Comme il était à craindre, les élections surviennent avant que les hommes politiques aient en général pris conscience des enjeux de l'Internet et de la nécessité pour la France d'accélérer son entrée dans la société de l'information.
Les choses commençaient à évoluer dans les esprits. A la suite du rapport du Sénateur LAFFITTE, les consultations du sénateur TREGOUET et du député MARTIN-LALANDE ont accumulé les bonnes idées et les propositions intéressantes. Nos propres réflexions, sur le site Admiroutes, ont été lues et commentées par beaucoup, comme nous l'avons su.
Mais ceci n'est pas encore organisé en stratégie politique cohérente, compréhensible non seulement par le candidat-député moyen, mais surtout par les électeurs auxquels il s'adresse. Il est donc à craindre que tous les sujets viennent dans le débat politique, sauf celui d'Internet, qu'à tort ou à raison nous estimons déterminant pour la France. Même la question de l'euro, si elle est présentée indépendamment de l'explosion du commerce électronique et de la concurrence américaine sur l'Internet, par exemple, risque de perdre une partie de sa portée.
Ceci dit, ne désespérons pas. Certains candidats, certains partis auront peut-être l'occasion d'évoquer le sujet d'Internet, en des termes que nous aimerions entendre, et non pas en apportant de nouvelles citations dignes de figurer à la chronique du béta-bloquant. Nous verrons...
Signalons que notre ami SCHERER, patron d'Adminet, offre sur le site de cette dernière une page consacrée à ceux qui voudront aller plus loin dans l'observation du débat politique. Nous la signalons bien volontiers à ceux qui souhaiteraient utiliser cet espace: