoter les stations services Total

De Olivier Zablocki Olivier.Zablocki@keris.org
Le 26/12
Travailler avec Radiophare.net Comme répété régulièrement (http://www.radiophare.net/archive_erika.html) je vous propose la création d'un nouvel Atelier d'Action et de Recherche Civile du RadioPhare qui va nous permettre de bosser encore plus efficacement. La semaine prochaine va être rude, les mois à venir seront rudes, les années à venir seront rudes, il est désormais exclu de lâcher le morceau. Alors répartissons nous intelligement les tâches pour pouvoir tenir le coup et ne plus céder à la fausse fatalité. L'Atelier RadioWeb comme son nom l'indique est orienté sur la construction du site radiophare.net afin de le rendre chaque jour un peu plus exploitable par tous ses correspondants. Par nous tous. Y'a t'il des webmestres bien rôdés dans la salle ? des graphistes ? et, au-delà, tous ces talents qui font un site bien portant ;-) L'organisation, l'entretien, le développement du site sont essentiels, faciles à distance. Aujourd'hui, nos armes sont celles de l'information mutuelle. La ligne de front est ici Les taches pratiques à remplir sont nombreuses donc n'hésitez pas à vous inscrire à cet atelier qui fonctionne suivant le même principe que la liste erika@radiophare.net Pour écrire à tous les participants de l'atelier : radioweb@radiophare.net Pour s'inscrire, envoyer un message vide à l'adresse : radioweb-subscribe@radiophare.net Pour recevoir le mode d'emploi technique message vide à : radioweb-help@radiophare.net Pour consulter les archives : http://www.radiophare.net/archive_radioweb.net Observation importante : les ateliers sont modérés pour faciliter le travail. Plusieurs modérateurs travaillent en parallèle pour enregistrer les inscriptions et réguler le flux des messages. Si vous avez le temps et le gout de le faire, n'hésitez pas à vous faire connaitre. A cette heure RadioPhare est modéré par défaut par votre seul serviteur (olivier.zablocki@keris.org) aussi ne me laissez pas tout seul sinon je risque un peu de péter les plombs (faut que je dorme de temps en temps) L'Atelier RadioWeb sera affiché sur la page http://www.radiophare.net/erika/ateliers.html dès qu'un premier modérateur ce sera signalé. La liste erika@radiophare reste, quant à elle, le carrefour général de l'information mutuelle sur cette lourde actualité.
Inévitablement pour beaucoup d'entre vous c'est la première fois que vous utilisez une liste de diffusion. Prenez le temps de jeter un oeil à quelques informations et conseils publiés par FrancoListes l'annuaire des listes de diffusion francophone : d'abord un p'tit dessin vaut mieux qu'un long discours : -> http://www.cru.fr/listes/apropos/kesako.html ensuite parcourez le menu de gauche de l'annuaire FrancoListes -> http://www.cru.fr/listes Amitiés à tous. Olivier
Forums des Cahiers: Les Forums Doléances: Forums spécialisés: Actualité: Le pétrolier Erika Par Jean, le vendredi 24 décembre 1999 - 22h02 A quoi servent les Affaires Maritimes?
A quoi sert l'Administration des Affaires Maritimes si prompte à verbaliser
le citoyen lamda qui n'a pas mis son gilet de sauvetage ou qui n'a pas
ses fusées de détresse à jour ! Il me semble qu'il est plus judicieux de s'assurer qu'un rafiot peut continuer
à voguer sans sombrer à la première tempête... Mais les multinationales par leur pouvoir, il n'y a qu'à voir la contribution timorée de TF1 sur cette question épineuse pour en prendre conscience,ont substitué, subrepticement, la ploutocratie à la démocratie. Quant à notre vaillant Gayssot, si prompt d'ordinaire à pourchasser l'automobiliste pressé, il est opportunément frappé d'une extinction de voix. Il vaut mieux être impitoyable avec les faibles, mais conciliant avec les puissants, c'est moins risqué !

De Henri Gueguen hgueguen@club-internet.fr
Le 26/11
Chronique des pollutions
Avec Erika, nous sommes dans le cas d'une petite marée noire ; elles sont dites grosses à partir de 100 000 Tonnes. A quand celle-ci ? ou bien, toujours plus fort, le déversement aussi redoutable qu'invisible (pesticides, radioactifs, méthane, et j'en passe) qui statistiquement doit se produire si les passoires totales sont toujours en circulation... Y aurait-il un breton, ou une bretonne, de souche ou de coeur ou d'adoption (les trois sont aussi valides) pour faire la chronique des dangers flottants - ou plus flottants du tout - de ces dernières semaines du côté Ouest ? Le nitrate d'ammonium dilué que l'on pompe puis rejette en mer, le même à l'état solide qui menace depuis des semaines la ville de Brest (en 47, je crois, une explosion de ce produit avait soufflé 5000 maisons à Brest, et une plaque de métal avait aterri à Landerneau ! voir une carte, au besoin). [J'en parle sans mes notes ; à vérifier pour le détail de l'info.] Et puis le bateau à contresens dans le rail d'Ouessant, avec de l'explosif à bord... C'était il y a qqs semaines. Le Batisky pourri à Tréguier, et celui qui arrive pour prendre sa place... Sans oublier les 80% des pollutions côtières qui ne viennent pas de la mer. (je ne sais pas si vous gérez bien vos affaires dans votre domaine, celui de la politique, madame la Ministre, mais je vous félicite d'avoir rappelé ce pourcentage ahurissant dans cette circonstance-ci et dans le procès qui vous est fait. C'est peut-être courageux.)

De Olivier Zablocki Olivier.Zablocki@keris.org Le 26/12 Le Téléphone sonne (pour qui?) Bonjour, Nous avons été particulièrement déçu, la veille de l'audition publique du 22 décembre, par le traitement minimum du débat Marée Noire au "Téléphone Sonne" sur France Inter du 21 décembre 1999. Ce soir là, c'était "la voix de la France" telle que la concevait Georges Pompidou il y a bien longtemps. Il serait plaisant de réécouter cet enregistrement à la lumière de ce qui se passe aujourd'hui et de mesurer la place anecdotique qui fut réservée à Corentin Cariou le maire de Penmarc'h qui devait faire ensuite dans la nuit quelques centaines de kilomètres jusqu'à l'Ile de Ré pour participer à l'audition publique. France Inter a encore une chance de se rattraper aujourd'hui et de comprendre que les temps changent : nous ne sommes pas des petits enfants. Merci à celui d'entre vous qui prendra le temps d'écouter l'émission, et d'en faire un compte rendu sur la liste en réponse à ce message. J'ouvrirais dans un moment un atelier media@radiophare.net pour travailler dès maintenant sur une meilleure intelligence, complémentarité entre : mass_media d'un côté et information_mutuelle de l'autre.

De : "GOUMARD Jean-Pierre", INTERNET:goumard@club-internet.fr Date : 26/12/99, 09:41 [erika] audition publique du 22/12 J'avais fait un petit compte-rendu de la réunion du 22 décembre à Ré pour un copain. Henry GUEGUEN me demande de le diffuser sur le réseau en attendant le CR"officiel".
Ne me dites pas qu'il est très incomplet, je le sais mais j'espère qu'il peut donner une idée de ce qui s'est passé à Ré ce jour là. Voici mon sentiment sur la réunion d'audition publique organisée par Henri GUEGUEN et Olivier ZABLOKI hier à La Couarde sur Mer dans l'île de Ré. L'idée de cellule civique d'information qui permet à tous ceux qui veulent s'exprimer sur un sujet d'actualité comme celui de la marée noire me paraît fort intéressante dans la mesure où les élus et les services de l'Etat ont pris l'habitude de travailler entre eux sans écouter la réflexion, les arguments, les connaissances, les compétence de la société civile. Je te donne mes réflexions comme elles viennent. Nous avons donc eu le matin une dizaine de contributions. Je n'ai pas relevé les noms de tous mais ce qui est sûr mais c'était aussi évident, ce sont les contributions des bretons qui ont été les plus intéressantes : ils ont malheureusement l'expérience donc une certaine connaissance. Monsieur ARZEL est un homme que l'on écouterait des heures par sa fougue, son intelligence, ses connaissances... Pendant cette réunion publique les 10 maires des 10 communes de l'île étaient en réunion pour débattre du plan de prévention des risques de l'île(qui ne prend pas en compte le risque de marée noire ! Nous avons pourtant un port pétrolier à La Pallice) Seul un maire est venu en début de matinée mais il n'a rien entendu car il est parti trop tôt et un premier adjoint est resté avec nous. Quel dommage que les élus et les services de l'Etat n'aient pas pu entendre les Bretons qui ont tellement de choses à nous apprendre sur le sujet. J'ai retenu : - attention aux bénévoles . ARZEL :" nous avons eu la marée noire et aussi une marée humaine qu'il a fallu canaliser...le travail des bénévoles, c'est un cadeau financier à la société pétrolière, car sans facture, le juge américain n'a rien pu rembourser...le travail des bénévoles, c'est du travail d'amateurs et il peut être néfaste au milieu...l'emploi de produits chimiques, d'engins qui enlèvent tout leur a été reproché." L'idée lancée par un auditeur : s'il y a bénévole, il doit y avoir facture pour faire payer le pétrolier donc le bénévole peut s'engager comme pompier volontaire occasionnel, il y aura vacation donc facture. -Total étant responsable, c'est Total qui doit s'occuper du nettoyage donc qui commande des société privées qui seront certainement nombreuses à se proposer. En Alaska, c'est ce qui s'est passé Exon a pris en charge le nettoyage. -inutile d'engager une procédure judiciaire contre Total, le FIPOL est là pour cela, il envoie ses experts et paye les travaux. La procédure risque de retarder l'intervention du FIPOL. -il faut que l'armée soit responsable du nettoyage et non les habitants( JY SIMON) -l'indemnisation des conchyliculteurs sera plus facile que celle des marins pêcheurs. Qui peut estimer la perte de ces derniers ? - les conséquences sur le milieu donc sur la ressourcesont inestimables. _ l'aide des grandes villes de l'intérieur est indispensable s'il y a bataille juridique. -un constat : la Bretagne a connu 8 naufrages de pétroliers en 32 ans et si certaines mesures ont été prises, nous sommes loin d'avoir l'assurance que le nombre n'augmentera pas dans les prochaines années. Il faut interdire les navires poubelles, les pavillons de complaisance, situer tous les passages à risque et les interdire lorsque les conditions météo sont mauvaises(idée de parking à bateau dans des eaux plus calmes. Une taxe à la tonne transportée dans les eaux littorales devrait exister. Elle permettrait de financer des recherches, d'acheter du matériel de protection ... -la France n'a pas su tirer parti des naufrages précédents puisqu'elle se retrouve avec quelques km de boudins ..percés et sans matériel de pompage adapté aux différents états physiques du pétrole. -laisser l'information aux fonctionnaires de l'Etat

Par Garcia, le 25 décembre 1999

Financement des coûts de pompage des soutes de l'Erika

Je suis scandalisé d'entendre dire par la presse que M. Desmarets, patron de Total-Fina, dit haut et fort que si pompage des épaves de l'Erika il y a , les coûts devront être pris en charge par l'Etat, c'est-à-dire par nous. Juridiquement, il a sans doute raison. Mais pousser le mépris de l'opinion à ce point relève de l'insulte.


Par Anonyme
le 24 décembre 1999

Qualification des équipages

Je ne veux pas me substituer au magistrat qui enquête sur le comportement du capitaine et de l'équipage de l'Erika. Cependant, en tant qu'ancien de la marine marchande française reconverti à terre faute d'emploi dans l'armement national, je peux vous dire que naviguer vent debout et mer debout à l'entrée de la Manche suppose un équipage averti et en alerte. Il suffit parfois de réduire la vitesse, ou d'écouter comment travaillent les structures, pour éviter de casser. Ceux qui bourrent dans la lame pour tenir un horaire ou par incompétence finissent par le payer.


Par Anonyme
le 23 décembre 1999

Un cas d'école, cette affaire Erika.... très révélatrice.

1°) Rien sur le site du ministère de l'environnement. Pas une info. Heureusement, d'autres ont pris le relais. C'est dans ces cas-là que l'on comprend ce que veut dire le mot "citoyen".

2°) La Bal fermée (cf. messages précédents).

3°) Le clou, c'est que Mme Voynet est actuellement en vacances à la Réunion (début de polémique dans France-Soir) pour une huitaine de jours...

Je trouve ça incroyable ; évidemment, je ne demande pas à Mme Voynet d'attendre la marée, à Port-Joinville, avec sa pelle et son seau, mais d'être en mesure de dire et de faire quelque chose, à Paris, ne serait-ce que pour organiser l'accès à l'information...

J'avais la naïveté de croire qu'un ministre vert avait une autre façon de voir la politique.

Et quand je pense à tous ces ministres "réquisitionnés" le soir du 31 décembre, et qui, pour le coup, ne serviront à rien du tout....La question est : à quoi sert un ministre de l'environnement?

Désolé, c'est anonyme. Mais je ne peux pas me permettre de signer. P.


Forums des Cahiers: Les Forums Doléances: Forums spécialisés: Actualité: Le pétrolier Erika

Par Gibi, le jeudi 23 décembre 1999 - 06h37

La BAL de Mme Voynet

C'est bien triste, cette affaire Erika. Mais nos administrations nous donnent un intense moment de rigolade...

De nombreux internautes ont écrit un mail au ministère de l'environnement, à l'adresse indiquée sur le site (http://www.environnement.gouv.fr/bal/ecrivez.htm. Devant l'affluence des courriers, le ministère ... ferme sa boîte à lettres :

"Compte tenu de l'augmentation du nombre de messages arrivant quotidiennement sur la messagerie, il ne nous est plus possible d'y répondre . De trop nombreux messages restent en souffrance. Aussi, nous préférons interrompre temporairement notre service de messagerie plutôt que de maintenir une prestation de mauvaise qualité."

Voyons voir quelles propositions (on est sur les Cahiers...) il est possible de faire :

- Utilisons pointe bic, papier, enveloppe et timbre. Proposition peu réaliste : "nous avons un retard de livraison dans la livraison des coupe-papiers destinés à décacheter les lettres. N'écrivez plus SVP".

- Portons nous mêmes (en vélo, pour faire encore plus écolo) nos messages au ministère. Proposition non retenue : "nos emplois-jeunes à l'accueil ne sauraient pas bien vous recevoir. Revenez plus tard".

- Juchons nous sur les toits des immeubles voisins du ministère, et munissons nous de mégaphones. Tsss, irréaliste : "nos sonotones sont en panne, exprimez vous, mais pas ici et pas maintenant".

Je ne vois plus qu'une solution, le placet, comme au bon vieux temps. Il faut se pointer à une manifestation fréquentée par un officiel du ministère, attendre le passage de l'importante personne, se prosterner et en même temps discrètement tendre le petit bout de papier. Heureusement qu'à la cour des Rois de France il n'y avait pas de messagerie électronique. Le placet, ça entretient la souplesse.

Gibi, atteint de crise de foi en la modernisation des adm.



http://www.admiroutes.asso.fr/action/erika/messages.htm