Gravitation quantique
La particule Bêtablocon et l'éneergie du vide

par Jean-Paul BAQUIAST

index BB
http://www.admiroutes.asso.fr/action/bb/vide.htm
10 septembre 1999
 2 pages

Les observations les plus récentes de l'astronomie, conjointement avec les travaux théoriques de la cosmologie quantique, vont-elles permettre d'identifier et de caractériser l'hypothétique particule Bêtablocon, qui pourrait être, selon nos travaux, à la source des phénomènes de bêtabloquage si répandus dans la nature ?


Voyons ce qu'il en est. Deux équipes internationales (Supernova Cosmology project de Berkeley, USA, et High-z Supernova Search Team de Mount Strombo, Australie) auraient, en étudiant les très rares supernovae de type Ia, fait apparaître que l'univers serait depuis environ 2 milliards d'années, engagé dans une phase d'expansion accélérée. Or il semblait auparavant qu'après une " inflation " violente mais limitée dans le temps, survenue dans les premiers milliardièmes de seconde après le big bang, l'univers serait engagé dans une phase d'expansion beaucoup plus lente, tendant vers l'équilibre, la force de l'expansion initiale étant progressivement combattue par la force de contraction due à la gravitation. Celle-ci pourrait même un jour l'emporter sur l'expansion, en fonction de la distribution de la masse dans l'univers. Une densité supérieure à la " valeur critique " entraînerait, selon le modèle du big bang, une déflation succédant à l'inflation, s'accélérant jusqu'à un " big crunch " ou retour à la singularité initiale..

Le modèle classique du big bang reposait jusqu'à ce jour sur l'hypothèse selon laquelle l'univers serait à peu près plat, la force d'expansion initiale étant quasi compensée par la masse de l'univers. L'ennui est que cette masse, telle qu'estimée aujourd'hui, paraît largement inférieure à la masse critique. Il a donc fallu supposer l'existence d'une matière sombre invisible qui compenserait la force répulsive de l'expansion.

A l'inverse, des travaux dans la branche toute récente et fort complexe de la gravité quantique ont fait soupçonner l'existence d'une énergie " invisible " dite énergie du vide, qui aurait provoqué le big bang initial et maintiendrait aujourd'hui une constante d'expansion positive. L'observation des supernovae Ia renforcerait cette hypothèse, en montrant que cette expansion, loin de se ralentir, s'accélérerait sous la pression d'une énergie du vide qui, sans être aussi colossalement expansionniste que ne l'avait calculé le physicien Yakov Zeldovitch " inventeur " du concept d'énergie du vide en 1967, serait néanmoins non négligeable.

C'est cette énergie du vide qui nous permettra peut-être d'éclairer l'hypothétique nature de la particule Bêtablocon. Le vide, selon les hypothèses récentes (ce qu'il y avait avant le big bang, par exemple), aurait une " réalité " hors du temps et de l'espace. Des particules subatomiques en émergeraient et s'y annihileraient en permanence, sauf à se matérialiser de temps à autres. Le principe d'incertitude de Heisenberg empêcherait de les observer, sauf à résoudre leur fonction d'onde. Notre univers, mais bien d'autres univers parallèles potentiels, pourraient ainsi résulter de l'activité incessante de la pression du vide.

Que dire de la particule Bêtablocon au regard de ces toutes dernières hypothèses ? Il est indéniable qu'elle présente certains caractères l'apparentant à l'énergie du vide. D'abord le bêtablocage est une espèce de vide en soi, vide intellectuel tout au moins. Par ailleurs, la particule apparaît et disparaît de façon impossible à modéliser, mais selon des occurrences qui semble manifester une certaine constance, sinon cosmologique du moins sociologique. Pour dire les choses plus simplement, le bêtabloquant est très répandu. Mais les mots ne doivent pas nous égarer. A priori, le vide cosmologique, plein d'énergie, est loin du vide d'où émergerait et retournerait s'annihiler le bêtablocon. Le vide de ce dernier est plutôt celui de la démobilisation débouchant sur l'incapacité d'agir ou d'interagir. Dans d'autres disciplines, l'on parlerait de vide intellectuel.

De plus, le bêtablocon, même si sa masse n'a pu jusqu'ici être calculée, est cependant lourd de tout ce qu'il empêche de se virtualiser dans l'univers. Il relèverait donc plutôt de la matière que de l'énergie, mais d'une forme de matière dégradée, morte, un peu analogue à l'atome de fer, vers lequel, selon les modèles cosmologiques de l'univers en expansion ouverte, c'est-à-dire infinie, toutes autres formes de matière et d'énergie iraient un jour se convertir, au sein d'un espace sans limites et d'un temps ne s'écoulant plus.

Concluons donc provisoirement que si nous pouvons classer l'hypothétique bêtablocon parmi les particules composant éventuellement la masse manquante, cette particule n'a rien à voir avec l'énergie du vide. Celle-ci générerait plutôt des univers chauds, riches en inter-relations, parmi lesquelles nous pourrions compter les échanges d'énergie caractérisant les réseaux Internet, créant de véritables anti-particules du bêtablocon, et empêchant, Dieu merci, sa virtualisation à grande échelle dans l'univers que nous connaissons.

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