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Les chroniques du bêta-bloquant
Le lièvre et la tortue
The hare and the turtle

par Anne Bedel (9 avril 97)
(traduction anglaise: Carole Guyot) 

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Vous vous souvenez de la fable: le lièvre, rapide mais parti trop tard, est battu sur la ligne d'arrivée par la tortue, plus lente mais plus régulière.

Soit un fonctionnaire lièvre et un fonctionnaire tortue.

Le  fonctionnaire-lièvre travaille sur un micro-ordinateur connecté sur le réseau local et Internet-Intranet. Il archive lui-même les messages importants sur l'intranet personnel qu'il a monté sur son disque dur. Il scanne et classe de la même façon les lettres arrivées par la poste. Bien entendu, il rédige et tape sans secrétaire toutes ses correspondances et notes, qu'il adresse par réseau à ses chefs ou à ses correspondants. Tout n'est pas virtualisé dans son bureau. Il doit donc gérer deux circuits d'informations, l'un physique et l'autre virtuel. Mais les documents physiques eux-mêmes sont inventoriés dans l'intranet personnel du fonctionnaire-lièvre

Le fonctionnaire-tortue, lui, travaille comme au bon vieux temps de Louis XIV ou Napoléon III, en mobilisant secrétaires, chefs et subordonnés pour le moindre changement de virgule.

Le lièvre est toujours devant la tortue. A chaque instant, il économise des minutes, en virtuose du mulot, pendant que la tortue s'empêtre  dans son stylo et dans ses dossiers.

Que pensez-vous qu'il arrivât? Le lièvre est enfin réhabilité?

Hélas non, c'est la tortue, une fois de plus, qui fait la loi. Tant qu'elle n'est pas arrivée, rien ne peut se passer. Le lièvre est obligé d'attendre. Dans l'administration, qui n'est encore, il faut bien le dire, qu'une troupe de tortues (les tortues les plus élevées dans la hiérarchie étant souvent les plus lentes), le lièvre, à force d'arriver trop tôt, n'arrive pas.

Comme quoi, selon la forte parole de Robert SOLOW (cf le Mulot d'honneur de Mars 1997), les ordinateurs ne figurent pas dans les statistiques de productivité.

Moralité: Rien ne sert de cliquer, il faut écrire à la main

Je propose que le gouvernement  branche l'ensemble des  fonctionnaires et organise des courses toutes hiérarchies et tous services confondus sur le thème:

"Jour après jour, améliorons la vitesse de tous les jours"

 

 

Do you know the famous tale of Jean de la Fontaine: the hare and the turtle?
The hare was quicker but he left too late. At the arrival line, he was defeated by the turtle who was slower but more regular.

Nowadays things are different.

Let's imagine too civil servants in disguise : a hare and a turtle.

The civil servant -hare works on his micro computer that is connected to a local network and internet-intranet. He keeps record of important messages on the personnal system he has set up on his hard disk.
He scans and files the electonic mail that arrive in his mailbox. Of course he can write and type without a secretary all his notes and correspondance that he that he sends by the network to his chief. and correspondants. All what he keeps in his office is not virtual.. He has to manage two information systems, the first one is virtual, the second one is physical. However, physical documents are listed in the hare-civil-servant intranet.

As to the turtle-civil-servant, he works as in the good old days of Louis the XV th and Napoleon, with many subordinates, chiefs and secretaries that he for the slightest change of comma.

The hare is always before the turtle. Every moment, he saves time as the master of "the field mouse" that he is, while the turtle is embarrassed with his pen and paper files.

What do you think is going to happen? Is the hare at last reinstated in his job?

Unfortunatly not, once more, the turtle, once more lays down the law. As long as she has not reach the arrival line, nothing can happen.

 The hare must wait. In the civil service, which is not yet a flock of turtles. The highest the turtle is in th hierarchy, the slowest it is.The hare who is early who he's always too early, will never arrive.

Like what, according to the strong word of Robert SOLOW (cf Mulot of honor of Mars), the computers do not appear in the statistics of productivity.

The moral is : Write with a pen is better to use a mouse

I suggest the government to start the civil servants on that subject and organise races for all the hierarchies and departments on the theme : "Day after day, let's improve every day's speed".

http://www.admiroutes.asso.fr/action/bb/lievre.htm
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