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1 page par Jean-Paul.Baquiast jp.baquiast@meudon.netcable.tm.fr
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10-01-00

Lutter cyber contre la complaisance en matière de navigation maritime, c'est facile, pas cher, mais cela suppose, outre un peu d'imagination, de conjuguer la veille citoyenne et l'action administrative.

Prenons quelques exemples de ce qu'il faudra faire, pour aider à prévenir de nouveaux naufrages polluants dans les eaux européennes*:

- publier sur un site Internet (public ou associatif) les différents livres de bord des autorités terrestres et navires en veille ou en intervention sur le rail Finisterre-mer du Nord. Ces données sont des données publiques, puisqu'obtenues à partir de l'intervention d'agents publics ou assimilés. Le public peut exercer un droit d'accès. La numérisation des logs-books peut se faire très facilement, par scanning ou photo numérique. Le coût serait quasi nul. On trouverait là une première information concernant  les navires en infraction.

- publier de la même façon les comptes-rendus de visite des inspecteurs portuaires sur les navires en transit. Là encore, il suffirait de doter ces inspecteurs d'un appareil photo numérique, avec lequel ils saisiraient , outre leurs propres observations, les "papiers" des navires inspectés.

- définir, dans le cadre d'un forum ouvert (notamment à tous professionnels de la mer), ce que devra être un Label Navire propre qui serait décerné, non seulement aux navires, mais aux armateurs et chargeurs acceptant de recourir à de tels navires. Ce label serait publié sur Internet. Si le label était reconnu internationalement, il deviendrait une norme obligatoire. En attendant, il ne constituerait qu'une présomption à valeur indicative, utilisable par des associations de prévention.

- définir a contrario, et de la même façon, ce que pourrait être une liste noire,  "indicative" avant de devenir officielle, de navires dangereux, à exclure des eaux territoriales ou tout au moins, à surveiller particulièrement.  La liste serait également publiée sur Internet.

- définir, toujours dans le cadre d'un forum ouvert, ce que devrait être une force garde-côte, en France et dans les eaux européennes: nature et positionnement des navires et aéronefs, administrations en charge, origine des équipages, accords de coopération internationale, budgets et financements (avec appel aux fonds européens).

Bien d'autres actions seraient envisageables dans le même esprit, mais nous nous arrêterons là aujourd'hui.**

* L'esprit de telles mesures inspirait déjà notre message au Premier ministre et au ministre de l'équipement du 21/12/99, message d'ailleurs resté sans réponse. Nous en avons discuté depuis cette date avec différents spécialistes.
** Nos lecteurs, qui sont des malins, verront les applications que l'on pourrait faire de tels principes d'action dans d'autres domaines de la veille administrative et citoyenne réunies.

http://www.admiroutes.asso.fr/action/erika/complais.htm